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Pierre Matisse, un marchand d'art à New York
Grammont Claudine
B CHAUVEAU
35,00 €
Épuisé
EAN :9782363063045
L'exposition du Musée Matisse revient sur le parcours exceptionnel de Pierre Matisse, ls d'Henri Matisse devenu l'un des plus importants marchands d'art du XXe siècle. Pendant près de cinquante ans, la Pierre Matisse Gallery a joué un rôle considérable pour la défense de l'art moderne français et européen aux Etats-Unis durant une période qui a façonné les grandes collections américaines privées et institutionnelles. A travers plus de trois cents expositions, c'est toute une génération d'artistes européens qui a ainsi pu exister sur la scène new yorkaise et contribuer à son dynamisme : Henri Matisse, Joan Miró, Balthasar Balthus, Alberto Giacometti et Jean Dubuffet pour ne citer que les principaux. L'exposition et son catalogue retracent cette odyssée à travers un peu plus d'une cinquantaine d'oeuvres de vingt deux artistes essentiels de la galerie. Ces oeuvres sont réparties dans un parcours en quatre sections qui reprend les principaux jalons de l'histoire de la Pierre Matisse Gallery entre 1931 et 1989. Autour des oeuvres, le cheminement de ce parcours sera matérialisé par l'ensemble des catalogues de la galerie, souvent de véritables trésors typographiques, aux magni ques et rares folios, qu'il réalise avec les artistes eux-mêmes. L'exposition propose par ailleurs une compréhension sensible de l'action menée par Pierre Matisse, à travers ses amitiés et ses engagements avec les artistes à partir de nombreuses archives, correspondances et photographies.
Interroger la puissance de l'image est au coeur de la démarche matissienne. En rupture avec la tradition occidentale de la figuration, le tableau s'impose chez lui comme un environnement vivant et stimulant, une présence plus qu'une représentation. L'élément narratif, le sujet, importe peu, même si certains thèmes se dégagent tels que la fenêtre, l'atelier, l'odalisque ou les poissons rouges. Car le monde de Matisse n'appartient pas au réel, il est une rêverie permanente, toujours réactivée par le regard qui se pose sur elle, et cette mobilité insaisissable fait sans doute son actualité. S'appuyant sur de nouvelles approches interprétatives, les auteures abordent le rôle de la biographie et des échanges créatifs au sein de l'avant-garde, les dialogues avec les traditions de l'art en Europe et au-delà, par le biais d'objets africains, islamiques et asiatiques, l'impact de l'environnement des ateliers à Paris et à Nice, les questions relatives au genre et à la sexualité, ainsi que les ambitions architecturales et décoratives de la peinture. Peintures, sculptures, dessins, gravures, papiers découpés, illustrations, décors de théâtre et conception de costumes, textiles, céramiques et vitraux, plus de 300 oeuvres, éclairés des écrits de l'artiste, donnent ici la mesure de l'apport inestimable de l'artiste à l'art du XXe siècle.
Dans le cadre de la Biennale des Arts Nice, le musée Matisse de Nice présente un dialogue inédit entre David Hockney et Henri Matisse ayant pour point de départ la nouvelle série des Fresh Flowers - encore jamais montrées au public - de l'artiste britannique. En effet, ses dessins sur palette graphique rejoignent l'approche de Matisse qui cherche toujours à restituer, en dehors du seul aspect visuel, le principe végétal de la plante : sa floraison. Au-delà, le texte de Claudine Grammont, directrice du musée Matisse de Nice, s'attache à montrer comment ces deux géants des XXe etXXIe siècles racontent la modernité en s'appropriant les mêmes codes, les mêmes signes et entrent en résonnance dans leurs recherches et préoccupations formelles.
Noël Bernard ; Monod-Fontaine Isabelle ; Szymusiak
François Rouan est de ceux qui ont regardé Matisse. Les papiers découpés des années 1965-1966 en témoignent d'abord: tout a commencé avec ces travaux sur papier, colorés, découpés, entrecroisés, retournés ou tressés. Mais déjà la découpe ne sert pas seulement à quantifier la couleur. Elle devient pour Rouan, un outil ou mieux, un modèle, pour arracher le plan moderniste à la tentation du lisse, de la pureté simplificatrice et minimaliste. Des premiers papiers aux toiles tressées de plus en plus complexes des années 1969-1970, tressées dessus/dessous, dedans/dehors, à trois ou quatre trames, la peinture a fait surface, littéralement. Le champ du tableau se fend et s'ouvre pour produire une épaisseur de sillons et de plis, pour laisser passer du corps. Aujourd'hui, le travail de peinture de François Rouan reconduit ces mêmes procédures de tressage, toujours pour ouvrir le plan du tableau à plus de corporéité, pour affirmer la réalité d'une rugosité, pour faire surgir la présence de corps et de figures non immédiatement identifiables en tant que tels, mais empreints dans la substance même du tableau. Le livre La découpe comme modèle confronte ces deux séquences de travail de peinture de Rouan, distantes de quarante ans: celle des années 1966-1970, et la plus récente, celle des années 2007-2011. Une édition limitée est accompagnée d'une sérigraphie signée et numérotée.ISBN: 9782363600013
Sur une idée originale de la styliste agnès b., l’artiste français de renommée internationale Claude Lévêque présentera du 21 juin au 20 août 2011 dans l’espace de la Galerie des Galeries, aux Galeries Lafayette : « Hymne à la joie », une installation inédite. Claude Lévêque prend en compte l’atmosphère sensorielle des lieux qu’il s’apprête à métamorphoser. C’est avec le son et la lumière notamment, éléments que l’artiste considère comme primordiaux pour véhiculer des sensations, qu’il transformera l’espace de la Galerie des Galeries. Avec une économie de moyens, Claude Lévêque créera les conditions d’un nouveau lieu commun. Le titre « Hymne à la joie » fait évidemment référence à la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven. Pour en savoir plus, il faudra venir découvrir l’exposition : ce qui importe dans les installations de Claude Lévêque, c’est de vivre avec elle, de les laisser vivre en soi. L’installation immergera le spectateur dans une ambiance forte, elle suscitera la participation libre, physique et réelle des visiteurs qui seront amenés à déambuler dans l’espace et à s’extraire de la réalité. Le spectateur pénétrera dans un nouvel univers où émotions, mémoire(s) collective(s) et vécus seront sollicités
Bruneau Martin ; Blanc-Benon Laure ; Ifri Philippe
Depuis plusieurs années, la peinture de Martin Bruneau revisite celle des grands maîtres : Rembrandt, Vélasquez, Courbet, Poussin ou encore Philippe de Champaigne. À l'invitation de Chemins du Patrimoine en Finistère et en écho à la première période d'existence du Château de Kerjean (du XVIe jusqu'au XVIIIe siècle), Martin Bruneau envisage un projet construit autour de l'idée de présences avec des portraits peints et des céramiques inspirés de tableaux du XVIIe siècle. Au moment où une nouvelle présentation permanente du lieu est livrée aux visiteurs, les œuvres de Martin Bruneau sont une autre façon de l'envisager et de le voir sous un jour nouveau. " Il y a mille et une manières de produire des images. Nous en produisons tous aujourd'hui, nous qui sommes tous photographes et prenons des clichés de nos proches ou des lieux que nous fréquentons en vacances. Martin Bruneau fabrique également des images. Mais il est peintre et les images qu'il fabrique ne sont pas tout a fait ordinaires. Il peint des images que l'on peut reconnaître (ici un lièvre, la un cerf, une infante ou un crâne), mais il les recouvre de signes abstraits comme les quadrillages, les bandes horizontales, les taches et points, autant de marques qui ancrent la toile dans sa matérialité.Ni abstraite ni figurative, sa peinture utilise les motifs figuratifs eux-mêmes comme des signes abstraits qui s'organisent sur la toile en fonction de règles de composition formelle. En travaillant a partir d'un matériau déja existant - des images issues de l'histoire de l'art -, Martin Bruneau travaille en réalité sur la mémoire comme lieu authentique des images. "