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REGLE PASTORALE. Tome 1, Edition bilingue français-latin
GREGOIRE LE GRAND
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204047333
La fin du VIe siècle est une période particulièrement troublée en Italie : invasion des Goths, des Lombards, épidémies, désorganisation sociale et politique, démoralisation du clergé lui-même. En 590, l'ancien moine, entré malgré lui dans l'administration pontificale, succède à Pélage II, mort de la peste. Avec un étonnant oubli de soi, courageusement et non sans une singulière largeur de vue, il se met tout entier à sa tache difficile et complexe. Des premières années de son pontificat datent les Homélies sur 1'Evangile et la Règle pastorale ; les premières relèvent de sa sollicitude immédiate pour ses fidèles ; la Règle pastorale naît de sa responsabilité universelle vis-à-vis des autres évêques. Son immense influence se mesure à la masse de la tradition manuscrite (plus de 500 manuscrits), comme aussi au nombre des éditions. Le miroir des évêques est même devenu un miroir des rois, le livre de chevet d'innombrables responsables civils autant que religieux. La sagesse de ce pastor et rector est communicative. Le livre I développe, en onze chapitres, ce qui permet d'accéder en vérité à la charge pastorale. Le Livre II, en onze chapitres - encore -, trace le portrait de l'évêque affronté à son gouvernement.
Les Pères se sont rarement penchés sur les Rois pris dans leur ensemble. Vers la fin de sa vie, après avoir prêché et écrit sur job, Ezéchiel et entamé l'explication du Cantique des Cantiques, Grégoire le Grand se tourne vers le premier livre des Rois, plus précisément vers les seize premiers chapitres de ce qui correspond, dans nos éditions modernes, à I Samuel. Beaucoup de choses l'intéressaient dans ces récits, tant du côté de la vie intérieure (les figures d'Anne, de Samuel) qu'au sujet du gouvernement de l'Eglise (les mauvais et les bons pasteurs). On a ainsi dans le volumineux Commentaire, dont ce tome I livre à peu près le cinquième (livre I, I à II, 8, correspondant à I Samuel I,I à 2,10), la dernière expression de la sagesse spirituelle et pastorale du grand pape. Une ample introduction, sans compter maints éclairages précieux, établit définitivement l'authenticité de cette œuvre, peu copiée, peu éditée et dont la paternité grégorienne a été contestée. Le texte est celui du CCS-L, légèrement retouché. Les tables (citations scripturaires, auteurs anciens, noms propres, mots latins commentés, faits linguistiques et littéraires) sont données dès le premier volume.
Résumé : Le présent volume comprend les livres XII à XIV de la correspondance, qui est constituée d'un ensemble de 14 livres. Il s'agit donc ici des trois derniers livres. Sont déjà parus les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520). L'ensemble comportera à terme 7 tomes, distribués en 9 volumes. Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV - les derniers de sa correspondance - retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs... On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l'époque, l'activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s'attache à remplir ses obligations. Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l'empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Eglises au tournant des vie et viie siècles, à la charnière de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age, par l'un des acteurs mêmes de cette histoire. Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).
En septembre 591, Grégoire Ier commence la deuxième année de son pontificat. La correspondance qui a été conservée pour la durée qui va de septembre 591 à 592 est contenue dans le second livre du Registre, édité dans ce volume. Il est difficile de trouver un témoignage plus concret sur ce qu'était la vie de l'Eglise au jour le jour à la fin du VIe siècle. La pénétration des Lombards en Italie s'accentue. Le pape relève le courage des uns et des autres, tout en préparant la paix. Mais, à l'intérieur des diocèses aussi, bien des conciliations sollicitent l'attention de Grégoire, de la Dalmatie à la Numidie, et jusqu'en Arles. On notera, parmi tous ces documents tellement impliqués dans la vie courante, la lettre 43, concernant la christologie, à propos des Trois-Chapitres, et la lettre 50, qui traite, une nouvelle fois, de la gestion évangélique du patrimoine. Onze documents, qui touchent de près à Grégoire, et émanent quelquefois directement de lui à divers moments de son pontificat, ont été édités en appendices de ce volume. L'introduction générale s'y est référée. Le n° X retrouve la question des Trois-Chapitres ; le n° XI plonge en plein dans la mission anglaise.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...