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Les groupes de parole en alcoologie
Gomez Henri
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749215082
Extrait Histoire et actualité des groupes Les études consacrées aux petits groupes mettent en exergue les travaux du psychanalyste britannique, Wilfred Bion qui eut le double privilège d'avoir Samuel Beckett comme patient et Melanie Klein, comme analyste. Côté soignants, les groupes Balint aident, depuis des décennies, les médecins généralistes volontaires à améliorer leur positionnement face aux malades et à la maladie. Les groupes de rencontre caractérisés par la non-directivité de Cari Rogers peuvent concerner tout public volontaire. Le travail en petit groupe rapporté à une catégorie professionnelle sensible, telle que les enseignants, a fait l'objet de nombreuses recherches. A l'hôpital, Martine Ruszniewski a donné une claire vision de ce qui peut se faire pour un groupe de soignants au sein d'un service. Contrastant avec le foisonnement des publications sur les multiples modalités de travail en groupe, il n'existe pas d'ouvrage centré sur le groupe de parole médiateur du lien en alcoologie, au-delà des temps d'hospitalisation. C'est l'objet de ce livre. L'actualité des groupes d'accompagnement en alcoologie joue sur deux volets : - l'aspect économique exige de s'intéresser à l'offre de soin et à son coût ; - l'aspect théorique peut être revisité, pour notre optique clinique et organisationnelle, par les travaux présentés par Edmond Marc et par Olivier Chambon, à partir de leurs préoccupations intégratives. Il s'agit pour nous d'accorder, au meilleur coût financier, l'offre de soin aux besoins de l'économie psychique du plus grand nombre possible de personnes alcooliques. RETOUR SUR L'HISTOIRE L'histoire des groupes d'accompagnement renvoie, en alcoologie, au modèle de groupe des Alcooliques anonymes. Il n'est pas question de détailler ici l'effort de conceptualisation fourni par les fondateurs du mouvement international des Alcooliques anonymes (AA). Les historiens peuvent cependant se tourner vers la source, le Gros livre des AA, qu'il est aisé de se procurer, toute réunion des AA donnant la possibilité d'avoir accès à la littérature de cette organisation. Les patients peuvent par ailleurs faire connaissance avec l'histoire des Alcooliques anonymes en découvrant le film Dans l'enfer de l'alcool, avec James Wood et James Garner dans les rôles des premiers protagonistes, un courtier et un chirurgien, deux vieux copains de boisson. La filmographie nord-américaine et même française comporte plusieurs films de référence sur le sujet, du Poison à La femme de ma vie, en passant par Un singe en hiver w sans négliger le récent et plaisant Les émotifs anonymes, puisque le programme de rétablissement des AA a fait l'objet d'une réplication pour la plupart des conduites addictives. Mon premier livre-outil, La personne alcoolique^, offre une présentation synthétique des étapes de ce programme. Ce sont des alcooliques, membres des AA, qui m'ont mis le pied à l'étrier en 1989. Leurs témoignages sont réunis dans un chapitre de ce même livre. Par la suite, ils ont accompagné l'encadrement des premiers séjours pour sevrage. En leur sein, j'ai appris l'écoute, la prise de parole et une façon d'exercer la réflexion. Je crois avoir honoré la dette ouverte mais je ne m'en tiens pas encore quitte. Plus exactement, une autre dette s'est ouverte avec mes patients. Du côté soignant, le livre-titre de Rogers, Les groupes de rencontre, fait référence. Il permet de comprendre les conditions de la conduite de groupes de parole et met en valeur la fonction transformatrice de la relation interpersonnelle. Rogers liait l'immersion dans la pratique et l'effort de conceptualisation. Sa non-directivité reposait sur une écoute active amplifiée par une compréhension animée par une intelligence sensible. Le soignant présent dans le groupe est un médiateur dans des échanges marqués par l'authenticité. Pour être efficace, le soignant a besoin d'être lui-même, sans masque mais non sans contrôle. Il suffit qu'il reste centré sur ce que dit la personne et qu'il laisse la parole faire écho en lui pour exprimer à son tour un propos recevable. Le groupe est un carrefour qui permet d'apprendre ou aussi de se connaître sans effort contraignant. Se donner le droit de penser, se sentir plus autorisé à être soi-même, avoir plus de plaisir et plus de capacités à résoudre ses problèmes existentiels, gagner en esprit de finesse, esprit critique, créativité, détermination, tout en aidant pareillement ceux qui participent à la démarche, est une entreprise somme toute plaisante.
La dépendance alcoolique est un enjeu majeur de santé publique. Elle est lourde de conséquences et une politique cohérente de soins, soucieuse d'efficacité et de qualité, reste à organiser. L'auteur analyse les fonctions du groupe d'accompagnement en alcoologie, les rapports entre le travail en groupe et le suivi individuel ainsi que le rôle de l'association comme médiateur entre médical, social et politique. Il présente une méthode à partir de quatre axes. Le praticien et l'alcoolique, dans leurs relations réciproques. Le groupe médicalisé, creuset de la parole-médicament. Le compte-rendu de ce travail permet une exploration systématisée de la relation du sujet à l'alcool, aux autres, à lui-même. L'usage circonstancié d'hospitalisations courtes dans la prise en charge et l'accompagnement de l'alcoolique. Le rôle de l'association : organisation matérielle, entraide, information, innovation et adaptation de techniques à visée thérapeutique, évaluation des résultats. Nourri de multiples exemples cliniques, ce livre est destiné à toutes les personnes confrontées à l'alcoolo-dépendance, aux personnels médicaux (généralistes, somaticiens, psychothérapeutes), et à l'ensemble des acteurs intervenant dans les réseaux d'associations spécialisées. Il est une incitation à la réflexion et un signe d'amitié pour les alcooliques et les alcoologues, actuels et futurs.
Résumé : Sommes-nous désormais condamnés à subir ? - L'effacement des libertés individuelles et collectives. - La dénaturation du lien social et affectif. - La progression des addictions et la gestion de leurs dommages. - Le renoncement à une éthique de responsabilité et d'épanouissement. L'auteur a répondu, à sa façon, en s'investissant en médecine de ville dans le champ de l'alcoologie clinique et des addictions associées. Son approche révolutionne la façon d'accompagner les personnes en difficulté avec l'alcool : entretiens de première rencontre, entretiens d'histoire, hospitalisations brèves comme étapes du lien à construire ; groupes d'accompagnement ; ateliers-cinéma comme supports de dialogues et d'élaborations ; soignants impliqués, association de réflexion et d'entraide, gérée et animée par des aidants issus du soin. Il évoque également les styles relationnels, les ressources mentales à mobiliser par le soignant, sa disponibilité - ce temps imparti et indispensable aux préoccupations thérapeutiques. Autant de pistes de réflexions cliniques, éthiques et philosophiques du soin pour créer une alternative au cauchemar de l'addiction. Ce passionnant plaidoyer pour une médecine à visage humain s'adresse à tous les acteurs de l'accompagnement du patient alcoolodépendant. Henri GOMEZ, ancien gastro-entérologue, est psychiatre. Il a développé depuis plus de 30 ans une pratique novatrice de la prise en charge des patients alcoolo-dépendants.
Résumé : Vivre après alcool fait partie de l'impensé du soin. En l'absence de changement de représentations, de façon de voir et d'agir, le retour de l'alcool est la règle, après un sevrage. Comment passer de la conscience douloureuse d'un manque à être à une vie épicurienne alliant, selon la formule, la responsabilité de ses plaisirs et le plaisir de ses responsabilités ? Les psychiatres, les psychologues et les psycho-praticiens sont souvent démunis face aux patients en difficulté avec des addictions. Après le sevrage, le problème de l'après reste entier. Comment aider le patient à se donner une bonne vie ? Les thérapies cognitivo-comportementales, qui ont dominé ces dernières années l'offre d'accompagnement, manifestent leurs limites et l'espoir qu'elles avaient pu soulever dans l'optique des thérapies brèves tournées vers les solutions a fait long feu. Les changements proposés par les " clés " définissent une philosophie de vie critique, épicurienne et citoyenne où la question du sens à donner à sa vie est posée comme alternative aux logiques de l'hypermodernité : l'avoir, le paraître, les faux-semblants, l'insécurité.
Extrait Extrait de l'introduction Comme l'a manifesté le phénomène médiatique du Baclofène, les personnes concernées par la dépendance et par la perte de contrôle de leur consommation d'alcool tardent à exprimer leur problème. A côté de la honte et du déni, l'absence de soin accessible et crédible représente un frein pour des démarches au moment où la relation à l'alcool devient critique. Paradoxalement, c'est la fraction des alcooliques qui dispose encore d'atouts appréciables, d'un point de vue social, familial et culturel, qui est la plus mal lotie. Depuis vingt-cinq ans - d'abord en tant que gastro-entérologue, plus récemment comme psychiatre -, j'ai développé dans le cadre de ma pratique, à la clinique du Parc à Toulouse, une méthodologie innovante qui vise à rendre plus efficient le soin alcoologique. L'hospitalisation brève en alcoologie (HBA), telle qu'elle est justifiée et explicitée dans cet ouvrage, est une des pièces maîtresses d'un dispositif qui facilite l'accompagnement ultérieur, après les premières rencontres avec le clinicien. Le concept se pose en alternative à la plupart des cures classiques. Après les Clés pour sortir de l'alcool, qui présentaient les axes d'un soin méthodique, et Les groupes de parole en alcoologie, soumis à des référentiels développant leur efficacité, ce troisième volet illustre concrètement ce que peut être un soin réellement intégratif. La prise en compte de la psychopathologie a pour heureux effet de dépsychiatriser autant que faire se peut l'alcoologie en aidant les personnes en difficulté avec l'alcool à se prendre véritablement en main. Leur implication, concrètement organisée sous la forme d'une association de réflexion et d'entraide - F ARE A 31 -, rencontre celle des soignants. À une période où une crise sans précédent, objectivement addictogène, menace les sociétés développées, l'HBA peut représenter un changement possible dans l'offre de soin «psyCOalcoologique». L'ÉTAT DES LIEUX Le regard que je porte sur l'offre de soin proposée aux personnes en difficulté avec l'alcool nous servira de préalable. Effectivement, ce regard conditionne le corps du délit, du délit qui consiste à penser concrètement le soin à partir de l'observation directe et attentive de l'objet traité : la problématique alcoolique. La masse et la diversité de la population en difficulté avec l'alcool justifieraient, à mon sens, de revoir de fond en comble le soin alcoologique, tant du point de vue du dispositif d'ensemble que de ses contenus. A la fin des années 1990, les gouvernements ont fait le choix de transformer les Centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie (CHAA), certes inopérants et dépassés, en centres d'addictologie publics aux sigles changeants, actuellement appelés CSAPA (Centres de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie), sortes de dispensaires pour addictés, généralement poly-toxicomanes et socialement marginalisés. Ce choix politique et sociétal - par son caractère exclusif au détriment de la filière libérale, acquise, de son côté, aux actes rentables - présente le grave inconvénient de laisser de côté 80 % des personnes alcooliques, celles qui disposent encore d'assez de ressources pour changer leur parcours de vie, sous réserve de bénéficier d'une aide appropriée.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Pourquoi les femmes et les hommes se sentent-ils souvent obligés d'avoir un verre à la main lorsqu'ils se rencontrent? Pourquoi le nombre de femmes qui boivent trop est-il en augmentation? La dépendance à l'alcool est-elle vraiment la cause de l'alcoolisme? Et que veut dire une société qui, d'une main, combat l'alcoolisme tandis que, de l'autre, elle encourage l'ivresse?. Le psychiatre Jean Maisondieu montre que de plus en plus d'hommes et de femmes sont contraints de se brouiller artificiellement l'esprit, de s'enivrer encore et encore pour aller vers l'autre, aimer l'autre. Ils y sont contraints parce que la peur de l'amour caractérise notre société, qui privilégie la maîtrise de soi, la raison et le pouvoir sur l'autre, plutôt que les sentiments, l'abandon. Bref, ces femmes et ces hommes boivent trop pour l'unique raison qu'ils auraient voulu aimer et qu'ils en ont eu peur
Résumé : Les malades alcooliques sont réputés aussi mal " analysables " que les pires toxicomanes. Après Freud, Abraham, Ferenczi et quelques pionniers dont les travaux se trouvent ici commentés, peu de psychanalystes ont publié leurs expériences ou leurs réflexions cliniques et théoriques sur des cas trop décevants. Au silence des alcooliques répond celui de nombreux analystes. A partir du compte rendu de leurs entretiens avec des malades alcooliques et de l'analyse des sentiments d'hostilité ou de frustration narcissique qu'ils ont ressentis en leur présence, A. de Mijolla et S.A. Shentoub, psychanalystes membres de la Société psychanalytique de Paris, tentent d'éclairer les meurtrissures cachées qui poussent certains êtres à se détruire en buvant encore et encore, jusqu'à la mort. Un plaidoyer pour une " psychanalyse de l'alcoolisme ", souvent considérée de nos jours aussi impossible que le paraissait, au début du siècle dernier, celle des psychoses.
Résumé : Notre société hyperactive a une obsession : échapper à la réalité, synonyme d'ennui et de frustration. Internet le lui permet en rendant possible un monde virtuel, accessible, maîtrisable, apparemment facile à vivre et à supporter. Aujourd'hui, en France, 40 millions de personnes utilisent cet outil. Le problème c'est que l'Internet possède un potentiel addictif et que plus il y a d'utilisateurs, plus il y a d'utilisations pathologiques. Cyberdépendance, achats compulsifs, jeux pathologiques, désocialisation etc. : Internet, qui était à l'origine un outil de libération, est devenu un problème de société. L'addiction à Internet concerne les jeunes comme les adultes et doit être mieux définie, comprise, soignée. Tel est l'objet de ce livre destiné aux praticiens comme aux parents et qui jette sur cette "toxicomanie sans drogue" un regard lucide.
Plume à la main ou caméra au poing, Hervé Chabalier couvre toutes les guerres depuis plus de trente ans. Pour son premier livre, il a choisi de raconter la sienne, contre l'alcool. Les drames d'une vie, ses succès et ses belles aventures, l'envoûtement et le dégoût provoqués par cette maîtresse insatiable et destructrice, ses longues défaites et sa victoire sur lui-même... Un récit intime qui frappe en plein c?ur, mais aussi le journal de bord très concret d'une cure réussie : aujourd'hui, Hervé Chabalier ne boit plus, et son témoignage se lit comme un immense cri d'espoir offert à toutes celles et ceux que cette maladie encore largement taboue concerne.