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Pouvoirs locaux et gestion foncière dans les villes d'Afrique de l'Ouest
Goerg Odile
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296010413
L'aménagement urbain met en jeu actuellement de nombreux acteurs qui essaient tous de peser sur les décisions concernant l'urbanisme ou les équipements. Cet ouvrage analyse leurs pouvoirs, les formes de légitimation et leur impact sur le devenir des villes alors que les conflits autour des ressources (terre, eau) s'exacerbent. Les études de cas se situent sur la longue durée, dans une perspective comparatiste, allant de Conakry 8 Cotonou, en passant par Lagos ou Lomé. Leur diversité met en lumière les mécanismes communs et les spécificités, liées 8 l'histoire socio-politique locale. Interviennent dans ce processus des membres d'anciennes familles dirigeantes, des occupants de longue date, des migrants plus récents ainsi que des gouvernants et divers représentants du quartier concerné (coutumiers, officiels, associatifs). Ces individus ou strates de pouvoir s'opposent ou s'allient selon des stratégies 8 chaque fois renouvelées, déterminées le plus souvent non par une perception d'ensemble de la gestion urbaine mais par des enjeux ponctuels, sur lesquels se mobilisent les citadins. Cette réflexion, au coeur de laquelle se trouvent les conflits fonciers, est particulièrement importante dans les villes contemporaines du continent africain. Par des cas précis, c'est tout un pan de la gestion urbaine qui est interrogé, dans le cadre des modalités actuelles de la gouvemance.
Certains éléments historiques (dates, moments, événements, lieux, figures) constituent comme des noeuds dans l'appréhension du passé mais ils peuvent aussi, par leur force, tenir ensemble des éléments disparates. C'est cette figure que Les noeuds de l'histoire explorent : le rapport à l'histoire, les contours d'un récit national, le poids des héros, la valorisation des uns au risque d'en étrangler d'autres, le génocide comme potentielle année zéro... L'ouvrage propose, appliquées au continent africain mais de portée bien plus générale, des réflexions sur ce qui éclaire ou fait obstacle à la mise en commun d'un récit ainsi que sur les choix de l'écriture historique ou de l'énonciation orale au fil des années et des contextes. L'ouvrage est scindé en trois parties. La première appréhende les noeuds au moment de leur cristallisation, de leur naissance en quelque sorte, dans le rapport même à l'histoire. La deuxième décale le questionnement en pointant les difficultés à construire et assumer un récit global, prenant en compte les diverses échelles d'une narration historique. Finalement, la dernière partie examine le processus de construction des récits, au fil des décennies, mêlant, inévitablement, histoire et mémoire. De ce fait, doit-on défaire, dénouer ou, au contraire, prendre acte des lectures et perspectives contradictoires, mais bénéfiques ? Telles sont les multiples questions que ce volume soulève.
Résumé : Les séances ont commencé dans les rues, les cours ou les cafés. Puis surgirent les salles aux noms grandioses, tout droit venus d'Europe : Rex, Vox, Palace ou Palladium... Nous sommes en Afrique subsaharienne, sous domination française ou britannique, dans la période de l'entre-deux-guerres : Fantômas, Tarzan, Les Trois Mousquetaires, King Kong font désormais partie d'un paysage culturel partagé. Tandis que John Wayne ou Gary Cooper deviennent des modèles pour des générations de jeunes gens en quête de repères. Le 7e art est bien perçu par les populations comme un moyen d'échapper, provisoirement, à un quotidien marqué par la colonisation. Et le lieu de la projection comme un espace étrange où Noirs et Blancs se côtoient sans se mêler, où s'exerce une censure qui ne dit pas son nom, où l'on apprend, aussi, que les Européens ne sont pas invincibles, que leurs moeurs ne sont pas irréprochables et leur système politique pas exempt de critiques...
Résumé : Un demi-siècle après la vague des indépendances de 1960, l'année 2010 a marqué, pour de nombreux pays d'Afrique, le cinquantenaire de leur accession à la souveraineté et a été jalonné de multiples célébrations. Cet ouvrage se propose de faire revivre ce moment clé des indépendances, à travers une série d'analyses témoignant du moment de l'indépendance, de la diversité des réactions qu'il a générées et du souvenir que les Africains ont construit ou conservé de ces journées de fête ou de doute jusqu'au jubilé de 2010. A partir d'un questionnement renouvelé, les contributions mettent à jour l'extrême diversité des perceptions et des vécus qui coexistent et la complexité jamais démentie du rapport entretenus à cet événement fondateur. Colère et joie se sont mêlées à Tananarive et au Cameroun, fierté et déception ont été perceptibles à Lomé et Dakar. Des fêtes officielles parfois convenues aux bals où l'on a dansé "jusqu'à fatigué", les sociétés africaines ont tenté de s'approprier le moment "indépendance" en faisant parfois entendre des voix discordantes, notamment celles des "vaincus" des luttes politiques de la décolonisation (radicaux ou modérés) ou celles plus discrètes des mondes populaires ruraux et urbains, à la recherche d'une émancipation réelle et non formelle.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.