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Cosmopolitan greetings. Poèmes, 1986-1992
Ginsberg Allen
BOURGOIS
19,82 €
Épuisé
EAN :9782267013467
Edition bilingue du dernier recueil d'Allen Ginsberg paru aux Etats-Unis, Cosmopolitan Greetings s'inscrit, tant sur le plan de l'expression que de l'inspiration, dans la continuité de Linceul blanc, publié par Christian Bourgois en 1994. Si l'auteur de Howl et de Kaddish reste fidèle à son choix initial d'écriture spontanée et de sincérité totale, ses vers se sont épurés de tout effet dit "poétique" jusqu'à atteindre une simplicité proche de l'oralité. Ce style naturel, qui se démarque cependant de la prose par sa densité et un sens inné du vers et de la chute, rend à merveille l'expérience du poète dans son quartier du Lower East Side à New York. Scènes de rue, rêves retranscrits au réveil, pensées ordinaires saisies dans l'instant, lecture des journaux, soucis de santé constituent, de poème en poème, une thématique du quotidien traitée avec un humour tendre où se mêlent l'héritage juif et la sagesse bouddhiste apprise du Rinpoché Trungpa, dont les funérailles sont évoquées ici sur un ton à la fois détaché et ému, caractéristique de la sensibilité du poète vieillissant. Pour autant, la vigueur dans la dénonciation des aberrations politiques et du désastre écologique mondial ne faiblit pas un instant. Notre grand "cosmopolite" se perçoit plus que jamais comme citoyen du monde, investi d'une mission morale qu'il remplit inlassablement avec ses amis, étudiants et musiciens associés à ce recueil, dont certains textes ne font que transiter par la page pour être rythmés ou chantés sur toutes les scènes du monde."
Please let him go ! Laisse-le partir !" répondit le maître tibétain Trungpa à Allen Ginsberg tenaillé par le désir coupable d'écrire un nouveau Kaddish à la mort de son père. Accept and let it Go ! dit l'auteur de ce livre. Nous retrouvons ici quelques virulentes diatribes de la grande époque des années 70. Mais à l'indignation légendaire succède parfois une douceur calmement exhalée, une ironie bienveillante. Les poèmes de ce recueil font suite à la Chute de l'Amérique, qui faisait table rase des mythes nationaux. Mind Breaths et Plutonian Ode, dont nous présentons ici, avec l'accord de Ginsberg, les textes les plus importants en édition bilingue, expriment dès le titre l'équilibre sur lequel ces poèmes reposent : l'esprit souffle mais par la bouche, voix physique de l'âme entière ; le plutonium maudit qui calcinera les êtres est courtisé comme un amant dangereux. Le génie de Ginsberg refuse le monocorde. Ces poèmes, traduits à l'origine par Mary Beach et Claude Pélieu, sont d'une teneur si délicate malgré leur simplicité apparente qu'ils ont été longuement retravaillés en collaboration avec l'auteur. Les voici dans une version provisoirement définitive.
Le kaddish est la prière des morts dans la religion hébraïque. Allen Ginsberg a choisi ce titre pour le long poème qui ouvre ce recueil pour célébrer la mémoire de sa mère Naomi qui est décédée en 1956. N'ayant pas assisté aux derniers moments de cette dernière, le poète a décidé de lui consacrer ce texte qui mêle l'amour et la rage, une danse endiablée avec la Mort au son d'un musicien de jazz et des souvenirs nostalgiques de la ville de Paterson où il a passé son enfance et où a vécu le grand poète William Carlos Williams. Ce questionnement sans concession aucune sur la foi, la transcendance, le destin de l'être humain se conjugue avec des réminiscences de son passé qui affluent comme autant de visions apocalyptiques ou torturantes est une litanie chargée de peurs et d'angoisses, de sentiments déchirants et d'intuitions fulgurantes. Dans ces pages, tout comme dans les autres écrits contenus dans ce livre, Ginsberg définit son art poétique. C'est la transcription hallucinée d'un flux de conscience charriant les éléments les plus disparates et les plus contradictoires, mais qui sous-tendent son expérience unique et pourtant partagée avec tous les grands poètes disparus et avec ses parents, ses amants et ses amis. Irwin Allen Ginsberg est né le 3 juin 1926 à Newark, New Jersey. Sa mère est juive originaire de la région de Vitebsk, elle a émigré avec ses parents lors du pogrom de 1905. Son père, Louis, est issu d'une famille juive de Galicie partie aux Etats-Unis dans les années 1880.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.