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Alluvionnements et néotectonique quaternaires en Roussillon
Giret Alain ; Lumley Henry de
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343036878
Au cours du Quaternaire, la succession d'ambiances climatiques alternativement périglaciaires et tempérées favorisa tantôt l'incision des réseaux hydrographiques, tantôt la constitution d'une plaine alluviale. Aujourd'hui, la régularité des versants des vallées se retrouve interrompue par l'étagement de replats, ou terrasses, couverts d'alluvions anciennes. En Roussillon, les fleuves côtiers - Tech, Réart, Têt et Agly - ont construit un système de cinq terrasses alluviales. Sur le terrain, leur datation relative relève de cet étagement, mais elle a été grandement favorisée par l'altération des galets de quartz. Sur les niveaux les plus anciens, ils sont recouverts par une patine plus épaisse et plus colorée, associée à une éolisation très marquée ; simultanément, l'hydrolyse a détruit la cohérence des galets cristallins. A l'inverse, ces altérations n'apparaissent pas sur les terrasses les plus récentes. Enfin, la présence d'habitat préhistorique a permis d'affiner cette datation. Mais, à l'écart des variations climatiques, le Quaternaire des Pyrénées Orientales a subi la poursuite des mouvements tectoniques engagés depuis la fin du Crétacé. Il peut en résulter une incohérence apparente de la juxtaposition des niveaux alluviaux. Ainsi, la terrasse du Pléistocène moyen, unique sur la plupart des cours d'eau, se démultiplie en trois niveaux sur la Têt. Pour trancher, les observations effectuées sur le terrain ont été comparées aux profils longitudinaux des thalwegs et des terrasses associées des quatre cours d'eau. Des perturbations néotectoniques apparaissent clairement dans le profil de terrasses, qu'elles aient été syn-alluviales ou post-alluviales. Il a alors été possible de raccorder, ou de dissocier, des niveaux dont, jusque-là, la synchronisation paraissait incertaine.
L'hydrométrie fluviale a beaucoup progressé depuis les travaux réalisés de 1949 à 1971 par M. Pardé, A. Guilcher et J. Loup. Cet ouvrage veut innover à travers un essai de quantification régionale : ainsi le traitement des données utilisées a permis de dégager 14 familles de cours d'eau suivant leurs modules annuels. En effet, l'auteur a analysé 700 jaugeages identifiés par leur module, leur régime et leurs coordonnées Lambert. Leur répartition homogène a permis de préciser les connaissances hydrologiques. On a notamment constaté que les fleuves sibériens, aussi sollicités que les fleuves canadiens, sont bien moins abondants. Le régime tropical est assez homogène, mais l'Afrique, plutôt tropicale, est plus pauvre en eau que l'Amérique latine, plutôt équatoriale. Une analyse systématique des écoulements régionaux a montré la tyrannie de certains milieux. Certes, on connaît le rôle de l'aridité, mais le facteur le plus déterminant concerne les débâcles nivales et glaciaires sous les moyennes latitudes, du fait des hautes montagnes et de la continentalité. Or c'est à ces latitudes que la consommation d'eau est la plus forte alors qu'un éventuel changement climatique déplacerait les frimas en altitude et vers les pôles. Cet ouvrage s'adresse à un public de chercheurs et d'étudiants avancés, et il souhaite attirer l'attention de tout esprit ouvert aux nouveautés scientifiques.
Il ne s'agit pas d'une monographie de plus sur la biodiversité. Nous avons essayé de réaliser, à la fois, un travail d'historien, de géographe et de naturaliste. Par choix personnel, nous avons retenu l'hypothèse biochimique, qui placerait l'apparition des premiers êtres vivants il y a près de 4 milliards d'années, et seule la thèse évolutionniste a été retenue. Le Précambrien couvre 90%de l'histoire de la vie, laquelle ne se diversifie qu'à la fin de la période, avec l'étape fondamentale de la faune d'Ediacara. Au cours des 500 millions d'années qui suivent, la biodiversité a connu des phases de radiation évolutive à partir de la faune de Burgess. Au Paléozoïque s'effectua la radiation de la majorité des genres actuels. le Mésozoïque et le Cénozoïque connurent celle des tétrapodes et des phanérogames. Parmi ces avatars, l'accent a été mis sur les extinctions massives, qui mirent en péril la biodiversité. Un effet, la quasi-totalité des genres a disparu à la fin du Permien. Avec le Quaternaire survint une période cruciale : la succession d'épisodes glaciaires et interglaciaires brefs provoqua un stress violent sur la répartition des biomes et de leurs écosystèmes. Surtout la rapide radiation évolutive du genre Homo a conduit à une originalité : la domination de toutes les espèces par une seule : Homo sapiens. C'est l'Anthropocène : de la Révolution Néolithique aux Révolutions Industrielles, l'histoire agricole, l'expansion commerciale et les progrès de l'industrie ont conduit à une perturbation des écosystèmes. A l'évidence, des espèces ont disparu depuis 1500, et d'autres seront menacées d'ici 2100. L'accélération du processus évoque l'imminence d'une extinction massive.
Dès 1674, Pierre Perrault publiait De l'origine des fontaines , un ouvrage en deux parties : une critique des concepts émis avant le XVII siècle, suivie d'observations et d'expériences conduisant aux bases de l'hydrologie continentale. Les deux premiers chapitres de notre ouvrage sont la transcription, annotée, du texte de Pierre Perrault en français moderne. Le troisième chapitre est entièrement consacré à la critique de ses expériences vis-à-vis des connaissances d'aujourd'hui, trois siècles plus tard.
Crues, étiages, hautes et basses eaux sont des événements statistiques calculés à partir des chroniques hydrologiques. Or leurs variations interannuelles devraient relever de la répartition temporelle et spatiale des précipitations. Sur la quasi-totalité du XXe siècle, une méthode d'investigation a révélé qu'en France la fréquence et l'amplitude des crues et des étiages étaient dominées par l'impact des aménagements hydrauliques. D'autres interventions humaines sont également à retenir.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !