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Mémoires d'un discomane
Gorin François
MEDIAPOP
12,00 €
Épuisé
EAN :9782487669093
L'auteur, fan de rock & pop depuis l'adolescence et critique musical pendant plus de quarante ans, retrace le rapport particulier qu'il a entretenu avec les différents supports permettant d'écouter de la musique, des premiers 45 tours au temps du yé-yé tannées 1960), jusqu'au streaming, en passant par les bandes magnétiques, les albums 33 tours, les cassettes, les CD, les fichiers mp3... Il évoque sans nostalgie ce qui, à chaque innovation technique, se gagne et se perd dans la relation parfois intime, fétichiste et déraisonnable, qui lie tout amateur de musique aux objets de sa passion. Et comment la dématérialisation, qui peut être une nouvelle manière d'accumuler, ne saurait se confondre avec la dépossession. Ce témoignage personnel peut ainsi résonner de façon universelle.
Résumé : Scott Walker fait parti du panthéon des chanteurs géniaux mais maudits. Son influence est nettement supérieure au succès populaire, même si les débuts de Scott Walker au sein des faux-frères Walker Brother, ont détrôné, dans les années 60, les Beatles et Rolling Stones avec le tube mondial " The Sun Ain't Gonna Shine Anymore ". Scott Walker, n'a cessé de suivre une voie à part, un chemin exigeant, naviguant entre des reprises de Jacques Brel, des disques rock dépouillés, des textes lumineux. Le livre commence en quelque sorte par la fin : le 22 mars 2019, Scott Walker a 76 ans. François Gorin, doit s'atteler pour son journal Télérama à sa chronique posthume. Comment écrire quelques centaines de signes sur un artiste que l'on vénère au point d'avoir cultivé une obsession aussi radicale que celle qu'a connu François Gorin ? Très vite, l'auteur nous prend la main, et nous amène dans les méandres de son cheminement (pas toujours linéaire) walkérien, en partant de la première écoute d'un disque de Scott Walker, et de ses quêtes à la recherche des disques oubliés introuvables de Scott Walker, à l'époque, totalement sous-estimé. Cette quête non linéaire apporte un grand intérêt dans la lecture de ce livre. Le texte de François Gorin se situe dans une sorte de croisement entre biographie musicale et littérature. Gorin emmène le lecteur dans une quête obsessionnelle d'une oeuvre musicale. Ici, l'auteur tourne autour de Scott Walker, mais cela pourrait être un autre artiste. L'intérêt du livre réside dans la quête : le graal étant remplacé par des disques de Scott Walker. Aujourd'hui, Scott Walker est reconnu par les plus grands musiciens comme étant une influence majeure (David Bowie, Lou Reed, Alain Bashung, Nick Cave, Radiohead, etc.). L'intégralité de son oeuvre, à la différence de la quête qu'a mené François Gorin pendant plusieurs décennies, est disponible sur toutes les plateformes streaming.
Imaginons l'événement suivant : Simon Reynolds, l'érudit critique de rock anglais auteur de Rétromania, sonne égaré à votre porte. Imaginons ensuite que vous vous appeliez François Gorin, autre spécialiste de la chose rock, que l'ouvrage de Reynolds a questionné au plus profond de son amour de la musique. Il s'agit évidemment d'une chance à ne pas laisser passer. Une semaine durant, chaque soir, les deux éminents critiques se retrouvent, thé et platine disque à portée de main, pour faire le point sur la passion qui les anime. Au cours d'un dialogue évoquant musiques africaines et Elvis Costello, Beach House et Kanye West, le Français va tout tenter pour remonter le moral d'un Anglais désabusé par une époque où tout peut être écouté d'un clic, où les coffrets se transforment en mausolées, et où les vinyles prennent la poussière sur les étagères des collectionneurs. Et peu importe, finalement, de savoir ce que tout ceci doit à l'imagination.
Résumé : Le 16 octobre 1992, on célèbre les 30 ans de carrière de Bob Dylan au Madison Square Garden de New York. Une trentaine d'invités reprennent ses chansons. Vers la fin du concert, se côtoient pour la première fois sur la même scène George Harrison, Roger McGuinn, Eric Clapton, Tom Petty et Neil Young. Au milieu d'eux, Bob Dylan himself, pas au mieux de sa forme. Mais sans lui, sans sa présence, aucun de ses prestigieux collègues n'interpréterait avec la même intensité ce "My Back Pages" choisi pour l'occasion, chacun son couplet d'une chanson plus connue par les Byrds que dans sa version d'origine. Et pourtant : à l'été 1964, un Dylan de 23 ans, jusque-là prince du protest song, y traduisait son désarroi. Il aspirait à mettre en musique son monde intérieur, non plus les plaies de la société. Première mutation d'une longue série à venir, qui ferait de ce chanteur-auteur à part la figure la plus influente du rock & folk américain et au-delà. En s'arrêtant sur chacun de ses disciples, en remontant aux sources de cette chanson singulière devenue hymne commun, ce livre offre une perspective nouvelle sur un artiste qui a suscité déjà tant de littérature. Partant d'un clip de 5 minutes, il déplie les nombreuses facettes d'un personnage toujours central après plus de six décennies.
Eric Dupont-Moretti, l'avocat, plaidait pour une justice plus humaine. Devenu Ministre de la justice, il se dit préoccupé par les conditions de travail du personnel pénitentiaire. Ce personnel est réuni dans #Prisons avec d'autres acteurs de l'insertion et des tribunaux. A visages découverts, ils vous livrent, les aberrations administratives et les cadences infernales, les prises d'otages et les cafards. Ils vous confient aussi leur espoir d'une autre prison. Une prison humaine qui réinsère plus qu'elle ne détruit. Et si les personnels pénitentiaires et judiciaires étaient prêts à changer les choses dès maintenant ? Et si, pour une fois, on laissait faire ceux qui s'y connaissent le mieux ? Et si l'innovation tant attendue n'était finalement pas une énième loi mais une réorganisation à 360° de cette administration à bout de souffle ? Le plus court chemin pour diminuer la délinquance pourrait bien passer par la libération de ceux qui travaillent dans nos prisons et nos tribunaux.
Je couche toujours le premier soir et dans mon esprit, c'est souvent pour la vie". Quand un homme lui plaît, Chloé Mons aime sans mesure. Fondamentalement partante, pour une nuit, pour la vie. Qu'est-ce que la vie de celle qui est à la fois profondément romantique et qui n'a pas froid aux yeux ? Elle avait trente-six ans quand son mari a disparu. Avec lui, elle a connu l'amour fou. Lui, le chanteur. Après le deuil est venu l'éveil. Le renouveau. Le retour à la vie. Le désir retrouvé. Dix ans de solitude qui sont aussi dix ans de romances éphémères et d'interrogations. Chloé Mons est repartie à la découverte de l'autre. En exploratrice. En aventurière. Chasseuse et chassée. Ce livre est-il une balade autobiographique qui chaloupe et qui swingue ? Est-ce une réflexion charnelle sur l'époque ? Est-ce un journal ? Tout cela à la fois, le pouls d'une vie et ça bat fort. Dans ce portrait en mouvement, Chloé Mons invente son propre discours amoureux. Celui d'une femme libre.
Fasciné par Les Détectives sauvages, roman fleuve de Roberto Bolano, Julien Allouf décide de partir au Mexique emboîter le pas aux poètes réalviscéralistes dont il a suivi les errances à travers les rues de Mexico tout le long de sa lecture. Il décide de partir vivre leurs aventures, de retrouver les bars qu'ils avaient fréquentés, les bancs, les parcs, les trottoirs qu'ils avaient arpentés... Et, par une suite de heureux hasards, il croise le chemin des poètes infraréalistes qui ont inspirés à Bolano les personnages de son livre : Peau Divine, Ulises Lima, les soeurs Font... Il découvre leurs poèmes, leurs manifestes, leur quête : vivre la vie comme l'art et l'art comme la vie. "Convulsivement" . Et, petit à petit, il abandonne le livre pour se laisser gagner par la vie qui s'offre, un appareil photo à la main... Le journal de cette traversée se déploie entres lettres inédites, poèmes, manifestes et photographies et laisse apparaître, en filigrane, un portrait en creux de Roberto Bolano.
Ce livre est le fruit d'une rencontre entre une génération d'artistes syriens condamnés à l'exil pour leur engagement dans les Printemps arabes et des membres du monde français de l'art. Fin 2018 un collectif de professionnelles françaises et syriennes a organisé un programme de portes ouvertes d'ateliers d'artistes syriens à Paris, un colloque à l'école des Beaux-arts de Paris et des expositions à la galerie Premier regard puis à la maison des arts de Malakoff. Ce livre recueille les traces de cette expérience. S'y entrecroisent l'histoire de la Syrie, l'histoire de la révolution et de l'exil, les récits intimes des artistes, le regard de la critique et historienne de l'art Corinne Rondeau et l'analyse sensible de la commissaire d'exposition Dunia Al Dahan. Ces voix multiples, riches en images, sont ponctuées de reproductions d'oeuvres prises lors de l'exposition "Où est la maison de mon ami ? " qui s'est tenue au printemps 2019 à la maison des arts de Malakoff.