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Le buisson ardent et les lumières de la raison. Tome 1, Héritages et héritiers du XIXème siècle
Greisch Jean
CERF
53,00 €
Épuisé
EAN :9782204068574
Le Buisson ardent et les Lumières de la raison constitue la première analyse approfondie, en langue française, de la genèse de la philosophie de la religion. Elle se répartit en deux volumes. Sous le titre Héritages et héritiers du XIXe siècle, ce premier volume contient une Introduction générale à la discipline et à l'analyse du paradigme spéculatif et critique ; le second traitera de la scène contemporaine, dominée par les paradigmes de la raison phénoménologique, analytique et herméneutique. " Penser la religion " : telle est la tâche générale que s'assigne la philosophie de la religion, une discipline qui, entendue au sens rigoureux, n'existe que depuis deux siècles. Cet ouvrage se donne pour objectif d'analyser les circonstances qui ont conduit à l'invention de cette discipline, qui veut penser la religion dans la totalité de ses manifestations. Cela l'oblige : à élucider le sens des religions positives, au lieu de construire de toutes pièces un concept philosophique de religion ; à en analyser l'ensemble des expressions individuelles et collectives, rites, croyances, attitudes spirituelles, mais aussi les catégories mentales et discursives qu'elle suscite ; en tenant compte des données de l'histoire des religions qu'il s'agit d'intégrer dans une réflexion plus générale sur te sens de l'histoire universelle. Le terme " invention " revêt une double signification : d'une part, il s'agit d'offrir au public francophone une présentation historique des principaux représentants de la discipline, en identifiant les paradigmes de la raison qui commandent les philosophies de la religion les plus influentes depuis Kant jusqu'à l'aube du XXIe siècle ; de l'autre, cet ouvrage veut cerner l'horizon des problèmes qu'une philosophie herméneutique de la religion devra affronter aujourd'hui ainsi que les enjeux pour le débat actuellement en cours sur les héritages spirituels et religieux de l'Europe.
Acheminement vers la parole" n'est pas seulement le titre pour un recueil tardif regroupant une demi-douzaine de textes heideggériens, censés concerner sa "philosophie du langage" , mais c'est le véritable titre pour son chemin de la pensée en son intégralité, désignant la véritable "cause" de sa pensée, telle qu'elle parvient à la fin à se comprendre elle-même, et par le fait même le "sens" (directionnel) de toute son entreprise. Cela veut dire aussi que la dernière philosophie est en réalité une philosophie première, donc tout sauf une "philosophie du langage" telle qu' on la définit habituellement. Ce qui est hors de portée de toute réflexion historique, excédant ses possibilités de reprise, la phénoménologie le rend possible : remettre le penseur dans sa situation d'homme entre les choses et les mots, qui fut autrefois celle de Héraclite, et lui permettre de penser cette situation. Auteur de Herméneutique et Grammatologie (1977) et de L'Age herméneutique de la raison (1981) Jean GREISCH enseigne la philosophie à la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris. Ses travaux se situent au carrefour de la pensée herméneutique, de la phénoménologie et de l'ontologie heideggérienne.
La question du droit met le philosophe en présence d'un secteur privilégié de l'activité humaine avec ses formes d'organisation institutionnelle, ses procédures, ses modes d'argumenter : une forme de vie qui, comme toute forme de vie, comporte ses jeux de langage spécifique. Pourtant les problèmes qui surgissent à partir de cette forme de vie n'ont rien de régional ; ils concernent le destin de l'homme en ce qu'il a de plus fondamental et, d'une certaine façon, la philosophie elle-même qui se découvre elle-même investie par la métaphore juridique dès lors qu'elle entreprend de définir sa propre rationalité. Les contributions réunies dans ce volume de la collection Philosophie tentent de situer la question fondamentale du droit dans le paysage philosophique de la modernité en dégageant trois carrefours centraux : le lien du droit et de la liberté avec ses enjeux concrets et fondamentaux - la controverse ancienne et moderne autour du droit naturel - le débat récent sur l'argumentation juridique.
Exister, c'est transcender. Rapporté aux données de l'expérience philosophique, ce verbe peut s'entendre en quatre sens : transascendance, transdescendance, transpassibilité et transpossibilité. Ces six libres méditations, qui se rapportent à l'histoire plurimillénaire de la métaphysique, mais qui se laissent également instruire par l'art et la littérature, sans oublier les données de la psychopathologie, se livrent à une enquête approfondie sur l'espace de jeu de ces quatre termes, en vue d'en tirer une compréhension nouvelle de la "fonction méta" . En prêtant attention aux différentes acceptions du préfixe "méta-" qui a donné naissance au terme "métaphysique" , ces méditations battent en brèche le préjugé répandu qui veut que le désir métaphysique soit désormais sans objet.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.