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Les noeuds de l'histoire en contexte africain. Obstacles ou liens ?
Goerg Odile
PU MIDI
21,00 €
Épuisé
EAN :9782810712977
Certains éléments historiques (dates, moments, événements, lieux, figures) constituent comme des noeuds dans l'appréhension du passé mais ils peuvent aussi, par leur force, tenir ensemble des éléments disparates. C'est cette figure que Les noeuds de l'histoire explorent : le rapport à l'histoire, les contours d'un récit national, le poids des héros, la valorisation des uns au risque d'en étrangler d'autres, le génocide comme potentielle année zéro... L'ouvrage propose, appliquées au continent africain mais de portée bien plus générale, des réflexions sur ce qui éclaire ou fait obstacle à la mise en commun d'un récit ainsi que sur les choix de l'écriture historique ou de l'énonciation orale au fil des années et des contextes. L'ouvrage est scindé en trois parties. La première appréhende les noeuds au moment de leur cristallisation, de leur naissance en quelque sorte, dans le rapport même à l'histoire. La deuxième décale le questionnement en pointant les difficultés à construire et assumer un récit global, prenant en compte les diverses échelles d'une narration historique. Finalement, la dernière partie examine le processus de construction des récits, au fil des décennies, mêlant, inévitablement, histoire et mémoire. De ce fait, doit-on défaire, dénouer ou, au contraire, prendre acte des lectures et perspectives contradictoires, mais bénéfiques ? Telles sont les multiples questions que ce volume soulève.
En 1987 paraissait L'histoire des femmes en Afrique , un numéro des Cahiers Afrique noire. Il rendait compte d'un séminaire de Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure à l'université de Paris 7, et proposait un bilan des recherches en cours. Depuis, les études historiques se sont multipliées et les paradigmes ont changé. Ce volume collectif souhaite décentrer le regard des femmes vers le genre pour questionner, sous l'angle des rapports sociaux de sexe, la mobilisation politique, les processus de construction des identités masculines et féminines, la relation au corps... Les onze contributions, portant sur des périodes et des espaces divers, sont organisées selon trois thématiques : Morale sexuelle et politique coloniale , Rapport au corps et représentations et Politique, mutations des rôles et identités . . . Ce Cahier est coordonné par Odile Goerg, professeure d'Histoire de l'Afrique contemporaine à Paris 7-Denis Diderot, qui anime un séminaire sur Femmes et genre en Afrique . Il rassemble des chercheurs d'horizons et de pays divers (Belgique, Cameroun, France...).
Résumé : Un demi-siècle après la vague des indépendances de 1960, l'année 2010 a marqué, pour de nombreux pays d'Afrique, le cinquantenaire de leur accession à la souveraineté et a été jalonné de multiples célébrations. Cet ouvrage se propose de faire revivre ce moment clé des indépendances, à travers une série d'analyses témoignant du moment de l'indépendance, de la diversité des réactions qu'il a générées et du souvenir que les Africains ont construit ou conservé de ces journées de fête ou de doute jusqu'au jubilé de 2010. A partir d'un questionnement renouvelé, les contributions mettent à jour l'extrême diversité des perceptions et des vécus qui coexistent et la complexité jamais démentie du rapport entretenus à cet événement fondateur. Colère et joie se sont mêlées à Tananarive et au Cameroun, fierté et déception ont été perceptibles à Lomé et Dakar. Des fêtes officielles parfois convenues aux bals où l'on a dansé "jusqu'à fatigué", les sociétés africaines ont tenté de s'approprier le moment "indépendance" en faisant parfois entendre des voix discordantes, notamment celles des "vaincus" des luttes politiques de la décolonisation (radicaux ou modérés) ou celles plus discrètes des mondes populaires ruraux et urbains, à la recherche d'une émancipation réelle et non formelle.
Le 28 septembre 1958, les Guinéens votent à 94% "non" au référendum portant sur la Communauté franco-africaine. Ce vote frappe comme un coup de tonnerre dans le ciel du colonialisme français. Etape fondamentale du processus d'émancipation des pays africain vis-à-vis des métropoles, cette date constitue avant tout un événement fondateur de la nation et de l'Etat guinéens. Dans cet ouvrage, les auteurs ont cherché, en se situant dans le renouvellement actuel des recherches sur la Guinée, à jeter un autre regard sur cet événement et à en explorer les résonances dans l'histoire récente. Très vite, le Non devient en effet porteur de multiples messages : dès le vote acquis, la construction du mythe est en route, aussi bien autour de la figure de Sékou Touré que des enjeux politiques et identitaires de cet acte pour la nation guinéenne. Cet ouvrage vise donc à restituer la genèse du Non comme mythe collectif tout en mettant à jour les usages politiques qui en furent faits par les régimes successifs. Est envisagé le moment du Non dans sa complexité, sa genèse et les formes de mobilisation qui le déterminèrent. Les auteurs analysent ensuite le regard porté sur l'événement, en Guinée et hors de Guinée, à travers les revendications ultérieures des acteurs, leur interprétation et réinterprétation du vote. Ils scrutent les célébrations, porteuses de sens et de symboles, qui se modifient année après année, naviguant entre mémoire et histoire, permettant de multiples variations entre le passé et le présent. Est également étudié l'impact du Non, aussi bien sur les choix politiques, les optiques économiques que la politique culturelle.
La présence d'un grand nombre de Français dans les Etats africains devenus indépendants constitue une des caractéristiques majeures du mode de relations entre la France et son ancien Empire. Quelles sont les motivations concrètes ou idéologiques qui poussèrent à l'expatriation ? Quels rôles jouèrent localement ces coopérants ? Deux générations se distinguent : celle des anciens administrateurs reconvertis, au côté de jeunes venus investir leur énergie au service du tiers-monde.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.