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Fleurs de Légion
Giocanti Stéphane
PG DE ROUX
20,00 €
Épuisé
EAN :9782363712851
Les récits historiques mettent généralement en scène le soldat au cours d'une action heureuse ou malheureuse, qui vient authentifier son engagement : assaut, combat, exploit, rôle au sein de la masse armée. Ici, l'arrière-plan familial et affectif n'est pas séparé de la vie militaire. Ce roman de formation et d'oubli raconte le parcours d'un jeune Russe depuis ses études à Nijni-Novgorod jusqu'à son affectation chez les parachutistes de la Légion étrangère. Sa renaissance s'accomplit au sein de l'armée russe puis de l'armée française, tandis que s'affirme son homosexualité désormais sans tabous. Il en vient à porter en lui tous ses pays intérieurs : au premier chef, la France et le Japon, présences éternelles. En célébrant le destin de Nikita, c'est à des milliers d'étrangers dévoués à la France que le romancier rend hommage.
Résumé : La France connaissait surtout le magnifique dramaturge de Meurtre dans la Cathédrale. On découvrira ici, dans toute son amplitude, une figure majeure de la modernité artistique. Souvent comparé à Joyce, Picasso, Stravinski, admiré de Borges, Faulkner, Valéry, proche de Russell, ami de Pound, mentor de Auden, l'auteur de La Terre vaine s'apparente, dans la littérature occidentale, à Dante ou Shakespeare dont il réinventa par ailleurs la lecture. Mais qui fut-il vraiment ? Comment un Américain de Saint Louis débarque-t-il à Paris en 1910 avant de gagner la Grande-Bretagne, d'y devenir anglais, anglican, d'y fonder la revue The Criterion, d'y illustrer la résistance de l'esprit sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale ? Et pourquoi ce génie, moderne parce que classique, mais longtemps condamné à la méfortune avec les femmes, ne se voulut-il jamais qu'un simple paroissien ? Restituant une trajectoire énigmatique à travers un monde en poussières, ce sont les débats philosophiques, littéraires, politiques de notre proche passé que ressuscite Stéphane Giocanti. La première biographie en langue française pour dire que l'heure d'Eliot est venue.
Ce roman évoque d'abord l'engagement d'un aviateur comme kamikaze et sa mission finale au début de l'été 1945 - justifiant le titre. Mais cet aspect épique ne constitue qu'un premier volet et une première étape d'un problème familial qui se développe ensuite, pour renvoyer à la situation des générations japonaises au sortir de la guerre, et à leur difficulté de plus en plus aiguë à se comprendre entre elles. Asuka, la veuve du kamikaze, a héroïsé son époux et renonce au présent. Leur fils Naoki, n'ayant jamais connu son père, a plutôt fui cette mémoire gênante et vécu la vie ordinaire d'un étudiant. Peu à peu, Asuka a pris conscience du fossé qui s'est creusé avec son fils; à vrai dire, elle se montre plus gênée par l'oubli de son père que par son homosexualité, dont elle a perçu les signes depuis longtemps. Elle décide de ne plus le revoir, provoquant la colère scandalisée de son beau-frère Koichiro et jetant Naoki dans le désespoir. L'enjeu, pour ce dernier, devient celui d'une réconciliation non seulement avec sa mère, mais aussi avec la figure de son père et avec l'histoire, en cette fin des années soixante où le Japon préfère tourner la page de la Seconde Guerre mondiale et vivre les enchantements du triomphe économique. C'est l'histoire de ces déchirures entre générations et de cette réconciliation qui tisse la trame du récit.
Résumé : Le roman, la poésie, le théâtre, mais aussi la philosophie. De grands aînés comme Homère, Cervantès ou Pascal, des étrangers comme Dostoïevski, Faulkner, et Eliot, des Français et contemporains comme Maurras, Malraux, Blanchot. Des anciens et des modernes, amis ou lointains, provoquant l'admiration ou la colère. Voici, en une bibliothèque idéale, les lectures, les dialogues et les confrontations de Pierre Boutang qui fut, selon George Steiner, le penseur le plus étonnant et sans doute l'un des plus grands du siècle. Les Abeilles de Delphes qui, selon Callimaque, puisent une eau pure dans la source sacrée nous précèdent et nous guident ainsi sur les chemins d'une culture intemporelle et croisant pourtant la plus saisissante des actualités. A la lumière de la chronique, les auteurs convoqués se révèlent, s'interpellent et s'édifient mutuellement. Rome répond à Athènes, Jérusalem n'est jamais loin, et la modernité toujours présente. Dans le lien secret de l'hellénisme à l'esprit français, c'est à la fois un traité des Dieux, des Muses et de la Cité, un art poétique, une méthode du lire et du penser que livre, ici, avec un bonheur et un style rares, Pierre Boutang.
En évoquant les grands écrivains qui émaillent l'histoire du Félibrige provençal mais aussi des figures gasconnes, languedociennes, catalanes et auvergnates, Stéphane Giocanti célèbre ce qui fut une véritable épopée. Le miracle est arrivé ! Il se nomme Mirèio, le poème que Frédéric Mistral, le fondateur du Félibrige, publie en 1859, au mitan du siècle des nationalités. A partir de là, et jusqu'à aujourd'hui, va fleurir, au Sud, une immense renaissance des langues et des littératures. En Provence, mais aussi dans le Languedoc, la Gascogne, le Limousin et l'Auvergne. C'est cette saga culturelle du Midi que raconte ici, avec science et style, Stéphane Giocanti. Qui sont ces rebelles en butte au jacobinisme et à la stigmatisation des " patois " ? Quelle a été leur fabuleuse aventure héroïque et collective ? Quel rôle l'occitanisme a-t-il joué au sein de ce réveil ? Comment ce renouveau a-t-il influencé Alphonse Daudet, Jean Giono ou Marcel Pagnol ? Que reste-t-il de ce rêve à l'heure où les locuteurs naturels connaissent un crépuscule ? Et que nous dit cette résistance alors que la France s'interroge sur son avenir ? Avec ce panorama inégalé, complet et clair, alerte et accessible, Stéphane Giocanti nous initie comme jamais au Sud, à sa terre et à son ciel, à ses peuples et à ses parlers. Une célébration lumineuse. Essayiste et romancier, Stéphane Giocanti est, entre autres, l'auteur de T. S. Eliot ou le monde en poussières, C'était les Daudet, Une histoire politique de la littérature ainsi que de Kamikaze d'été.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.