Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vocabulaire de la littérature du XVIIIe siècle
Goulemot Jean-Marie ; Masseau Didier ; Tatin-Gouri
MINERVE
17,80 €
Épuisé
EAN :9782869310834
Parce qu'elle s'est voulue à l'écoute des problèmes de son temps, la littérature du XVIIIe siècle représente un lieu de réflexion unique dans notre histoire culturelle. Ce vocabulaire propose des notions clés comme bonheur, liberté, nature, raison, vérité. Il donne aussi les moyens d'analyser les innovations littéraires et les emplois détournés de formes anciennes mises au service de la pédagogie des Lumières. D'almanach à ville en passant par bon sauvage, éducation, goût, matérialisme, physiocratie, sensibilité, aucun domaine n'a été négligé : genres littéraires, esthétique, philosophie, politique, science, religion, institutions culturelles... On choisira de lire en autodidacte, de A à Z, ou en braconnier, en sautant d'un lieu à l'autre, sans rime mais non sans raison. On tentera de reconstituer des chaînes et des réseaux, de repérer les conflits et les tensions de l'époque pour en mesurer la singularité et la richesse. Ecriture et pensée constituent les continents propres à chaque siècle : que ce livre facilite la reconnaissance d'un monde complexe où littérature et philosophie ne cessent de se confondre.
Résumé : " J'ai passé plus de temps à lire en bibliothèque qu'à manger, à fréquenter les cinémas ou les musées, à prendre des vacances au bord de la mer. Et, pour finir ces énumérations comptables, j'ai sans nul doute connu plus de bibliothèques que de femmes. " C'est une vie animée par l'amour des bibliothèques que raconte Jean Marie Goulemot, spécialiste du XVIIIe siècle et de l'histoire du livre : une vie de braconnage au fil des rayons, des rencontres, des découvertes, en France, en Espagne, aux États-Unis ; une vie de rêveur, placé sous surveillance ; une vie de professionnel scrutant les habitués, à l'écoute des silences, des nuisances sonores et des conseils les plus inattendus. Chemin faisant, c'est aussi une histoire des bibliothèques qui se dessine de l'antique bibliothèque d'Alexandrie à la censure dans la France occupée, des bibliothèques imaginaires aux livres condamnés à l'Enfer, des premières salles de lecteurs aux récentes mutations technologiques, Jean Marie Goulemot livre un texte intime, attachant et passionné.
Résumé : Si André Chénier est devenu un personnage de légende, accusé d'être contre-révolutionnaire ou d'incarner la figure du poète assassiné confronté à l'histoire et au pouvoir, son ?uvre n'en demeure pas moins très largement méconnue malgré le travail minutieux de ses éditeurs successifs. Le présent essai se propose d'analyser cette ?uvre dans ses aspects les plus divers : imitation des Anciens, invention d'une poésie modelée sur le vers antique mais véhiculant des pensées contemporaines, poésie engagée enfin, au côté d'interventions militantes dans la presse pour s'opposer à la tyrannie des démagogues et à la Terreur. Les auteurs ont également cherché à comprendre sur le vif ce que représente la fidélité aux principes, les rapports qu'en des moments de crise et de lutte peuvent entretenir poésie, histoire et politique. Les enjeux de vie et de mort que représentent alors le simple témoignage de la vérité et la pratique de la littérature.
Pourquoi a-t-on oublié qu'il a existé un stalinisme français? Oubli ou occultation? De la fin de la guerre aux années soixante, le PCF a été le premier parti de France. Il régnait alors sur les élites intellectuelles et artistiques, possédait journaux et maisons d édition et un marxisme sommaire, inspiré par lui, dominait l'enseignement. Il incarnait l'espoir d'une autre société pour les classes populaires. Ce qui explique le regard nostalgique porté, encore aujourd'hui, sur ce parti.Mais il existe un envers du décor: violence verbale, mensonges délibérés, complicité par omission avec les crimes de l'URSS, procès truqués, arbitraire, excès du culte de la personnalité... c'était ça, aussi, le communisme en France. Le PCF reproduisait, par la langue de bois, la violence et la terreur exercées par les appareils communistes au pouvoir. Il désignait ses adversaires comme autant de nazis, fût-ce le général de Gaulle, affublé dans la presse communiste d'un Heil de Gaulle!Tout ceci justifierait en soi un livre, certes. Mais le salubre ouvrage de Jean Marie Goulemot et Paul Lidsky a un mérite supplémentaire. Il montre comment, attisant la haine et le fanatisme, entretenant de faux espoirs par déni d'une réalité dérangeante, ce communisme à la française a imposé des modes de pensée qui perdurent dans notre société, toujours séduite par les slogans de tous les populismes.
Extrait de la préface de 1975 "Ce travail a été commencé il y a quelque dix ans déjà. De cette durée, je n'ai pas la vaine prétention de tirer gloire ; par son rappel liminaire, je voudrais tenter d'expliquer comment s'est constitué ce livre et esquisser la définition méthodologique d'une recherche dont il n'est que l'aboutissement fragile. (...) Je cherchais comme la Terre promise l'idée de révolution chez les philosophes. En parlaient-ils ? une fiche bien remplie à gauche ; n'en parlaient-ils pas ? une fiche vierge mais accusatrice à droite. Aussi ne me fallut-il guère de temps pour poser les jalons de ce qui était alors pour moi l'histoire de l'idée de révolution au XVIIIe siècle. Il en fallut moins encore pour réduire ce château de fiches en une ruine dérisoire quand je tentai d'analyser le sens d'une telle démarche. N'était-il pas évident que ma quête de l'idée de révolution relevait d'une définition a priori des Lumières qui était un reçu idéologique. A bien y regarder, le siècle pour moi prenait son sens de 1789 qui expliquait le siècle tout autant que le siècle l'expliquait. En même temps, je découvrais que 1715 n'était ni un commencement ni une fin, et il me fallait admettre que cette histoire avec son aube, son terme et son profil était mon oeuvre. Si je tenais l'idée de révolution pour présente dans ce siècle, c'est qu'une révolution en marquait le terme. Je projetais sur lui, pour le construire, une révolution qui l'ordonnait et dont il était le porteur. 1789, sans que j'en eusse conscience, inscrivait dans les faits une germination qui d'abord avait eu lieu dans les esprits. Jamais, je devais me l'avouer, je n'aurais eu le projet d'aller chercher cette même idée de révolution dans le XVIe ou le XVIIe siècle. D'autre part, si j'avais choisi de décrire là une idée de révolution, c'était aussi parce que cette idée était en moi, partie intégrante de mon idéologie, fantasme douillet, et rien alors ne m'interdisait de penser qu'à travers 1789 je la projetais dans ce passé qu'elle construisait, à la fois critère et ciment, tandis que par elle j'y retrouvais quelques-uns des garants dont j'avais tant besoin". Jean-Marie GOULEMOT
Résumé : Stages de formation, stages de conversion, informatique dès l'école primaire, technologie dès le collège, rénovation des L.E.E. La crise, le chômage et l'explosion technologique ont projeté ces problèmes aux avant-scènes de l'actualité. Moderniser la formation ? Comment ? Pour quel avenir ? Pour quelle société ? Ces questions, B. CHARLOT et M. FIGEAT les posent à l'histoire de la formation des ouvriers. Histoire de l'apprentissage du métier et de la condition ouvrière, que jalonnent l'école primaire puis les diverses institutions d'enseignement technique et professionnel. Histoire des stratégies du patronat, des ouvriers, des jeunes et de l'Etat face au marché de l'emploi. Donc aussi histoire de la lutte contre le chômage, avec son cortège de racisme, de sexisme et d'attitudes anti jeunes, histoire des politiques patronales et gouvernementales, et même... histoire militaire ! Histoire sociale, politique et idéologique de la formation des ouvriers et des techniciens, où se jouent le développement industriel, l'avenir de la classe ouvrière, lés choix de société. Histoire pour les historiens, mais aussi, et tout autant, pour les parents, les enseignants, les syndicalistes, les économistes et les politiques. Sans que jamais les auteurs éludent les enjeux politiques, c'est-à-dire les questions brûlantes d'aujourd'hui. Histoire de notre présent et de notre avenir autant que de notre passé.