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Perspectives historiques sur le genre en Afrique
Goerg Odile
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296037755
En 1987 paraissait L'histoire des femmes en Afrique , un numéro des Cahiers Afrique noire. Il rendait compte d'un séminaire de Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure à l'université de Paris 7, et proposait un bilan des recherches en cours. Depuis, les études historiques se sont multipliées et les paradigmes ont changé. Ce volume collectif souhaite décentrer le regard des femmes vers le genre pour questionner, sous l'angle des rapports sociaux de sexe, la mobilisation politique, les processus de construction des identités masculines et féminines, la relation au corps... Les onze contributions, portant sur des périodes et des espaces divers, sont organisées selon trois thématiques : Morale sexuelle et politique coloniale , Rapport au corps et représentations et Politique, mutations des rôles et identités . . . Ce Cahier est coordonné par Odile Goerg, professeure d'Histoire de l'Afrique contemporaine à Paris 7-Denis Diderot, qui anime un séminaire sur Femmes et genre en Afrique . Il rassemble des chercheurs d'horizons et de pays divers (Belgique, Cameroun, France...).
Les villes coloniales furent pour les Européens des lieux de pouvoir administratif, économique et culturel. En créant Freetown et Conakry, en 1787 et 1885, les Britanniques et les Français transposèrent leurs modèles urbains tout en adoptant des politiques spécifiques liées au rapport de domination. Celles-ci se traduisent par une organisation de l'espace à connotation ségrégative, l'obsession ambiguë de l'hygiène et l'adoption de structures administratives différenciées selon le statut personnel des citadins et de leur degré supposé de maturité politique et de "civilisation". Dans ce volume, l'auteur analyse les processus de constitution des municipalités, celle de Freetown, issue de la volonté conjointe des colonisateurs et d'une fraction de la population, et celle de Conakry, simple démarche administrative. Les idées sous-tendant les deux institutions, leurs compétences, leurs budgets ainsi que les mécanismes effectifs de fonctionnement et les premières réalisations initiales sont ensuite comparés.
Le 28 septembre 1958, les Guinéens votent à 94% "non" au référendum portant sur la Communauté franco-africaine. Ce vote frappe comme un coup de tonnerre dans le ciel du colonialisme français. Etape fondamentale du processus d'émancipation des pays africain vis-à-vis des métropoles, cette date constitue avant tout un événement fondateur de la nation et de l'Etat guinéens. Dans cet ouvrage, les auteurs ont cherché, en se situant dans le renouvellement actuel des recherches sur la Guinée, à jeter un autre regard sur cet événement et à en explorer les résonances dans l'histoire récente. Très vite, le Non devient en effet porteur de multiples messages : dès le vote acquis, la construction du mythe est en route, aussi bien autour de la figure de Sékou Touré que des enjeux politiques et identitaires de cet acte pour la nation guinéenne. Cet ouvrage vise donc à restituer la genèse du Non comme mythe collectif tout en mettant à jour les usages politiques qui en furent faits par les régimes successifs. Est envisagé le moment du Non dans sa complexité, sa genèse et les formes de mobilisation qui le déterminèrent. Les auteurs analysent ensuite le regard porté sur l'événement, en Guinée et hors de Guinée, à travers les revendications ultérieures des acteurs, leur interprétation et réinterprétation du vote. Ils scrutent les célébrations, porteuses de sens et de symboles, qui se modifient année après année, naviguant entre mémoire et histoire, permettant de multiples variations entre le passé et le présent. Est également étudié l'impact du Non, aussi bien sur les choix politiques, les optiques économiques que la politique culturelle.
Résumé : Les séances ont commencé dans les rues, les cours ou les cafés. Puis surgirent les salles aux noms grandioses, tout droit venus d'Europe : Rex, Vox, Palace ou Palladium... Nous sommes en Afrique subsaharienne, sous domination française ou britannique, dans la période de l'entre-deux-guerres : Fantômas, Tarzan, Les Trois Mousquetaires, King Kong font désormais partie d'un paysage culturel partagé. Tandis que John Wayne ou Gary Cooper deviennent des modèles pour des générations de jeunes gens en quête de repères. Le 7e art est bien perçu par les populations comme un moyen d'échapper, provisoirement, à un quotidien marqué par la colonisation. Et le lieu de la projection comme un espace étrange où Noirs et Blancs se côtoient sans se mêler, où s'exerce une censure qui ne dit pas son nom, où l'on apprend, aussi, que les Européens ne sont pas invincibles, que leurs moeurs ne sont pas irréprochables et leur système politique pas exempt de critiques...
L'aménagement urbain met en jeu actuellement de nombreux acteurs qui essaient tous de peser sur les décisions concernant l'urbanisme ou les équipements. Cet ouvrage analyse leurs pouvoirs, les formes de légitimation et leur impact sur le devenir des villes alors que les conflits autour des ressources (terre, eau) s'exacerbent. Les études de cas se situent sur la longue durée, dans une perspective comparatiste, allant de Conakry 8 Cotonou, en passant par Lagos ou Lomé. Leur diversité met en lumière les mécanismes communs et les spécificités, liées 8 l'histoire socio-politique locale. Interviennent dans ce processus des membres d'anciennes familles dirigeantes, des occupants de longue date, des migrants plus récents ainsi que des gouvernants et divers représentants du quartier concerné (coutumiers, officiels, associatifs). Ces individus ou strates de pouvoir s'opposent ou s'allient selon des stratégies 8 chaque fois renouvelées, déterminées le plus souvent non par une perception d'ensemble de la gestion urbaine mais par des enjeux ponctuels, sur lesquels se mobilisent les citadins. Cette réflexion, au coeur de laquelle se trouvent les conflits fonciers, est particulièrement importante dans les villes contemporaines du continent africain. Par des cas précis, c'est tout un pan de la gestion urbaine qui est interrogé, dans le cadre des modalités actuelles de la gouvemance.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.