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Caméra politique. Cinéma et stalinisme
Feigelson Kristian
SORBONNE PSN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782878543056
S'interroger sur les relations entre cinéma et politique permet ici d'approfondir une réflexion critique autour du stalinisme. Complexe, la question du stalinisme au cinéma ne fait pas uniquement référence aux multiples figures de Staline à l'écran. Comme en témoignent ses institutions et une abondante production filmique, le cinéma soviétique a constitué dès les années 1920 un laboratoire pour l'élaboration d'une idéologie stalinienne. Ses représentations déborderont les frontières de l'URSS. Jamais un art populaire n'aura autant su conjuguer, au XXe siècle, esthétique et impératifs économiques, obligeant de nombreux cinéastes à se compromettre avec l'Etat, leur unique commanditaire. Le cinéma stalinien n'est pas seulement fondé sur une mise en scène propagandiste autour du culte de la personnalité ou de l'Etat-Parti. Il reflète la société telle que le pouvoir entend la voir et telle qu'elle souhaiterait se voir représenter. En fin de compte le cinéma a accentué un clivage entre " faire voir " et " faire croire ", avant que les films ne dénoncent eux-mêmes le stalinisme. Ce numéro de Théorème explore quelques moments clés de cette construction : le passage du muet au parlant au début des années trente, la généralisation du dogme du réalisme socialiste après 1934, le renforcement après 1947 des institutions cinématographiques, la déstalinisation amorcée après 1956, le réexamen de son histoire dès 1984 jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, et le rapport à sa mémoire aujourd'hui. Le stalinisme au cinéma a perduré dans l'histoire de manière multiforme, tant en Russie qu'ailleurs : en Chine, en Europe, à Cuba ou aux Etats-Unis. Mais le cinéma n'a pas uniquement mis en image un monde conforme aux dogmes staliniens, il a aussi aidé à en faire l'anatomie critique. De nombreuses productions ont ainsi contribué à un réexamen de l'histoire. Quelques films emblématiques de la période stalinienne puis post-stalinienne sont ici analysés. Certains tentent d'exorciser les fantômes du totalitarisme en soulevant, a posteriori, la question de la mémoire du stalinisme. D'autres entretiennent la nostalgie de cette période. Au fil de ce numéro, se dessine une approche décloisonnée, permettant de mieux appréhender l'héritage et les formes successives du phénomène stalinien au cinéma. Staline y apparaît finalement comme l'acteur collectif, et souvent invisible, d'un stalinisme à plusieurs niveaux.
Résumé : Comment comprendre les usages du passé au cinéma ? Au travers du cas hongrois et à partir de problématiques nouvelles, cet ouvrage se propose de réexaminer les rapports du cinéma et de l'histoire. Plus qu'ailleurs en Europe centrale, le cinéma hongrois incarne et reflète l'attrait et le rejet du stalinisme, le renouveau des années 60 et la transition des sociétés post-communistes de l'après-1989. Certains films, plus emblématiques, ont été à leur manière des témoins annonciateurs de ces évènements. À partir du tournant de l'après-guerre et de l'avènement d'un pouvoir communiste en Europe, il s'agit ici de mettre en rapport le temps du film avec la durée de l'histoire. Analyser l'espace-temps d'un film, au-delà de sa prétention à être l'expression d'une époque, montrer les aspects sous-jacents de l'image cinématographique restent les principaux objectifs de cette recherche. La fonction de l'histoire au cinéma, l'autonomie relative des institutions filmiques, les interactions externes, le rôle de l'écriture, la confrontation des genres, le statut de la mise en scène, la temporalité du montage, la dimension privée comme publique de la mémoire au cinéma... tels sont les thèmes interdisciplinaires de ce numéro de Théorème.
Au cinéma, la ville prend le caractère d'un idéal-type aux allures mythiques. Espace singulier, elle fonctionne dans l'imaginaire social comme une reconstruction, en studio et à l'écran. Elle est un artefact. Dès lors, comment appréhender ce pluriel de villes cinématographiques, comment penser les rapports à la fois étroits et complexes entre ville et cinéma ? Ce numéro de Théorème rassemble une vingtaine de contributions internationales de chercheurs issus d'horizons différents dans le cadre d'une réflexion autour de l'émergence des Cinés-Cités, de la mise en scène d'une modernité urbaine et de l'ailleurs des villes.
Résumé : Lorsque Sacha se réveille au coeur d'une forêt, captive, elle est incapable de se souvenir de quoique ce soit, hormis son prénom. Elle est alors sauvée par le charmant Colonel Demers et son bras droit, Ejrine, une jeune femme au caractère bien trempé. Tous deux la ramènent à leur Royaume, celui des Rêves, et tente de raviver ses souvenirs. Dans le monde de Cram, où la magie est reine, Sacha lutte pour retrouver sa mémoire et sa place. Mais c'est compter sans le souverain du Royaume de la Mort, Zahid, qui bouscule toutes ses croyances et l'enlève. Lorsqu'enfin ses souvenirs lui reviennent, Sacha est sûre d'une chose : elle n'appartient pas à ce monde et va tout faire pour retourner dans le sien. Même si pour cela, elle doit défier le maître du Royaume de la Mort.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.