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My back pages. Dylan et eux
Gorin François
LE BOULON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782487270329
Le 16 octobre 1992, on célèbre les 30 ans de carrière de Bob Dylan au Madison Square Garden de New York. Une trentaine d'invités reprennent ses chansons. Vers la fin du concert, se côtoient pour la première fois sur la même scène George Harrison, Roger McGuinn, Eric Clapton, Tom Petty et Neil Young. Au milieu d'eux, Bob Dylan himself, pas au mieux de sa forme. Mais sans lui, sans sa présence, aucun de ses prestigieux collègues n'interpréterait avec la même intensité ce "My Back Pages" choisi pour l'occasion, chacun son couplet d'une chanson plus connue par les Byrds que dans sa version d'origine. Et pourtant : à l'été 1964, un Dylan de 23 ans, jusque-là prince du protest song, y traduisait son désarroi. Il aspirait à mettre en musique son monde intérieur, non plus les plaies de la société. Première mutation d'une longue série à venir, qui ferait de ce chanteur-auteur à part la figure la plus influente du rock & folk américain et au-delà. En s'arrêtant sur chacun de ses disciples, en remontant aux sources de cette chanson singulière devenue hymne commun, ce livre offre une perspective nouvelle sur un artiste qui a suscité déjà tant de littérature. Partant d'un clip de 5 minutes, il déplie les nombreuses facettes d'un personnage toujours central après plus de six décennies.
Imaginons l'événement suivant : Simon Reynolds, l'érudit critique de rock anglais auteur de Rétromania, sonne égaré à votre porte. Imaginons ensuite que vous vous appeliez François Gorin, autre spécialiste de la chose rock, que l'ouvrage de Reynolds a questionné au plus profond de son amour de la musique. Il s'agit évidemment d'une chance à ne pas laisser passer. Une semaine durant, chaque soir, les deux éminents critiques se retrouvent, thé et platine disque à portée de main, pour faire le point sur la passion qui les anime. Au cours d'un dialogue évoquant musiques africaines et Elvis Costello, Beach House et Kanye West, le Français va tout tenter pour remonter le moral d'un Anglais désabusé par une époque où tout peut être écouté d'un clic, où les coffrets se transforment en mausolées, et où les vinyles prennent la poussière sur les étagères des collectionneurs. Et peu importe, finalement, de savoir ce que tout ceci doit à l'imagination.
Résumé : " Traverser les Etats-Unis d'est en ouest, en passant par les villes de préférence aux grands espaces... " faire l'Amérique " en somme, on y a tous songé. " Dix-huit ans ont passé depuis l'été 80 : l'âge d'un adulte majeur. Et ce voyage, le voici maintenant changé, mûri, les traits modifiés, sous l'habit d'un journal. C'est le même et c'est un autre. On ne se refait pas, mais on refait, pourquoi pas, l'Amérique. Infidèle forcément, menteur par " inadvertance du souvenir ". Avec cette chance que donne l'écriture aux moments creux, solitaires, incomplets du passé : ils peuvent y gagner une substance, un relief, une vérité parfois plus vraie que nature ". A mi-chemin du " travel writing " et de l'autobiographie, François Gorin dessine l'empreinte laissée par les paysages, les visages, les musiques dans la mémoire du voyageur.
(Inédit) Nombreux sont les jeunes artistes (de Benjamin Biolay à Noir Désir) qui se réfèrent à l'auteur du "Plat Pays". Parce qu'il ne comprenait rien aux modes et ne s'en souciait guère, Brel a construit une ?uvre intemporelle. "Mathilde", "Amsterdam" ou "Ne me quitte pas" sont ainsi régulièrement revisitées par de nouvelles générations. François Gorin, journaliste à "Télérama", brosse un portrait de cet artiste magnétique.
En juillet 54, Elvis Presley accélère le rythme d'un blues. Avant lui on a dansé sur le rock'n roll. Après lui on se met à écouter du rock. En 65, les Beatles chantent " Help ! " et les Rolling Stones " Satisfaction ". En 66, Bob Dylan passe à l'Olympia. En 69, ils sont quatre cent mille à Woodstock. Le rock s'installe dans les chambres des lycéens. En 77, les Sex Pistols hurlent " God Save the Queen " et le King Elvis Presley meurt. Un inconnu sort son premier album sous le nom d'Elvis Castello. Avant lui, on a déjà critiqué le rock. Après lui, on cherche un avenir dans la new wave. En 81, le rock a ses " Enfants " à la télévision française. En juillet 85, les vedettes du rock chantent pour l'Ethiopie à Londres et à Miami. En 87, l'actualité du rock est le disque compact, le rap et la nostalgie. En 96, François Gorin, qui pensait en avoir fini avec le rock, se rend compte qu'il n'en est rien. On digère le rock. On sait qu'il est beaucoup plus qu'un alignement de dates et de noms : c'est une histoire personnelle, des repères communs. Un roman autobiographique. Ce qui reste du rock est ce qu'on en a aimé.
Les New York Dolls, précurseurs du punk et inventeurs du glam rock, ont fait l'histoire du rock new yorkais des années soixante dix. Bruno Juffin conte leur histoire en version rock'n'roll... Les New York Dolls, précurseurs du mouvement punk dès 1971, sont un des trois groupes américains, avec le Velvet Underground de Lou Reed et les Stooges de Iggy Pop, à avoir eu une influence inversement proportionnelle à l'échec commercial de leurs débuts. Inventeurs incontestés du mouvement glam-rock, qui a connu des adeptes en Angleterre avec T-Rex ou David Bowie, les New York Dolls ont défrayé les chroniques avec un style vestimentaire plutôt extravagant, et un rock puissant et joyeux. Le groupe, soutenu par un de ses premiers fans, Morrissey, le chanteur du groupe britannique The Smiths, s'est reformé en 2006. Martin Scorsese, grand fan devant l'éternel a rendu un hommage vibrant aux New York Dolls dans sa série (co-produite avec Mick Jagger) Vinyl. Scorsese est d'ailleurs en train de trouver un documentaire sur David Johansen, le chanteur des Poupées de New York : " Je savais que je devais le filmer. " Bruno Juffin invite dans sa courte biographie des New York Dolls, des figures tutélaires du rock tels Lou Reed, David Bowie, Morrissey, Malcolm McLaren et ses Sex Pistols mais aussi Andy Warhol ou bien Béatrice Dalle. Il raconte dans un style tendu, direct, sans une once de gras, l'univers du punk rock new yorkais, entre postures arty et clocharde.
Résumé : Talk Talk reste un cas à part, un ovni dans la musique pop. Dès 1984, le groupe mené par Mark Hollis se démarque avec des singles qui grimpent très hauts dans les charts européens (le flamboyant "Such A Shame" avec son éléphant qui barrit en intro, ou bien l'hypnotique "Life's What you Make It")... sauf chez eux, en Angleterre. Leur maison de disque les positionne alors comme de nouveaux Duran Duran, et les pousse à produire ces pop songs synthétiques dans l'ère du temps. Mais c'est chez Can, Traffic, Miles Davis, Debussy, Ravel ou Barték que Mark Hollis puisse son inspiration. D'album en album, Talk Talk se détourne des artifices showbiz, en quête de dépouillement, d'une musique parfaite, singulière, jusqu'à l'ultime disque de Mark en solo, paru en 1998. Depuis : le silence... Ou presque. Jusqu'à ce funeste 25 février 2019, où on apprend via le compte Twitter de Matt Johnson de The The que Mark Hollis n'est plus. Il venait d'avoir 64 ans. Talk Talk a profondément marqué l'histoire du rock, et nourri des artistes aussi divers que Radiohead, Arcade Fire, Massive Attack, Sigur Rés, Alain Bashung ou Jean-Louis Murat.
La première chanson que j'ai appris à jouer était 'That'll Be The Day' par Buddy Holly." - John Lennon. 22 ans. Une fulgurance. Il y aura, pour toujours, un avant et un après Buddy Holly. En quelques mois discographiques, Charles Hardin Holley a bouleversé à jamais la musique rock, avec sa ligne claire, ses Stratocaster, sa silhouette de grand échalas et ses lunettes trademarkées. Et des chansons sublimes, ritournelles éternelles : "Well... Allright", "Peggy Sue", "That'll Be The Day", et tant d'autres, qui auront inspiré, influencé des générations entières de musiciens (Lennon, McCartney, Jagger, Dylan, Reed, etc.). Alain Feydri s'est littéralement plongé dans la biographie d'une des plus grandes figures du rock, non pas avec un masque et des palmes, mais bien équipé d'un scaphandre très très longue durée. Buddy Holly, né en 1936 à Lubbock, dans un Texas plus que puritain, au sein d'une famille Baptiste fondamentaliste, sera constamment partagé, dans sa courte existence, entre ses racines religieuses et le rock'n'roll, musique du diable. C'est en pur styliste, qu'Alain Feydri vous prend par la main (ou l'oreille) pour vous faire (re)découvrir l'oeuvre magistrale de Buddy Holly, sans se départir de son humour légèrement décalé, mais toujours habité par son amour inconditionnel pour la musique.
Résumé : Le premier 45 Tours des Smiths est un événement majeur dans l'histoire du rock. C'était il y a 40 ans : mai 1983. Le quatuor de Manchester, emmené par Morrissey au chant et Johnny Marr à la guitare a posé les jalons d'une nouvelle forme de rock, avec un retour en force des guitares. Le monde ne s'est jamais remis depuis la parution du 1er 45 tours des Smiths, que ce soit par la pochette qui ouvre un aspect totalement novateur dans l'univers testostérone du rock (pochette avec des fesses d'un homme en gros plan), par la mélodie fabuleuse (retour des harmonies des années 60 après la déferlante hard rock, punk des années70 et synthétique du début des années 80) et par la teneur " littéraire " du texte : fini les chansons d'ados stupides (" Je t'aime, mais je ne sais pas comment te le dire "). Ce 45 Tours inaugure aussi un mouvement indépendant en Angleterre : on peut vendre, changer le monde, tout en étant un groupe indépendant sur un label indépendant. Le mouvement de l'indie rock doit tout aux Smiths, d'Oasis et passant pour toute la Brit pop des années 90. Les Smiths démontrent une fois de plus la force d'un terroir dans l'univers rock : Manchester prend la première place de la place rock en Grande-Bretagne. Les Smiths est certainement le groupe anglais qui a le plus influencé le rock des années suivantes, de Jeff Buckley, à Radiohead