Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mémento-fragments. Anagrammes
Grangaud Michelle
POL
12,70 €
Épuisé
EAN :9782867440908
Memento-Fragments est le titre de mon premier livre, il fallait bien lui donner un nom, pour le distinguer de tous les livres déjà écrits, par d'autres, sans compter ceux que j'avais l'intention d'écrire. Ceci dit, je ne tenais pas autrement à lui donner un nom. Je ne suis pas fanatique des noms qu'on appelle propres. Je leur préfère, de beaucoup, les noms communs. Une des choses que j'apprécie, avec les noms communs, c'est qu'ils permettent de fabriquer des poèmes anagrammatiques, et c'est ce que j'avais fait avec Memento-Fragments, qui est un recueil de poèmes anagrammatiques composés pour la plupart à partir de titres de livres, de tableaux, d'oeuvres musicales, ou de citations d'écrivains, que j'avais aimés". "Le poème anagrammatique a été inventé dans le cours du XX siècle, c'est le genre littéraire le plus jeune de toute l'histoire littéraire. Il se fabrique à partir d'une ligne-source, dont on répète ensuite à chaque ligne exactement toutes les lettres, en genre et en nombre, sans qu'il en manque une seule, et sans qu'une seule se trouve en trop. C'est un mode de multiplication du langage par lui-même, puisqu'à partir du matériau d'une seule ligne, on peut en fabriquer 2, 3, ou 10, ou 50 et plus aussi bien".
Cet ouvrage sur la ville de Constantine au XVIIIe siècle propose l'une des rares études d'histoire sociale de l'Algérie ottomane. L'enquête prend son point de départ dans l'aventure politique surprenante et énigmatique du gouverneur de cette ville, Sâlah Bey (1771-1792). Personnage mythique aujourd'hui encore, auréolé des fastes de l'époque ottomane, il devait connaître, dans des conditions confuses, une fin brutale dont les conséquences sur le destin de la cité restaient à évaluer. Pour éclairer cet événement singulier, l'auteur s'est attaché à saisir les multiples expériences et pratiques observables dans la cité de Sâlah Bey : réseaux de sociabilité, règlements des litiges - notamment par la médiation des femmes - et implications sociales de la justice, modes d'affirmation d'un pouvoir urbain " autochtone ". L'image dynamique et complexe d'une ville se dessine, dans les interactions entre individus, groupes et institutions qui en tissent la trame. Le livre d'Isabelle Grangaud met en œuvre une histoire sociale dont les sources traduisent autant de points de vue sur une réalité en mouvement. La redécouverte d'un passé partiellement occulté par l'histoire de l'Algérie contemporaine se trouve ainsi engagée.
Je voulais écrire en prose et je n'arrivais pas à trouver une définition claire et précise de la prose. Tout ce qui n'est point vers est prose est une vérité assez bonne pour la poésie mais trop floue pour la prose. La prose est une langue commune et la langue qu'on parle tous les jours, c'est entendu, mais quand on veut l'écrire, on la gauchit, nécessairement. Ne pas la gauchir est tout simplement impossible. Où faut-il placer le gauchissement juste, quand on veut écrire la langue parlée, c'est ce qui ne m'était pas évident. J'ai beaucoup tâtonné. A force d'essayer différentes solutions j'ai fini par mettre au propre (enfin, à peu près) ce qui peut correspondre à ma conception personnelle de la prose. C'est quelque chose de très composite, avec différents mouvements qui partent dans différentes directions".
Le sens émerge du non-sens, il est produit par le non-sens, et c'est tout de même très curieux, quand on y songe. J'ai compris que sens sans non-sens n'est que ruine de l'âme. Je suppose que je ne me fatiguerai jamais de mélanger différents sens pour regarder les effets qu'ils produisent, sensés ou pas. Tous les matins, j'arrose mes plantes en pot. C'est une occupation tranquille et amusante. Elles font des plis. Elles m'ont donné les Poèmes fondus, traductions de français en français, avec neuf propositions en introduction.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.