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Scott Walker. Chronique d'une obsession
Gorin François
LE BOULON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782383780380
Scott Walker fait parti du panthéon des chanteurs géniaux mais maudits. Son influence est nettement supérieure au succès populaire, même si les débuts de Scott Walker au sein des faux-frères Walker Brother, ont détrôné, dans les années 60, les Beatles et Rolling Stones avec le tube mondial " The Sun Ain't Gonna Shine Anymore ". Scott Walker, n'a cessé de suivre une voie à part, un chemin exigeant, naviguant entre des reprises de Jacques Brel, des disques rock dépouillés, des textes lumineux. Le livre commence en quelque sorte par la fin : le 22 mars 2019, Scott Walker a 76 ans. François Gorin, doit s'atteler pour son journal Télérama à sa chronique posthume. Comment écrire quelques centaines de signes sur un artiste que l'on vénère au point d'avoir cultivé une obsession aussi radicale que celle qu'a connu François Gorin ? Très vite, l'auteur nous prend la main, et nous amène dans les méandres de son cheminement (pas toujours linéaire) walkérien, en partant de la première écoute d'un disque de Scott Walker, et de ses quêtes à la recherche des disques oubliés introuvables de Scott Walker, à l'époque, totalement sous-estimé. Cette quête non linéaire apporte un grand intérêt dans la lecture de ce livre. Le texte de François Gorin se situe dans une sorte de croisement entre biographie musicale et littérature. Gorin emmène le lecteur dans une quête obsessionnelle d'une oeuvre musicale. Ici, l'auteur tourne autour de Scott Walker, mais cela pourrait être un autre artiste. L'intérêt du livre réside dans la quête : le graal étant remplacé par des disques de Scott Walker. Aujourd'hui, Scott Walker est reconnu par les plus grands musiciens comme étant une influence majeure (David Bowie, Lou Reed, Alain Bashung, Nick Cave, Radiohead, etc.). L'intégralité de son oeuvre, à la différence de la quête qu'a mené François Gorin pendant plusieurs décennies, est disponible sur toutes les plateformes streaming.
Imaginons l'événement suivant : Simon Reynolds, l'érudit critique de rock anglais auteur de Rétromania, sonne égaré à votre porte. Imaginons ensuite que vous vous appeliez François Gorin, autre spécialiste de la chose rock, que l'ouvrage de Reynolds a questionné au plus profond de son amour de la musique. Il s'agit évidemment d'une chance à ne pas laisser passer. Une semaine durant, chaque soir, les deux éminents critiques se retrouvent, thé et platine disque à portée de main, pour faire le point sur la passion qui les anime. Au cours d'un dialogue évoquant musiques africaines et Elvis Costello, Beach House et Kanye West, le Français va tout tenter pour remonter le moral d'un Anglais désabusé par une époque où tout peut être écouté d'un clic, où les coffrets se transforment en mausolées, et où les vinyles prennent la poussière sur les étagères des collectionneurs. Et peu importe, finalement, de savoir ce que tout ceci doit à l'imagination.
(Inédit) Nombreux sont les jeunes artistes (de Benjamin Biolay à Noir Désir) qui se réfèrent à l'auteur du "Plat Pays". Parce qu'il ne comprenait rien aux modes et ne s'en souciait guère, Brel a construit une ?uvre intemporelle. "Mathilde", "Amsterdam" ou "Ne me quitte pas" sont ainsi régulièrement revisitées par de nouvelles générations. François Gorin, journaliste à "Télérama", brosse un portrait de cet artiste magnétique.
Résumé : Le 16 octobre 1992, on célèbre les 30 ans de carrière de Bob Dylan au Madison Square Garden de New York. Une trentaine d'invités reprennent ses chansons. Vers la fin du concert, se côtoient pour la première fois sur la même scène George Harrison, Roger McGuinn, Eric Clapton, Tom Petty et Neil Young. Au milieu d'eux, Bob Dylan himself, pas au mieux de sa forme. Mais sans lui, sans sa présence, aucun de ses prestigieux collègues n'interpréterait avec la même intensité ce "My Back Pages" choisi pour l'occasion, chacun son couplet d'une chanson plus connue par les Byrds que dans sa version d'origine. Et pourtant : à l'été 1964, un Dylan de 23 ans, jusque-là prince du protest song, y traduisait son désarroi. Il aspirait à mettre en musique son monde intérieur, non plus les plaies de la société. Première mutation d'une longue série à venir, qui ferait de ce chanteur-auteur à part la figure la plus influente du rock & folk américain et au-delà. En s'arrêtant sur chacun de ses disciples, en remontant aux sources de cette chanson singulière devenue hymne commun, ce livre offre une perspective nouvelle sur un artiste qui a suscité déjà tant de littérature. Partant d'un clip de 5 minutes, il déplie les nombreuses facettes d'un personnage toujours central après plus de six décennies.
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Résumé : 40 ans de house music à travers ce titre qui a déferlé sur tous les dance floor du monde, depuis mars 1983. Ce ne serait pas drôle si un de premiers titres dédié à la collection seveninches était tout, sauf un 45 Tours. En effet : Blue Monday est un maxi 45 tours (sa taille n'est donc pas de sept pouces, mais de douze...). Le format n'est pas anodin, car c'est un morceau fait pour les discothèques, avec une durée bien plus longue qu'un single (Blue Monday dure 7 : 31). Comment ce disque, réalisé par des musiciens orphelins de leur chanteur culte de leur précédent groupe (Joy Division), prolétaires du nord de l'Angleterre ont pu chavirer à ce point les clubs de New York, Ibiza, Berlin, etc. ? Il y a un avant Blue Monday et un après. C'est sur le label indépendant Factory, que le maxi est publié. L'histoire raconte (et c'est vrai ! ) que le graphiste, Peter Saville, a désiré une fabrication spéciale pour ce disque, qui représente la modernité en illustrant un floppy disc, avec des découpages dans le carton de la pochette... Le disque coûtait plus cher qu'il ne rapportait... C'était donc pour la gloire... Sauf que le label, ne le groupe n'avait prévu de vendre... plus d'un million d'exemplaires du Maxi 45 Tours... ce qui fait de ce Maxi 45 Tours la plus grosse vente de toute l'histoire de l'industrie musicale britannique (80. 000 ex en France ! ).
Ian Curtis est certainement la plus belle figure rimbaldienne du post-punk. Déchiré entre le succès en devenir de son groupe et ses amours, il a fini par choisir sa voie fatale ce 18 mai 1980. Ian Curtis laissera une trace indélébile dans l'histoire de la musique rock. Un avant et un après. Diego Gil s'attache, dans ce court livre, à raconter la dernière journée de Ian Curtis.
Résumé : Talk Talk reste un cas à part, un ovni dans la musique pop. Dès 1984, le groupe mené par Mark Hollis se démarque avec des singles qui grimpent très hauts dans les charts européens (le flamboyant "Such A Shame" avec son éléphant qui barrit en intro, ou bien l'hypnotique "Life's What you Make It")... sauf chez eux, en Angleterre. Leur maison de disque les positionne alors comme de nouveaux Duran Duran, et les pousse à produire ces pop songs synthétiques dans l'ère du temps. Mais c'est chez Can, Traffic, Miles Davis, Debussy, Ravel ou Barték que Mark Hollis puisse son inspiration. D'album en album, Talk Talk se détourne des artifices showbiz, en quête de dépouillement, d'une musique parfaite, singulière, jusqu'à l'ultime disque de Mark en solo, paru en 1998. Depuis : le silence... Ou presque. Jusqu'à ce funeste 25 février 2019, où on apprend via le compte Twitter de Matt Johnson de The The que Mark Hollis n'est plus. Il venait d'avoir 64 ans. Talk Talk a profondément marqué l'histoire du rock, et nourri des artistes aussi divers que Radiohead, Arcade Fire, Massive Attack, Sigur Rés, Alain Bashung ou Jean-Louis Murat.
Résumé : Le premier 45 Tours des Smiths est un événement majeur dans l'histoire du rock. C'était il y a 40 ans : mai 1983. Le quatuor de Manchester, emmené par Morrissey au chant et Johnny Marr à la guitare a posé les jalons d'une nouvelle forme de rock, avec un retour en force des guitares. Le monde ne s'est jamais remis depuis la parution du 1er 45 tours des Smiths, que ce soit par la pochette qui ouvre un aspect totalement novateur dans l'univers testostérone du rock (pochette avec des fesses d'un homme en gros plan), par la mélodie fabuleuse (retour des harmonies des années 60 après la déferlante hard rock, punk des années70 et synthétique du début des années 80) et par la teneur " littéraire " du texte : fini les chansons d'ados stupides (" Je t'aime, mais je ne sais pas comment te le dire "). Ce 45 Tours inaugure aussi un mouvement indépendant en Angleterre : on peut vendre, changer le monde, tout en étant un groupe indépendant sur un label indépendant. Le mouvement de l'indie rock doit tout aux Smiths, d'Oasis et passant pour toute la Brit pop des années 90. Les Smiths démontrent une fois de plus la force d'un terroir dans l'univers rock : Manchester prend la première place de la place rock en Grande-Bretagne. Les Smiths est certainement le groupe anglais qui a le plus influencé le rock des années suivantes, de Jeff Buckley, à Radiohead