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Pablo Casals, l'indomptable
Gourdin Henri ; Gastinel Anne
PARIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782846211826
Grande figure musicale du XXe siècle, Pablo Casals (1876-1973) a porté le violoncelle au premier rang de l'orchestre classique et révolutionné sa technique. Contemporain de Charles Lamoureux, Richard Strauss et Albéniz et Granados, Saint-Saëns et Fauré et aussi d'Ysaye, Menuhin, Furtwängler il fut l'un des plus grands interprètes de son temps, un chef éminent, un compositeur fécond, créateur de l'orchestre Pau Casals qu'il dirigea de 1910 à 1937 et du légendaire trio Cortot-Thibaud-Casals qu'il anima de 1906 à 1933. Homme de convictions, épris de liberté, combattant opiniâtre des dictatures, il refuse de jouer en Union soviétique dès 1917, en Allemagne à l'avènement d'Hitler en 1933, en Espagne à la victoire de Franco en 1939, puis dans tous les pays qui, aux lendemains de la guerre, pactisent avec l'Espagne franquiste. Exilé à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, de 1939 à 1956, il se consacre au secours des réfugiés catalans. En 1950, devant son refus d'interrompre son exil, les musiciens du monde entier se déplacent dans les Pyrénées pour célébrer avec lui le 200e anniversaire de la mort de Bach. C'est le premier festival de Prades, le premier d'une longue série. S'appuyant sur des sources inédites, cette première biographie en français reconstitue une existence exceptionnelle qui éclaire l'histoire musicale, culturelle et politique du XXe siècle.
Résumé : Voici la première biographie des Hugo. Oui, les Hugo. Non seulement Victor, mais encore ceux qui le précèdent, depuis ses ancêtres lorrains, et ceux qui le suivent, jusqu'à Marguerite, manadière en Petite Camargue, morte en 1983. Cinq générations en dix-huit portraits de personnalités fortes, pittoresques, émouvantes : le général Léopold-Sigisbert Hugo, héros des guerres napoléoniennes, père officiel de Victor ; Sophie Trébuchet, sa mère et figure dominante de la saga ; le général Lahorie, amant de Sophie et père naturel présumé du poète. Et tant d'autres, artistes, écrivains, politiques, qui ont marqué de leur talent et de leur influence deux siècles de la République. L'histoire d'une famille, l'histoire de la littérature, de la politique et des arts, une histoire de la France.
Cette biographie de Pouchkine (1799-1837) ranime la figure et le mythe du fondateur de la littérature russe. Emblème du combat pour la liberté, l'écrivain est aussi un héros romantique, un homme passionné à l'âme haute et à l'esprit prompt à fustiger les tièdes et les médiocres. Son existence n'est pas moins mouvementée que celle de ses personnages. Célèbre à vingt ans pour ses poèmes, Pouchkine mène une vie brillante à Saint-Pétersbourg, puis connaît l'exil. En quelques années, il ouvre de nouvelles voies à tous les genres littéraires de l'époque : récits en vers (Le Prisonnier du Caucase, Les Tziganes), tragédie (Boris Godounov),... Revenu à Moscou, sous le règne de Nicolas lu, le poète triomphe, il épouse la belle Natalia Gontcharova et donne foison de chefs-d'oeuvre : La Fille du capitaine, roman historique, La Dame de pique, récit fantastique, Eugène Onéguine, roman en vers... Mais il périt en pleine gloire, tué en duel à l'âge de trente-sept ans.
Nantais d'origine, Jean-Jacques Audubon (1785-1851) fut le pionnier américain par excellence. Célèbre pour son ouvrage illustré Les Oiseaux d'Amérique, il se donna pour projet d'identifier, de décrire et de peindre tous les oiseaux du continent nord-américain. Son originalité ? Tous les volatiles sont représentés non pas isolés sur la page, mais dans leur environnement, ou plutôt leur écosystème. Henri Gourdin est parti sur les traces d'Audubon et nous donne de sa vie et de son oeuvre un double éclairage : le peintre des oiseaux est un représentant à la fois d'un certain romantisme d'inspiration français et du sentiment écologiste en train de naître. Est-ce si étonnant quand on sait, comme le résumait Jean d'Ormesson, que " le romantisme, c'est l'introduction de la météorologie dans la littérature " ? Dans cette narrative non fiction rédigée dans un style enlevé, fourmillant d'anecdotes et d'analyses percutantes, précieuses pour repenser notre rapport au vivant, le héros de la National Audubon Society apparaît dans toute sa vérité et sa complexité : artiste et scientifique, peintre et écrivain, chasseur et amoureux de la nature...
Résumé : Le projet de repérer, de peindre, de décrire tous les oiseaux du continent nord-américain a conduit Jean-Jacques Audubon du Labrador à la pointe sud de Floride, de Cape Cod aux sources du Missouri, à une époque où la forêt et les Indiens y régnaient encore en maîtres. C'est là qu'il écrivit, dira Lamartine, " avec l'enthousiasme de la solitude, quelques pages de la grande épopée animale de la Création ". Les péripéties de la publication de son ?uvre majeure, Les Oiseaux d'Amérique, ne manquent pas de piquant. C'est à cette occasion qu'Aububon se lia d'amitié avec Walter Scott, Georges Cuvier, le peintre Redouté... La dimension romanesque de cet homme aussi aventurier qu'assidu des cabinets de curiosités, produit de la formidable libération des esprits qui suivit, en France, les drames de la Révolution, est ici restituée avec précision et chaleur. La vie d'Audubon y est présentée sous un double éclairage : celui du romantisme français et celui de la naissance du sentiment écologiste.
70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.
Lorsqu'on se lamente sur l'état de l'école aujourd'hui, sur l'existence d'élèves illettrés, démotivés, violents, de professeurs malmenés et déboussolés, se pose-t-on suffisamment la question de la formation de ceux sur qui, précisément, repose l'ensemble du système, "les enseignants"?Comment prépare-t-on aujourd'hui les jeunes professeurs à ce métier difficile? Loin du regard des médias et des parents, des institutions, mal connues du grand public, en sont chargées: les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres.François Vermorel a été l'un de ces jeunes maîtres. Il avait choisi d'enseigner les Lettres, avec enthousiasme mais sans illusions: il savait le métier ardu et l'année de formation éprouvante. Mais ce qui l'attendait dans cet IUFM du Nord en ce mois de septembre plu vieux dépassait tout ce que la rumeur et les récits de ses prédécesseurs lui avaient laissé redouter. Sur un mode ironique et précis, son livre est un témoignage. Il nous entraîne dans un monde qui décourage même les plus motivés. Un monde ubuesque où, à l'issue d'un concours sélectif, on lui fait dessiner des arbres ou colorier des blasons. Où les mots: professeur, élèves, exercices, devoirs, discipline sont frappés d'interdits étonnants. Où on déconseille Le Cid au motif que Corneille y ferait l'apologie du racisme. Où on inculque que toutes les formes de communication se valent, de l'insulte au rap, dès l'instant qu'on peut leur accoler les étiquettes de "citoyenneté" et "d'autonomie". Que la syntaxe et l'orthographe sont la "science des imbéciles" et qu'il ferait à ses élèves une violence inadmissible en leur "imposant" sa "culture bourgeoise". Une institution rompue au lavage de cerveaux où il faut feindre la soumission à des "formateurs" au mieux incompétents, au pire malveillants...Un voyage étonnant qui ne peut manquer d'interpeller: devenue un gigantesque laminoir pour nos enfants, l'Education nationale le serait-elle, en amont, pour ses professeurs? Un livre décapant qui vient à point au moment où l'on s'interroge sur les responsabilités de ceux qui ont conduit à la faillite de l'enseignement et au développement de l'illettrisme.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.