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La renaissance du Sud. La grande épopée des littératures d'Oc
Giocanti Stéphane
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204148825
En évoquant les grands écrivains qui émaillent l'histoire du Félibrige provençal mais aussi des figures gasconnes, languedociennes, catalanes et auvergnates, Stéphane Giocanti célèbre ce qui fut une véritable épopée. Le miracle est arrivé ! Il se nomme Mirèio, le poème que Frédéric Mistral, le fondateur du Félibrige, publie en 1859, au mitan du siècle des nationalités. A partir de là, et jusqu'à aujourd'hui, va fleurir, au Sud, une immense renaissance des langues et des littératures. En Provence, mais aussi dans le Languedoc, la Gascogne, le Limousin et l'Auvergne. C'est cette saga culturelle du Midi que raconte ici, avec science et style, Stéphane Giocanti. Qui sont ces rebelles en butte au jacobinisme et à la stigmatisation des " patois " ? Quelle a été leur fabuleuse aventure héroïque et collective ? Quel rôle l'occitanisme a-t-il joué au sein de ce réveil ? Comment ce renouveau a-t-il influencé Alphonse Daudet, Jean Giono ou Marcel Pagnol ? Que reste-t-il de ce rêve à l'heure où les locuteurs naturels connaissent un crépuscule ? Et que nous dit cette résistance alors que la France s'interroge sur son avenir ? Avec ce panorama inégalé, complet et clair, alerte et accessible, Stéphane Giocanti nous initie comme jamais au Sud, à sa terre et à son ciel, à ses peuples et à ses parlers. Une célébration lumineuse. Essayiste et romancier, Stéphane Giocanti est, entre autres, l'auteur de T. S. Eliot ou le monde en poussières, C'était les Daudet, Une histoire politique de la littérature ainsi que de Kamikaze d'été.
Résumé : Aux abords des ruines du désir, l'auteur entend le galop des quatre chevaux de l'Apocalypse de saint Jean. Sa réponse n'est pas le désespoir, pas plus que le désastre n'est le dernier mot du texte de Jean. Mais il a fallu d'abord déblayer les ruines. En métaphysique, déblayer c'est reconnaître, faire reconnaître. Ainsi, l'auteur démasque-t-il les effets mortifères de l'idéalisme des " Lumières ", de la psychanalyse, des " machines désirantes " de Deleuze. Après avoir montré comment le désir s'est " dévoilé " dans trois siècles d'erreurs théoriques et pratiques, l'auteur restaure, ré-instaure un libre arbitre dont le christianisme a seul compris la tragédie et la gloire. Réunissant à cette fin les Pères de l'Eglise et les modernes comme Kierkegaard (et même, sur de rares points de convergence, Heidegger), il désigne enfin l'espérance, fondamentale et constitutive, de tout désir. Fondée sur la foi en la révélation chrétienne et l'idée proprement catholique de la personne à l'image de Dieu, voici une métaphysique permettant à l'homme qui a reconnu son origine surnaturelle d'accéder à une authentique délivrance.
Les récits historiques mettent généralement en scène le soldat au cours d'une action heureuse ou malheureuse, qui vient authentifier son engagement : assaut, combat, exploit, rôle au sein de la masse armée. Ici, l'arrière-plan familial et affectif n'est pas séparé de la vie militaire. Ce roman de formation et d'oubli raconte le parcours d'un jeune Russe depuis ses études à Nijni-Novgorod jusqu'à son affectation chez les parachutistes de la Légion étrangère. Sa renaissance s'accomplit au sein de l'armée russe puis de l'armée française, tandis que s'affirme son homosexualité désormais sans tabous. Il en vient à porter en lui tous ses pays intérieurs : au premier chef, la France et le Japon, présences éternelles. En célébrant le destin de Nikita, c'est à des milliers d'étrangers dévoués à la France que le romancier rend hommage.
François fut roi de France et poète. Le cardinal de Richelieu institua quarante immortels pour fixer sa patrie sur un Olympe littéraire. Avant d'être empereur, Napoléon rêva d'être écrivain. Le romancier Malraux fit un inoubliable ministre de la Culture, pour la gloire d'un général publié lui-même dans la bibliothèque de la Pléiade... nulle part ailleurs qu'en France, politique et littérature ne forment de couple aussi singulier. Et les écrivains, font-ils bon ménage avec la politique? C'est la question posée par ce livre irrévérencieux, qui invite le lecteur à découvrir des consanguinités surprenantes entre auteurs d'hier ou d'aujourd'hui, de droite ou de gauche, pour le meilleur et pour le pire. Car le peuple indiscipliné des écrivains regorge de courtisans et de guerriers, d'idéologues et de prudents, de sceptiques et de pamphlétaires, de vaillants et de lâches, de prophètes et de mystiques, sans oublier ceux que Stéphane Giocanti appelle joliment les plantés et les maudits: ceux qui se sont fourvoyés dans le ridicule ou le tragique... Une promenade inédite dans l'histoire littéraire, de Victor Hugo à Richard Millet.
Résumé : La France connaissait surtout le magnifique dramaturge de Meurtre dans la Cathédrale. On découvrira ici, dans toute son amplitude, une figure majeure de la modernité artistique. Souvent comparé à Joyce, Picasso, Stravinski, admiré de Borges, Faulkner, Valéry, proche de Russell, ami de Pound, mentor de Auden, l'auteur de La Terre vaine s'apparente, dans la littérature occidentale, à Dante ou Shakespeare dont il réinventa par ailleurs la lecture. Mais qui fut-il vraiment ? Comment un Américain de Saint Louis débarque-t-il à Paris en 1910 avant de gagner la Grande-Bretagne, d'y devenir anglais, anglican, d'y fonder la revue The Criterion, d'y illustrer la résistance de l'esprit sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale ? Et pourquoi ce génie, moderne parce que classique, mais longtemps condamné à la méfortune avec les femmes, ne se voulut-il jamais qu'un simple paroissien ? Restituant une trajectoire énigmatique à travers un monde en poussières, ce sont les débats philosophiques, littéraires, politiques de notre proche passé que ressuscite Stéphane Giocanti. La première biographie en langue française pour dire que l'heure d'Eliot est venue.