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Apocalypse du désir
Boutang Pierre ; Giocanti Stéphane
CERF
37,00 €
Épuisé
EAN :9782204088701
Aux abords des ruines du désir, l'auteur entend le galop des quatre chevaux de l'Apocalypse de saint Jean. Sa réponse n'est pas le désespoir, pas plus que le désastre n'est le dernier mot du texte de Jean. Mais il a fallu d'abord déblayer les ruines. En métaphysique, déblayer c'est reconnaître, faire reconnaître. Ainsi, l'auteur démasque-t-il les effets mortifères de l'idéalisme des " Lumières ", de la psychanalyse, des " machines désirantes " de Deleuze. Après avoir montré comment le désir s'est " dévoilé " dans trois siècles d'erreurs théoriques et pratiques, l'auteur restaure, ré-instaure un libre arbitre dont le christianisme a seul compris la tragédie et la gloire. Réunissant à cette fin les Pères de l'Eglise et les modernes comme Kierkegaard (et même, sur de rares points de convergence, Heidegger), il désigne enfin l'espérance, fondamentale et constitutive, de tout désir. Fondée sur la foi en la révélation chrétienne et l'idée proprement catholique de la personne à l'image de Dieu, voici une métaphysique permettant à l'homme qui a reconnu son origine surnaturelle d'accéder à une authentique délivrance.
Aux bords des ruines du désir, l'auteur entend le galop des quatre chevaux de l'apocalypse de saint Jean. Sa réponse n'est pas le désespoir, pas plus que le désastre n'est le dernier mot du texte de Jean. Mais il a fallu d'abord déblayer les ruines. Ainsi Pierre Boutang démasque-t-il les effets mortifères de l'idéalisme des lumières", de la psychanalyse, des"machines désirantes"de Deleuze. Après avoir montré comment le désir s'est"dévoilé"dans trois siècles d'erreurs théoriques et pratiques, l'auteur restaure, ré-instaure un libre arbitre dont le christianisme a seul compris la tragédie et la gloire. Réunissant à cette fin les Pères de l'Eglise et les modernes comme Kierkegaard (et même, sur de rares points de convergence, Heidegger), il désigne enfin l'espérance, fondamentale et constitutive de tout désir. Fondée sur la foi en la Révélation chrétienne et l'idée proprement catholique de la Personne à l'image de Dieu, cette métaphysique particulière permet à l'homme qui a reconnu son origine surnaturelle d'accéder à une authentique délivrance."
La source sacrée est celle où les abeilles de Delphes vont puiser quelques gouttes d'une transparence parfaite. C'est à cette même quête que nous convie Pierre Boutang dans ce recueil critique inédit, qui rassemble des articles publiés dans les années cinquante et soixante. Ici encore, il jette sur les poètes, les romanciers et les philosophes de purs traits de lumière, qui définissent à chaque fois un art de penser et un art d'écrire. Une telle puissance de dialogue et de rencontre, sans tabou ni complaisance, a aussi bien suscité l'admiration de Jules Supervielle que de Daniel Halévy, Roger Nimier et Jean Paulhan. Méditant tour à tour sur le langage et le style, sur les "bergers" chrétiens de la littérature, mais sondant aussi bien les entrelacs de Rousseau, Montherlant et Proust (le"Champ clos" du moi), Boutang achève cet itinéraire par une réflexion sur la naissance de l'État; on y découvre ses lectures de Tocqueville, Sorel et Aron, rencontrant toujours chaque auteur sur la crête de sa pensée. Parmi les grands morceaux, le lecteur retrouvera la préface aux Possédés de Dostoïevski et l'introduction allègre de la Satire Ménippée. Dans une préface inédite écrite en 1991, Pierre Boutang met en évidence l'unité de sa démarche et de sa quête métaphysique. Cet immense voyage dans la littérature, la politique et la philosophie refonde la critique par la rencontre entre le logos et le monde.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.