Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le droit des exilés. Généalogie du droit d'asile au XVIIe siècle
Ghermani Naïma
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130833314
Le droit d'asile n'a pas toujours été un droit de protection des personnes innocentes et persécutées par un pouvoir coercitif. Jusqu'au XVIIIe siècle, il était associé au droit pénal et offrait à une personne poursuivie par la justice une immunité lui permettant d'échapper pour un temps à une peine judiciaire. Comment cette transformation a-t-elle eu lieu ? Telle est la question au coeur de ce livre. Il avance que cette mutation est directement liée à l'afflux de milliers de persécutés pour des raisons religieuses qui provoquent une véritable "crise des réfugiés" du XVIIe siècle dans les pays d'accueil. Les fugitifs forgent alors un langage de l'exil, qui l'érige en un problème politique incitant les juristes à élaborer, en Allemagne, un "droit des exilés" . Ce droit de recevoir des personnes en fuite ouvre ainsi un chapitre inédit et transnational du droit des gens alors en plein essor.
Christin Olivier ; Flückiger Fabrice ; Ghermani Na
Grandes découvertes et évangélisation des Amériques, possibilités de reproduction à l'infini des images et des récits offertes par l'imprimerie, circulation sans précédent des objets, des produits et des personnes. Aux XVIe-XVIIe siècles, de nouvelles conditions historiques font que les images de la Vierge Marie, soudainement, se multiplient, se diversifient, s'exportent partout dans le monde, ou presque. Cette mondialisation de Marie, qui s'observe dans la littérature spirituelle et dans l'iconographie, porte quelques auteurs audacieux, souvent liés aux ordres religieux qui participaient au premier chef à ces échanges de biens symboliques, à entreprendre le recensement et le classement des images dans de vastes ouvrages encyclopédiques, dont l'Atlas Marianus du jésuite Wilhelm Gumppenberg est l'exemple le plus abouti. Ces ouvrages, les topographies sacrées, sont aussi l'occasion pour certains auteurs de se prononcer sur l'équilibre du monde, l'organisation de l'univers et la réalité des miracles avec l'ambition de contrecarrer les périls du temps : les attaques protestantes contre le culte de Marie et des saints, les positions des philosophes de la nature et des savants qui doutaient de l'action de forces surnaturelles invisibles mais irrésistibles, et les progrès de l'astronomie qui tendaient à vider les Cieux de toute présence surnaturelle et à laisser l'homme seul face à l'univers. Parler de Marie, c'était parler du monde comme il devait aller, un monde où Dieu ne se cachait pas. C'est ce moment clé de l'aventure de la science jésuite et de cette ultime tentative pour mettre tous les savoirs anciens et modernes au service de la foi que cet ouvrage entend retracer, en croisant histoire de l'art et histoire des sciences, anthropologie historique et histoire religieuse.
Aborder les industries des images en Asie de l'Est (Chine/Hong Kong, Corée, Japon, Taïwan) invite à s'intéresser à la mondialisation vue d'ailleurs et à réexaminer les théories sur la mondialisation culturelle d'un point de vue comparatif. Il s'agit ici de remettre en question la grille d'analyse la plus répandue, qui aborde cette question sous l'angle de la seule domination économique nord-américaine sans envisager aujourd'hui l'hégémonie chinoise. Le contrôle économique d'Hollywood sur le marché mondial du cinéma ne signifie pas pour autant une hégémonie culturelle globale : le goût pour les programmes et les films nationaux, les appropriations et médiations diverses invitent à affiner l'analyse au niveau du local. Prendre en compte l'Asie de l'Est, relativement ignorée jusqu'ici sous cet angle, bien que drainant un milliard six cent mille habitants, permet de comprendre dans quelle mesure ces industries de l'image toujours dynamiques restent partagées entre mondialisation et identités locales. Une réflexion géopolitique sur ces frontières à l'ère numérique, oblige aussi à revenir sur les porosités entre industries culturelles et industries créatives pour mesurer un ensemble de pratiques évolutives et disparates. A partir de cas concrets, l'industrie des médias associée à un ensemble de supports (cinéma, documentaires, télévisions, jeux vidéos...) est ici étudiée sous l'angle de ses multiples interactions dans le cadre de marchés évolutifs et innovants. Cette culture filmique asiatique relève aujourd'hui bien plus de pôles éclatés que complémentaires, soucieux de préserver des entités culturelles locales et spécifiques, tout en s'inscrivant dans un contexte général de mondialisation. Comme ailleurs dans le monde, le cinéma populaire et d'auteur asiatique conserve une certaine attractivité, mais doit faire face à la forte concurrence des télévisions et des réseaux internet qui le diffusent dans la région. A cet égard, l'Asie de l'Est offre un champ d'expériences uniques traversé par de profondes diversités, qui morcellent ce marché des industries de l'image, clivé entre pôles régionaux. Tel est l'enjeu et l'originalité de ce numéro à partir de regards croisés d'un collectif de chercheurs issus d'Asie et d'Europe.
Mosaïque de territoires issus des anciens royaumes de Charlemagne, le Saint Empire romain germanique est un des premiers pays de la chrétienté à faire l'expérience du pluralisme religieux, dès le début du XVIe siècle. Martin Luther, un ancien moine augustin, défie Rome et met en place une nouvelle Eglise. L'arrivée de la Réforme luthérienne ouvre alors une période de conflits entre protestants et catholiques qui se propage à toute l'Europe. C'est au coeur de ces déchirements confessionnels que l'oeuvre prolifique de Lucas Cranach prend son essor.
Originaire de la petite ville de Kronach, au nord-ouest de l'actuelle Bavière, dont il tire son patronyme, le peintre, graveur et dessinateur Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553) fait partie des artistes majeurs de la Renaissance allemande. Après avoir brillamment débuté sa carrière à Vienne vers 1500, l'artiste s'installe à la cour de Frédéric III de Saxe et réalise de nombreux portraits, tableaux religieux, peintures mythologiques et décors de fêtes. Au moment de la Réforme luthérienne, Cranach met tous ses talents au service des idées religieuses et politiques de Frédéric de Saxe, en créant des modèles de représentations pour l'enseignement de la nouvelle foi, développant un lien inédit entre Ecriture sainte et image. Ainsi, ses nus féminins aux savantes allusions s'affirment-ils comme des peintures politiques ou comme des scènes érotiques? Cet album montre comment, grâce à son art et à son érudition, Cranach invente " une nouvelle manière de voir pour une nouvelle manière de croire ".
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.