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Le buisson ardent et les lumières de la raison. Tome 2, Les approches phénoménologiques et analytiqu
Greisch Jean
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204071031
La lumière qui émane du Buisson ardent et celle que dispense la rationalité philosophique, de source et de qualités si manifestement distinctes, sont-elles condamnées à se faire mutuellement concurrence ? La splendeur de la Révélation frappe-t-elle d'aveuglement le regard trop téméraire du philosophe ? La lucidité critique, propre à la raison philosophique, ne peut-elle retenir du phénomène religieux que ce qui s'accorde à son propre spectre de couleurs ? La lumière de la raison philosophique ne serait-elle faite que pour nous " éclairer ", rendant notre intelligence de plus en plus critique ? Celle du Buisson ardent ne sert-elle qu'à réchauffer nos vieux c?urs fatigués ? C'est sous l'égide de ces questions que ce volume analyse les contributions que les pensées qui se sont développées à l'école de la phénoménologie husserlienne et de la philosophie " analytique " issue de Wittgenstein ont apportées à la philosophie de la religion du XXe siècle. Le troisième et dernier volume du Buisson ardent traitant de l'approche herméneutique paraîtra début 2003.
Résumé : La philosophie consiste à donner un autre nom à ce qui a été longtemps cristallisé sous le nom de Dieu " : quel sort réserver à cet énoncé de Merleau-Ponty ? Ces Leçons, qui se focalisent sur quelques désignations emblématiques de l?absolu dans la philosophie moderne, débutent avec le " non-autre " forgé par Nicolas de Cues dans le dernier de ses dialogues philosophiques. En interrogeant successivement la façon dont Descartes, Spinoza, Kant et Schelling ont redéfini l?absolu et les conséquences qu?ils en ont tirées pour la formulation de la question de Dieu, il s?agit de problématiser la notion du " tout autre ", décliné de différentes manières dans les Miettes philosophiques de Kierkegaard, la théologie dialectique de Karl Barth, la phénoménologie du sacré de Rudolf Otto et, plus près de nous, chez Heidegger et Derrida. En analysant quelques n?uds remarquables de l?arc historique qui relie ces deux désignations, il s?agit de mieux comprendre le projet de la théologie philosophique moderne et de donner une profondeur de champ historique aux débats contemporains relatifs à l?" onto-théologie ", l?" idolâtrie conceptuelle " et les " théologies négatives ".
Acheminement vers la parole" n'est pas seulement le titre pour un recueil tardif regroupant une demi-douzaine de textes heideggériens, censés concerner sa "philosophie du langage" , mais c'est le véritable titre pour son chemin de la pensée en son intégralité, désignant la véritable "cause" de sa pensée, telle qu'elle parvient à la fin à se comprendre elle-même, et par le fait même le "sens" (directionnel) de toute son entreprise. Cela veut dire aussi que la dernière philosophie est en réalité une philosophie première, donc tout sauf une "philosophie du langage" telle qu' on la définit habituellement. Ce qui est hors de portée de toute réflexion historique, excédant ses possibilités de reprise, la phénoménologie le rend possible : remettre le penseur dans sa situation d'homme entre les choses et les mots, qui fut autrefois celle de Héraclite, et lui permettre de penser cette situation. Auteur de Herméneutique et Grammatologie (1977) et de L'Age herméneutique de la raison (1981) Jean GREISCH enseigne la philosophie à la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris. Ses travaux se situent au carrefour de la pensée herméneutique, de la phénoménologie et de l'ontologie heideggérienne.
Depuis 1960, Paul Ric?ur est le principal représentant de la philosophie herméneutique en France. Cet ouvrage, qui forme le troisième volet d'un triptyque dédié aux différentes expressions que l'idée de phénoménologie herméneutique a reçues dans la philosophie du XXe siècle, se donne pour tâche d'analyser et d'évaluer la contribution de Ric?ur à ce courant. Il se focalise d'abord sur la percée herméneutique de 1960, qui a pour arrière-plan une phénoménologie du volontaire de l'involontaire et une anthropologie de la faillibilité. La seconde partie, placée sous l'égide du " Cogito narratif ", retrace la genèse d'une herméneutique de la conscience historique sous le fil conducteur d'une analyse des opérations de mise en intrigue narrative dans le récit de fiction et le récit historique. La troisième partie dégage les principaux phénomènes qui étayent l'idée d'une phénoménologie du " sujet capable " qui domine les derniers travaux de Ric?ur. Qu'il s'agisse de la capacité de se souvenir, d'oublier, de pardonner, de promettre ou de témoigner, ces recherches donnent tout son relief à la question kantienne : " Que m'est-il permis d'espérer ? ".
Exister, c'est transcender. Rapporté aux données de l'expérience philosophique, ce verbe peut s'entendre en quatre sens : transascendance, transdescendance, transpassibilité et transpossibilité. Ces six libres méditations, qui se rapportent à l'histoire plurimillénaire de la métaphysique, mais qui se laissent également instruire par l'art et la littérature, sans oublier les données de la psychopathologie, se livrent à une enquête approfondie sur l'espace de jeu de ces quatre termes, en vue d'en tirer une compréhension nouvelle de la "fonction méta" . En prêtant attention aux différentes acceptions du préfixe "méta-" qui a donné naissance au terme "métaphysique" , ces méditations battent en brèche le préjugé répandu qui veut que le désir métaphysique soit désormais sans objet.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones