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Pouvoir colonial, municipalités et espaces urbains. 1 Tome 1
Goerg Odile
L'HARMATTAN
60,00 €
Épuisé
EAN :9782738455970
Les villes coloniales furent pour les Européens des lieux de pouvoir administratif, économique et culturel. En créant Freetown et Conakry, en 1787 et 1885, les Britanniques et les Français transposèrent leurs modèles urbains tout en adoptant des politiques spécifiques liées au rapport de domination. Celles-ci se traduisent par une organisation de l'espace à connotation ségrégative, l'obsession ambiguë de l'hygiène et l'adoption de structures administratives différenciées selon le statut personnel des citadins et de leur degré supposé de maturité politique et de "civilisation". Dans ce volume, l'auteur analyse les processus de constitution des municipalités, celle de Freetown, issue de la volonté conjointe des colonisateurs et d'une fraction de la population, et celle de Conakry, simple démarche administrative. Les idées sous-tendant les deux institutions, leurs compétences, leurs budgets ainsi que les mécanismes effectifs de fonctionnement et les premières réalisations initiales sont ensuite comparés.
Le 28 septembre 1958, les Guinéens votent à 94% "non" au référendum portant sur la Communauté franco-africaine. Ce vote frappe comme un coup de tonnerre dans le ciel du colonialisme français. Etape fondamentale du processus d'émancipation des pays africain vis-à-vis des métropoles, cette date constitue avant tout un événement fondateur de la nation et de l'Etat guinéens. Dans cet ouvrage, les auteurs ont cherché, en se situant dans le renouvellement actuel des recherches sur la Guinée, à jeter un autre regard sur cet événement et à en explorer les résonances dans l'histoire récente. Très vite, le Non devient en effet porteur de multiples messages : dès le vote acquis, la construction du mythe est en route, aussi bien autour de la figure de Sékou Touré que des enjeux politiques et identitaires de cet acte pour la nation guinéenne. Cet ouvrage vise donc à restituer la genèse du Non comme mythe collectif tout en mettant à jour les usages politiques qui en furent faits par les régimes successifs. Est envisagé le moment du Non dans sa complexité, sa genèse et les formes de mobilisation qui le déterminèrent. Les auteurs analysent ensuite le regard porté sur l'événement, en Guinée et hors de Guinée, à travers les revendications ultérieures des acteurs, leur interprétation et réinterprétation du vote. Ils scrutent les célébrations, porteuses de sens et de symboles, qui se modifient année après année, naviguant entre mémoire et histoire, permettant de multiples variations entre le passé et le présent. Est également étudié l'impact du Non, aussi bien sur les choix politiques, les optiques économiques que la politique culturelle.
Certains éléments historiques (dates, moments, événements, lieux, figures) constituent comme des noeuds dans l'appréhension du passé mais ils peuvent aussi, par leur force, tenir ensemble des éléments disparates. C'est cette figure que Les noeuds de l'histoire explorent : le rapport à l'histoire, les contours d'un récit national, le poids des héros, la valorisation des uns au risque d'en étrangler d'autres, le génocide comme potentielle année zéro... L'ouvrage propose, appliquées au continent africain mais de portée bien plus générale, des réflexions sur ce qui éclaire ou fait obstacle à la mise en commun d'un récit ainsi que sur les choix de l'écriture historique ou de l'énonciation orale au fil des années et des contextes. L'ouvrage est scindé en trois parties. La première appréhende les noeuds au moment de leur cristallisation, de leur naissance en quelque sorte, dans le rapport même à l'histoire. La deuxième décale le questionnement en pointant les difficultés à construire et assumer un récit global, prenant en compte les diverses échelles d'une narration historique. Finalement, la dernière partie examine le processus de construction des récits, au fil des décennies, mêlant, inévitablement, histoire et mémoire. De ce fait, doit-on défaire, dénouer ou, au contraire, prendre acte des lectures et perspectives contradictoires, mais bénéfiques ? Telles sont les multiples questions que ce volume soulève.
L'aménagement urbain met en jeu actuellement de nombreux acteurs qui essaient tous de peser sur les décisions concernant l'urbanisme ou les équipements. Cet ouvrage analyse leurs pouvoirs, les formes de légitimation et leur impact sur le devenir des villes alors que les conflits autour des ressources (terre, eau) s'exacerbent. Les études de cas se situent sur la longue durée, dans une perspective comparatiste, allant de Conakry 8 Cotonou, en passant par Lagos ou Lomé. Leur diversité met en lumière les mécanismes communs et les spécificités, liées 8 l'histoire socio-politique locale. Interviennent dans ce processus des membres d'anciennes familles dirigeantes, des occupants de longue date, des migrants plus récents ainsi que des gouvernants et divers représentants du quartier concerné (coutumiers, officiels, associatifs). Ces individus ou strates de pouvoir s'opposent ou s'allient selon des stratégies 8 chaque fois renouvelées, déterminées le plus souvent non par une perception d'ensemble de la gestion urbaine mais par des enjeux ponctuels, sur lesquels se mobilisent les citadins. Cette réflexion, au coeur de laquelle se trouvent les conflits fonciers, est particulièrement importante dans les villes contemporaines du continent africain. Par des cas précis, c'est tout un pan de la gestion urbaine qui est interrogé, dans le cadre des modalités actuelles de la gouvemance.
Résumé : Un demi-siècle après la vague des indépendances de 1960, l'année 2010 a marqué, pour de nombreux pays d'Afrique, le cinquantenaire de leur accession à la souveraineté et a été jalonné de multiples célébrations. Cet ouvrage se propose de faire revivre ce moment clé des indépendances, à travers une série d'analyses témoignant du moment de l'indépendance, de la diversité des réactions qu'il a générées et du souvenir que les Africains ont construit ou conservé de ces journées de fête ou de doute jusqu'au jubilé de 2010. A partir d'un questionnement renouvelé, les contributions mettent à jour l'extrême diversité des perceptions et des vécus qui coexistent et la complexité jamais démentie du rapport entretenus à cet événement fondateur. Colère et joie se sont mêlées à Tananarive et au Cameroun, fierté et déception ont été perceptibles à Lomé et Dakar. Des fêtes officielles parfois convenues aux bals où l'on a dansé "jusqu'à fatigué", les sociétés africaines ont tenté de s'approprier le moment "indépendance" en faisant parfois entendre des voix discordantes, notamment celles des "vaincus" des luttes politiques de la décolonisation (radicaux ou modérés) ou celles plus discrètes des mondes populaires ruraux et urbains, à la recherche d'une émancipation réelle et non formelle.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.