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COMMENTAIRE SUR LE PREMIER LIVRE DES ROIS. Tome 1, Préface au chapitre 2,28, Edition bilingue frança
GREGOIRE LE GRAND
CERF
53,00 €
Épuisé
EAN :9782204031554
Les Pères se sont rarement penchés sur les Rois pris dans leur ensemble. Vers la fin de sa vie, après avoir prêché et écrit sur job, Ezéchiel et entamé l'explication du Cantique des Cantiques, Grégoire le Grand se tourne vers le premier livre des Rois, plus précisément vers les seize premiers chapitres de ce qui correspond, dans nos éditions modernes, à I Samuel. Beaucoup de choses l'intéressaient dans ces récits, tant du côté de la vie intérieure (les figures d'Anne, de Samuel) qu'au sujet du gouvernement de l'Eglise (les mauvais et les bons pasteurs). On a ainsi dans le volumineux Commentaire, dont ce tome I livre à peu près le cinquième (livre I, I à II, 8, correspondant à I Samuel I,I à 2,10), la dernière expression de la sagesse spirituelle et pastorale du grand pape. Une ample introduction, sans compter maints éclairages précieux, établit définitivement l'authenticité de cette œuvre, peu copiée, peu éditée et dont la paternité grégorienne a été contestée. Le texte est celui du CCS-L, légèrement retouché. Les tables (citations scripturaires, auteurs anciens, noms propres, mots latins commentés, faits linguistiques et littéraires) sont données dès le premier volume.
Cent trente ans après la publication, par Paul Meyer, de la plus courte des deux œuvres de frère Angier, voici la première édition intégrale de la plus longue, achevée en 1212 ou 1213, traduction des livres I-IV des Dialogues de Grégoire le Grand - légendes de saints d'Italie et développements doctrinaux traitant de la vie de l'âme après la mort - augmentée d'un millier de vers dont Angier est l'auteur. Le manuscrit se distingue par ses deux systèmes d'accentuation, les graphies, par l'absence presque totale de normalisation. L'éditeur essaie de rendre plausible l'hypothèse du manuscrit autographe. Jakob Wüest analyse la langue du manuscrit et réfute la thèse de l'origine continentale du traducteur, défendue jadis par Mildred K. Pope. Les annexes habituelles, dont un glossaire, complètent l'introduction. Le CD-ROM contient une transcription en couleurs du texte entier avec tous ses accents, ainsi que la reproduction en noir et blanc du manuscrit dans une résolution qui permet les agrandissements.
Résumé : La fin du VIe siècle est une période particulièrement troublée en Italie : invasion des Goths, des Lombards, épidémies, désorganisation sociale et politique, démoralisation du clergé lui-même. En 590, l'ancien moine, entré malgré lui dans l'administration pontificale, succède à Pélage II, mort de la peste. Avec un étonnant oubli de soi, courageusement et non sans une singulière largeur de vue, il se met tout entier à sa tache difficile et complexe. Des premières années de son pontificat datent les Homélies sur 1'Evangile et la Règle pastorale ; les premières relèvent de sa sollicitude immédiate pour ses fidèles ; la Règle pastorale naît de sa responsabilité universelle vis-à-vis des autres évêques. Son immense influence se mesure à la masse de la tradition manuscrite (plus de 500 manuscrits), comme aussi au nombre des éditions. Le miroir des évêques est même devenu un miroir des rois, le livre de chevet d'innombrables responsables civils autant que religieux. La sagesse de ce pastor et rector est communicative. Le livre I développe, en onze chapitres, ce qui permet d'accéder en vérité à la charge pastorale. Le Livre II, en onze chapitres - encore -, trace le portrait de l'évêque affronté à son gouvernement.
En septembre 591, Grégoire Ier commence la deuxième année de son pontificat. La correspondance qui a été conservée pour la durée qui va de septembre 591 à 592 est contenue dans le second livre du Registre, édité dans ce volume. Il est difficile de trouver un témoignage plus concret sur ce qu'était la vie de l'Eglise au jour le jour à la fin du VIe siècle. La pénétration des Lombards en Italie s'accentue. Le pape relève le courage des uns et des autres, tout en préparant la paix. Mais, à l'intérieur des diocèses aussi, bien des conciliations sollicitent l'attention de Grégoire, de la Dalmatie à la Numidie, et jusqu'en Arles. On notera, parmi tous ces documents tellement impliqués dans la vie courante, la lettre 43, concernant la christologie, à propos des Trois-Chapitres, et la lettre 50, qui traite, une nouvelle fois, de la gestion évangélique du patrimoine. Onze documents, qui touchent de près à Grégoire, et émanent quelquefois directement de lui à divers moments de son pontificat, ont été édités en appendices de ce volume. L'introduction générale s'y est référée. Le n° X retrouve la question des Trois-Chapitres ; le n° XI plonge en plein dans la mission anglaise.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !