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Les industries des images en Asie de l'Est. Entre mondialisation et identités locales (Chine - Hong
Feigelson Kristian ; Ghermani Wafa
SORBONNE PSN
22,90 €
Épuisé
EAN :9782379060588
Aborder les industries des images en Asie de l'Est (Chine/Hong Kong, Corée, Japon, Taïwan) invite à s'intéresser à la mondialisation vue d'ailleurs et à réexaminer les théories sur la mondialisation culturelle d'un point de vue comparatif. Il s'agit ici de remettre en question la grille d'analyse la plus répandue, qui aborde cette question sous l'angle de la seule domination économique nord-américaine sans envisager aujourd'hui l'hégémonie chinoise. Le contrôle économique d'Hollywood sur le marché mondial du cinéma ne signifie pas pour autant une hégémonie culturelle globale : le goût pour les programmes et les films nationaux, les appropriations et médiations diverses invitent à affiner l'analyse au niveau du local. Prendre en compte l'Asie de l'Est, relativement ignorée jusqu'ici sous cet angle, bien que drainant un milliard six cent mille habitants, permet de comprendre dans quelle mesure ces industries de l'image toujours dynamiques restent partagées entre mondialisation et identités locales. Une réflexion géopolitique sur ces frontières à l'ère numérique, oblige aussi à revenir sur les porosités entre industries culturelles et industries créatives pour mesurer un ensemble de pratiques évolutives et disparates. A partir de cas concrets, l'industrie des médias associée à un ensemble de supports (cinéma, documentaires, télévisions, jeux vidéos...) est ici étudiée sous l'angle de ses multiples interactions dans le cadre de marchés évolutifs et innovants. Cette culture filmique asiatique relève aujourd'hui bien plus de pôles éclatés que complémentaires, soucieux de préserver des entités culturelles locales et spécifiques, tout en s'inscrivant dans un contexte général de mondialisation. Comme ailleurs dans le monde, le cinéma populaire et d'auteur asiatique conserve une certaine attractivité, mais doit faire face à la forte concurrence des télévisions et des réseaux internet qui le diffusent dans la région. A cet égard, l'Asie de l'Est offre un champ d'expériences uniques traversé par de profondes diversités, qui morcellent ce marché des industries de l'image, clivé entre pôles régionaux. Tel est l'enjeu et l'originalité de ce numéro à partir de regards croisés d'un collectif de chercheurs issus d'Asie et d'Europe.
Résumé : Vos affaires sont prêtes ? Vous n'avez rien oublié ? Non ? Parfait ! Alors vous êtes prêt.e.s à partir à la découverte du mystérieux monde du féminisme ! et ne vous en faites pas, avec ce petit guide dans la poche tout se passera pour le mieux. Au programme : un peu d'histoire, des anecdotes surprenantes, de l'humour, des cartes, des dessins, des quizs et plein d'autres choses encore ! L'objectif ? Apprendre, découvrir et comprendre ce mouvement avec bienveillance, à son rythme et surtout de manière fun. Alors ? on y va ?
S'interroger sur les relations entre cinéma et politique permet ici d'approfondir une réflexion critique autour du stalinisme. Complexe, la question du stalinisme au cinéma ne fait pas uniquement référence aux multiples figures de Staline à l'écran. Comme en témoignent ses institutions et une abondante production filmique, le cinéma soviétique a constitué dès les années 1920 un laboratoire pour l'élaboration d'une idéologie stalinienne. Ses représentations déborderont les frontières de l'URSS. Jamais un art populaire n'aura autant su conjuguer, au XXe siècle, esthétique et impératifs économiques, obligeant de nombreux cinéastes à se compromettre avec l'Etat, leur unique commanditaire. Le cinéma stalinien n'est pas seulement fondé sur une mise en scène propagandiste autour du culte de la personnalité ou de l'Etat-Parti. Il reflète la société telle que le pouvoir entend la voir et telle qu'elle souhaiterait se voir représenter. En fin de compte le cinéma a accentué un clivage entre " faire voir " et " faire croire ", avant que les films ne dénoncent eux-mêmes le stalinisme. Ce numéro de Théorème explore quelques moments clés de cette construction : le passage du muet au parlant au début des années trente, la généralisation du dogme du réalisme socialiste après 1934, le renforcement après 1947 des institutions cinématographiques, la déstalinisation amorcée après 1956, le réexamen de son histoire dès 1984 jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, et le rapport à sa mémoire aujourd'hui. Le stalinisme au cinéma a perduré dans l'histoire de manière multiforme, tant en Russie qu'ailleurs : en Chine, en Europe, à Cuba ou aux Etats-Unis. Mais le cinéma n'a pas uniquement mis en image un monde conforme aux dogmes staliniens, il a aussi aidé à en faire l'anatomie critique. De nombreuses productions ont ainsi contribué à un réexamen de l'histoire. Quelques films emblématiques de la période stalinienne puis post-stalinienne sont ici analysés. Certains tentent d'exorciser les fantômes du totalitarisme en soulevant, a posteriori, la question de la mémoire du stalinisme. D'autres entretiennent la nostalgie de cette période. Au fil de ce numéro, se dessine une approche décloisonnée, permettant de mieux appréhender l'héritage et les formes successives du phénomène stalinien au cinéma. Staline y apparaît finalement comme l'acteur collectif, et souvent invisible, d'un stalinisme à plusieurs niveaux.
Sociologue habilité à diriger des recherches, enseigne le cinéma à l?Université de la Sorbonne-Nouvelle (IRCAV). Chercheur associé au Centre de sociologie politique Raymond Aron (Ehess), il collabore à différentes revues.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.