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Cranach et son temps. Album de l'exposition
Ghermani Naïma
RMN
9,00 €
Épuisé
EAN :9782711858392
Originaire de la petite ville de Kronach, au nord-ouest de l'actuelle Bavière, dont il tire son patronyme, le peintre, graveur et dessinateur Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553) fait partie des artistes majeurs de la Renaissance allemande. Après avoir brillamment débuté sa carrière à Vienne vers 1500, l'artiste s'installe à la cour de Frédéric III de Saxe et réalise de nombreux portraits, tableaux religieux, peintures mythologiques et décors de fêtes. Au moment de la Réforme luthérienne, Cranach met tous ses talents au service des idées religieuses et politiques de Frédéric de Saxe, en créant des modèles de représentations pour l'enseignement de la nouvelle foi, développant un lien inédit entre Ecriture sainte et image. Ainsi, ses nus féminins aux savantes allusions s'affirment-ils comme des peintures politiques ou comme des scènes érotiques? Cet album montre comment, grâce à son art et à son érudition, Cranach invente " une nouvelle manière de voir pour une nouvelle manière de croire ".
Aborder les industries des images en Asie de l'Est (Chine/Hong Kong, Corée, Japon, Taïwan) invite à s'intéresser à la mondialisation vue d'ailleurs et à réexaminer les théories sur la mondialisation culturelle d'un point de vue comparatif. Il s'agit ici de remettre en question la grille d'analyse la plus répandue, qui aborde cette question sous l'angle de la seule domination économique nord-américaine sans envisager aujourd'hui l'hégémonie chinoise. Le contrôle économique d'Hollywood sur le marché mondial du cinéma ne signifie pas pour autant une hégémonie culturelle globale : le goût pour les programmes et les films nationaux, les appropriations et médiations diverses invitent à affiner l'analyse au niveau du local. Prendre en compte l'Asie de l'Est, relativement ignorée jusqu'ici sous cet angle, bien que drainant un milliard six cent mille habitants, permet de comprendre dans quelle mesure ces industries de l'image toujours dynamiques restent partagées entre mondialisation et identités locales. Une réflexion géopolitique sur ces frontières à l'ère numérique, oblige aussi à revenir sur les porosités entre industries culturelles et industries créatives pour mesurer un ensemble de pratiques évolutives et disparates. A partir de cas concrets, l'industrie des médias associée à un ensemble de supports (cinéma, documentaires, télévisions, jeux vidéos...) est ici étudiée sous l'angle de ses multiples interactions dans le cadre de marchés évolutifs et innovants. Cette culture filmique asiatique relève aujourd'hui bien plus de pôles éclatés que complémentaires, soucieux de préserver des entités culturelles locales et spécifiques, tout en s'inscrivant dans un contexte général de mondialisation. Comme ailleurs dans le monde, le cinéma populaire et d'auteur asiatique conserve une certaine attractivité, mais doit faire face à la forte concurrence des télévisions et des réseaux internet qui le diffusent dans la région. A cet égard, l'Asie de l'Est offre un champ d'expériences uniques traversé par de profondes diversités, qui morcellent ce marché des industries de l'image, clivé entre pôles régionaux. Tel est l'enjeu et l'originalité de ce numéro à partir de regards croisés d'un collectif de chercheurs issus d'Asie et d'Europe.
Le droit d'asile n'a pas toujours été un droit de protection des personnes innocentes et persécutées par un pouvoir coercitif. Jusqu'au XVIIIe siècle, il était associé au droit pénal et offrait à une personne poursuivie par la justice une immunité lui permettant d'échapper pour un temps à une peine judiciaire. Comment cette transformation a-t-elle eu lieu ? Telle est la question au coeur de ce livre. Il avance que cette mutation est directement liée à l'afflux de milliers de persécutés pour des raisons religieuses qui provoquent une véritable "crise des réfugiés" du XVIIe siècle dans les pays d'accueil. Les fugitifs forgent alors un langage de l'exil, qui l'érige en un problème politique incitant les juristes à élaborer, en Allemagne, un "droit des exilés" . Ce droit de recevoir des personnes en fuite ouvre ainsi un chapitre inédit et transnational du droit des gens alors en plein essor.
Qu'y a-t-il de religieux dans les guerres de religion des XVIe-XVIIe siècles ? Guerres entre chrétiens et non croisades, guerres civiles dans lesquelles la frontière entre amis et ennemis ou entre soldats et simples sujets s'efface, conjonction dramatique d'émeutes urbaines, de révoltes paysannes, de soulèvements contre les nouvelles formes d'exercice du pouvoir et de massacres inouïs plus souvent qu'opérations militaires d'armées en bon ordre, elles brouillent les pistes, déjouent les interprétations trop simples, soulèvent d'innombrables questions. Pour en comprendre l'originalité profonde et le rôle décisif dans la naissance de l'Europe moderne, il faut donc croiser plusieurs analyses : une histoire comparée des guerres dans les différents territoires pour en saisir les spécificités nationales ou confessionnelles ; une étude des différents acteurs et des justifications qu'ils donnent à leur engagement dans la guerre ou dans la paix ; une description minutieuse, enfin, des formes particulières de la violence qui s'observe alors. C'est ce défi que ce livre entend relever en faisant le choix d'une perspective européenne et d'une documentation inédite, car au même titre que l'humanisme et la Renaissance, mais sur un tout autre registre, plus inquiétant, les affrontements religieux des XVIe-XVIIe siècles constituent peut-être le creuset dont est sortie l'Europe moderne.
Mosaïque de territoires issus des anciens royaumes de Charlemagne, le Saint Empire romain germanique est un des premiers pays de la chrétienté à faire l'expérience du pluralisme religieux, dès le début du XVIe siècle. Martin Luther, un ancien moine augustin, défie Rome et met en place une nouvelle Eglise. L'arrivée de la Réforme luthérienne ouvre alors une période de conflits entre protestants et catholiques qui se propage à toute l'Europe. C'est au coeur de ces déchirements confessionnels que l'oeuvre prolifique de Lucas Cranach prend son essor.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.