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Les Temps traversés
Grangaud Michelle
POL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782818004852
Le magnifique dictionnaire historique d'Alain Rey, paru en 1998, est la base sur laquelle l'ensemble du travail présenté dans Les Temps traversés a pu être réalisé. Il se trouve que ce que les oulipiens nomment les bimots (substantif + adjectif) sont très présents, dans ce dictionnaire, datés, et en quantité suffisante pour qu'il soit possible d'en tirer des poèmes en forme de "Morale élémentaire", forme inventée par Raymond Queneau dans les dernières années de sa vie, et forme spécifiquement visuelle. Forme conçue pour la lecture silencieuse (les yeux seuls, avec le secours éventuel de l'oreille interne), lecture plus recueillie que l'autre. Les morales élémentaires ici présentées sont millésimées, comme les vins, c'est-à-dire que, pour chacune tous les mots qui y sont utilisés (à l'exception des mots outils, articles, prépositions, conjonctions, verbes auxiliaires, etc.) proviennent d'une même et unique année ; parfois, mais exceptionnellement, quelques années (une dizaine au maximum, le plus souvent deux ou trois) sont réunies pour former un seul poème. La langue y apparaît pour ce qu'elle est en permanence, un cru délicieux. Cette ouvre séculaire qu'est la langue française, presque entièrement anonyme, et d'ailleurs collective, possède indiscutablement, comme toutes les autres langues du reste, un charme surpuissant.
Un bégaiement qui se marque clairement comme artificiel pour jouer avec et sur des mots qui font dériver le sens du récit vers quelque chose de totalement improbable, qui ne provient que de la langue, que de la proximité phonétique, donc d'un arbitraire total ou quasi. Michelle Grangaud, grâce à ce mécanisme de précision du marabout de ficelle amélioré, transforme une journée en une révélation linguistique hallucinatoire. (Eric Suchère, CCP n°4)
Le sens émerge du non-sens, il est produit par le non-sens, et c'est tout de même très curieux, quand on y songe. J'ai compris que sens sans non-sens n'est que ruine de l'âme. Je suppose que je ne me fatiguerai jamais de mélanger différents sens pour regarder les effets qu'ils produisent, sensés ou pas. Tous les matins, j'arrose mes plantes en pot. C'est une occupation tranquille et amusante. Elles font des plis. Elles m'ont donné les Poèmes fondus, traductions de français en français, avec neuf propositions en introduction.
Cet ouvrage sur la ville de Constantine au XVIIIe siècle propose l'une des rares études d'histoire sociale de l'Algérie ottomane. L'enquête prend son point de départ dans l'aventure politique surprenante et énigmatique du gouverneur de cette ville, Sâlah Bey (1771-1792). Personnage mythique aujourd'hui encore, auréolé des fastes de l'époque ottomane, il devait connaître, dans des conditions confuses, une fin brutale dont les conséquences sur le destin de la cité restaient à évaluer. Pour éclairer cet événement singulier, l'auteur s'est attaché à saisir les multiples expériences et pratiques observables dans la cité de Sâlah Bey : réseaux de sociabilité, règlements des litiges - notamment par la médiation des femmes - et implications sociales de la justice, modes d'affirmation d'un pouvoir urbain " autochtone ". L'image dynamique et complexe d'une ville se dessine, dans les interactions entre individus, groupes et institutions qui en tissent la trame. Le livre d'Isabelle Grangaud met en œuvre une histoire sociale dont les sources traduisent autant de points de vue sur une réalité en mouvement. La redécouverte d'un passé partiellement occulté par l'histoire de l'Algérie contemporaine se trouve ainsi engagée.
Après avoir fait trois recueils de poèmes anagrammatiques, j'ai voulu passer à la prose. Je n'avais aucune idée de ce qu'était la prose, j'avais envie seulement d'écrire sans avoir à compter les lettres sur mes doigts, des choses simples, du genre, l'été on peut traverser les rues même au feu vert. Pour tout programme, j'avais envie de remplir un agenda en fabriquant un texte pour chaque jour d'une année imaginaire. Dans la pratique, j'ai trouvé que c'était horriblement difficile. Sans le guide-ligne de l'anagramme, j'étais perdue, confrontée environ tous les trois mots à un problème qui me paraissait insoluble. J'avais perdu l'usage de la phrase. J'ai compris qu'il me fallait le réapprendre, et je me suis donné un exercice, comme de rééducation : faire des phrases descriptives de geste, à raison d'un geste par phrase et d'une phrase par geste, en poussant l'exercice le plus loin possible".
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "