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Géographie de l'écoulement fluvial
Giret Alain
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782296026452
L'hydrométrie fluviale a beaucoup progressé depuis les travaux réalisés de 1949 à 1971 par M. Pardé, A. Guilcher et J. Loup. Cet ouvrage veut innover à travers un essai de quantification régionale : ainsi le traitement des données utilisées a permis de dégager 14 familles de cours d'eau suivant leurs modules annuels. En effet, l'auteur a analysé 700 jaugeages identifiés par leur module, leur régime et leurs coordonnées Lambert. Leur répartition homogène a permis de préciser les connaissances hydrologiques. On a notamment constaté que les fleuves sibériens, aussi sollicités que les fleuves canadiens, sont bien moins abondants. Le régime tropical est assez homogène, mais l'Afrique, plutôt tropicale, est plus pauvre en eau que l'Amérique latine, plutôt équatoriale. Une analyse systématique des écoulements régionaux a montré la tyrannie de certains milieux. Certes, on connaît le rôle de l'aridité, mais le facteur le plus déterminant concerne les débâcles nivales et glaciaires sous les moyennes latitudes, du fait des hautes montagnes et de la continentalité. Or c'est à ces latitudes que la consommation d'eau est la plus forte alors qu'un éventuel changement climatique déplacerait les frimas en altitude et vers les pôles. Cet ouvrage s'adresse à un public de chercheurs et d'étudiants avancés, et il souhaite attirer l'attention de tout esprit ouvert aux nouveautés scientifiques.
Au cours du Quaternaire, la succession d'ambiances climatiques alternativement périglaciaires et tempérées favorisa tantôt l'incision des réseaux hydrographiques, tantôt la constitution d'une plaine alluviale. Aujourd'hui, la régularité des versants des vallées se retrouve interrompue par l'étagement de replats, ou terrasses, couverts d'alluvions anciennes. En Roussillon, les fleuves côtiers - Tech, Réart, Têt et Agly - ont construit un système de cinq terrasses alluviales. Sur le terrain, leur datation relative relève de cet étagement, mais elle a été grandement favorisée par l'altération des galets de quartz. Sur les niveaux les plus anciens, ils sont recouverts par une patine plus épaisse et plus colorée, associée à une éolisation très marquée ; simultanément, l'hydrolyse a détruit la cohérence des galets cristallins. A l'inverse, ces altérations n'apparaissent pas sur les terrasses les plus récentes. Enfin, la présence d'habitat préhistorique a permis d'affiner cette datation. Mais, à l'écart des variations climatiques, le Quaternaire des Pyrénées Orientales a subi la poursuite des mouvements tectoniques engagés depuis la fin du Crétacé. Il peut en résulter une incohérence apparente de la juxtaposition des niveaux alluviaux. Ainsi, la terrasse du Pléistocène moyen, unique sur la plupart des cours d'eau, se démultiplie en trois niveaux sur la Têt. Pour trancher, les observations effectuées sur le terrain ont été comparées aux profils longitudinaux des thalwegs et des terrasses associées des quatre cours d'eau. Des perturbations néotectoniques apparaissent clairement dans le profil de terrasses, qu'elles aient été syn-alluviales ou post-alluviales. Il a alors été possible de raccorder, ou de dissocier, des niveaux dont, jusque-là, la synchronisation paraissait incertaine.
Le Système Solaire n'est qu'un élément de l'Univers et de la Voie lactée, mais il possède une planète habitée, la Terre. Les conditions qui ont conduit des êtres primitifs aux écosystèmes actuels sont parfaitement connues. La question est de savoir si les mêmes processus ont pu se produire "ailleurs". A cette fin, nous avons pris en considération les facteurs incontournables à l'occurrence et à l'entretien de la vie (notamment la répartition des exoplanètes dans leurs systèmes stellaires), ainsi que l'avancement de la recherche d'une vie extraterrestre.
Au cours du Quaternaire, les écosystèmes terrestres furent confrontés à la succession rapide de crises climatiques, et des ambiances bioclimatiques froides et sèches alternèrent avec les ambiances plus chaudes, plus humides. Mais c'est aussi au cours de cette période que l'homme, dernier maillon de l'évolution des primates, accéda progressivement au contrôle de ces mêmes écosystèmes. Aussi, cet ouvrage se veut-il plus synthétique qu'érudit. Le Quaternaire est abordé au travers de son originalité climatique: cette alternance de périodes froides et tempérées aux latitudes moyennes, expliquée par le jeu des mécanismes astronomiques. Par souci de clarté, processus climatiques et conséquences écologiques sont décrits pour chacune de deux situations médianes: une phase glaciaire et une phase interglaciaire. A l'inverse, la reconquête des niches écologiques aux temps post-glaciaires et actuels est plus largement développée, car c'est à ce moment que, progressivement puis de façon exponentielle, l'homme modifia profondément et durablement les paysages naturels. L'objectif est essentiellement pédagogique, et ce manuel s'adresse aux étudiants en géologie, en préhistoire et en anthropologie humaine du premier et du deuxième cycle des universités. Mais il s'adresse aussi à tout esprit ouvert à l'histoire naturelle récente de la planète. Biographie de l'auteur Alain Giret est professeur de Géographie Physique à l'Université de Paris Nord. Il enseigne aussi la Géographie du Quaternaire au Département de Préhistoire de l'Institut de Paléontologie Humaine du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, et au Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel.
Il ne s'agit pas d'une monographie de plus sur la biodiversité. Nous avons essayé de réaliser, à la fois, un travail d'historien, de géographe et de naturaliste. Par choix personnel, nous avons retenu l'hypothèse biochimique, qui placerait l'apparition des premiers êtres vivants il y a près de 4 milliards d'années, et seule la thèse évolutionniste a été retenue. Le Précambrien couvre 90%de l'histoire de la vie, laquelle ne se diversifie qu'à la fin de la période, avec l'étape fondamentale de la faune d'Ediacara. Au cours des 500 millions d'années qui suivent, la biodiversité a connu des phases de radiation évolutive à partir de la faune de Burgess. Au Paléozoïque s'effectua la radiation de la majorité des genres actuels. le Mésozoïque et le Cénozoïque connurent celle des tétrapodes et des phanérogames. Parmi ces avatars, l'accent a été mis sur les extinctions massives, qui mirent en péril la biodiversité. Un effet, la quasi-totalité des genres a disparu à la fin du Permien. Avec le Quaternaire survint une période cruciale : la succession d'épisodes glaciaires et interglaciaires brefs provoqua un stress violent sur la répartition des biomes et de leurs écosystèmes. Surtout la rapide radiation évolutive du genre Homo a conduit à une originalité : la domination de toutes les espèces par une seule : Homo sapiens. C'est l'Anthropocène : de la Révolution Néolithique aux Révolutions Industrielles, l'histoire agricole, l'expansion commerciale et les progrès de l'industrie ont conduit à une perturbation des écosystèmes. A l'évidence, des espèces ont disparu depuis 1500, et d'autres seront menacées d'ici 2100. L'accélération du processus évoque l'imminence d'une extinction massive.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.