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REGISTRE DES LETTRES. Tome 1, Livres 1 et 2, Edition bilingue français-latin
GREGOIRE LE GRAND
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204043878
En septembre 591, Grégoire Ier commence la deuxième année de son pontificat. La correspondance qui a été conservée pour la durée qui va de septembre 591 à 592 est contenue dans le second livre du Registre, édité dans ce volume. Il est difficile de trouver un témoignage plus concret sur ce qu'était la vie de l'Eglise au jour le jour à la fin du VIe siècle. La pénétration des Lombards en Italie s'accentue. Le pape relève le courage des uns et des autres, tout en préparant la paix. Mais, à l'intérieur des diocèses aussi, bien des conciliations sollicitent l'attention de Grégoire, de la Dalmatie à la Numidie, et jusqu'en Arles. On notera, parmi tous ces documents tellement impliqués dans la vie courante, la lettre 43, concernant la christologie, à propos des Trois-Chapitres, et la lettre 50, qui traite, une nouvelle fois, de la gestion évangélique du patrimoine. Onze documents, qui touchent de près à Grégoire, et émanent quelquefois directement de lui à divers moments de son pontificat, ont été édités en appendices de ce volume. L'introduction générale s'y est référée. Le n° X retrouve la question des Trois-Chapitres ; le n° XI plonge en plein dans la mission anglaise.
Le pasteur a été régulièrement mis en sa charge (Livre I). On lui a rappelé ce que doit être sa vie intérieure, contemplative, et extérieure, apostolique (Livre II). Désormais, développant considérablement sur ce point l'enseignement de ses prédécesseurs - Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome, Ambroise, Augustin, Césaire d'Arles -, Grégoire le Grand souligne la tâche primordiale de l'évêque : la prédication. C'est le livre III, le plus long de l'ouvrage avec ses quarante chapitres. Sous le signe de l'injonction qui revient dans le titre des trente-sept premiers - " il faut avertir différemment ceux-ci et ceux-là " - est mise en place une magistrale présentation de l'auditoire éminemment complexe que doit affronter le pasteur. Tout être humain peut profiter de l'Évangile, hommes et femmes, jeunes gens et gens âgés, pauvres et riches, bons vivants et tristes... La liste se continue. Tout l'art est de se faire " juif avec les juifs " selon le mot de Paul cité en II, 5. Le livre IV tient tout entier dans un seul chapitre. L'orateur rentre en lui-même. " Souvent, au moment où les phrases d'une prédication au ton juste coulent abondantes, une secrète joie monte en son cœur. " C'est ici que pourrait surgir la suprême falsification. Force de la composition, finesse des analyses, saveur biblique du ton, justesse de l'expérience personnelle généreusement communiquée.
Horveno Grégoire ; Dufeutrel Marie ; Le Grand Clai
Tout le monde connait la petite souris, le père Noël et le lapin de Pâques. Mais, quand les trois se rencontrent, c'est le début d'une histoire insolite !
Résumé : Le présent volume comprend les livres XII à XIV de la correspondance, qui est constituée d'un ensemble de 14 livres. Il s'agit donc ici des trois derniers livres. Sont déjà parus les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520). L'ensemble comportera à terme 7 tomes, distribués en 9 volumes. Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV - les derniers de sa correspondance - retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs... On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l'époque, l'activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s'attache à remplir ses obligations. Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l'empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Eglises au tournant des vie et viie siècles, à la charnière de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age, par l'un des acteurs mêmes de cette histoire. Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).
Cent trente ans après la publication, par Paul Meyer, de la plus courte des deux œuvres de frère Angier, voici la première édition intégrale de la plus longue, achevée en 1212 ou 1213, traduction des livres I-IV des Dialogues de Grégoire le Grand - légendes de saints d'Italie et développements doctrinaux traitant de la vie de l'âme après la mort - augmentée d'un millier de vers dont Angier est l'auteur. Le manuscrit se distingue par ses deux systèmes d'accentuation, les graphies, par l'absence presque totale de normalisation. L'éditeur essaie de rendre plausible l'hypothèse du manuscrit autographe. Jakob Wüest analyse la langue du manuscrit et réfute la thèse de l'origine continentale du traducteur, défendue jadis par Mildred K. Pope. Les annexes habituelles, dont un glossaire, complètent l'introduction. Le CD-ROM contient une transcription en couleurs du texte entier avec tous ses accents, ainsi que la reproduction en noir et blanc du manuscrit dans une résolution qui permet les agrandissements.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.