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Ce livre n'est pas à lire
Gervereau Laurent
SENS ET TONKA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782845340251
Cet ouvrage décrit un temps relatif. Il lance une littérature relative, celle d'un monde en morceaux. Dix personnages et le témoignage d'un narrateur. Seul ce dernier est nommé. Les autres apparaissent grâce à des numéros signalés au début de chaque chapitre. Le résultat garde l'apparence du livre, du " codex ". Il n'est pas à lire. Il peut se poser, se regarder. Il peut s'abandonner, se détruire. Il peut s'ouvrir, s'appréhender, sur papier comme sur écran en interrogeant au hasard les séquences, avec tours et détours, en suivant une des actrices (ou acteurs), ou plusieurs, et - s'il le faut - du début à la fin. Des bouts, des rimes, des riens se succèdent, ils sont le journal de nos affres, de nos plaisirs, un guide codé de la vie quotidienne. Vous êtes devant un miroir.
Résumé : Il est des morts plus vivants que les vivants. Roland Topor laisse une oeuvre prolixe dont on perçoit de plus en plus l'importance. Inclassable, ce touche-à-tout hors du commun nous parle de nous, de nos angoisses, de nos ridicules, de notre être-au-monde de façon temporelle et intemporelle. Il le fait avec drôlerie et désespoir, s'étonnant sans cesse de nos agissements. Ce livre est important car c'est le seul qui ait été conçu avec Roland Topor en prenant en compte l'ensemble de sa production. Un voyage en 26 entrées sur l'univers protéiforme d'un artiste complet dont la vie même fut une création à part entière. Ce dictionnaire "toporien" permet, à travers de nombreuses oeuvres ou documents, de prendre la mesure de la saveur, de l'humour, de la gravité, de l'effroi, du dérisoire, du désir, de la jouissance, de la beauté incongrue de notre quotidien.
Ce livre est d'abord le premier en France sur un artiste majeur de la deuxième partie du XXe siècle : Asger Jorn. Danois, il fréquente le Paris de Saint-Germain-des-Prés, participe au surréalisme-révolutionnaire, fonde Cobra avec Christian Dotremont, et l'Internationale situationniste avec Guy Debord, invente des compositions musicales en compagnie de Jean Dubuffet, devient membre du Collège de Pataphysique, crée un musée, publie abondamment (sur l'évolution des formes, la circulation des lignes, la mythologie, l'économie, la politique...), influence de très nombreux artistes. Asger Jorn est bien un peintre, sculpteur, théoricien central. Alors, à travers lui, se réévalue la période d'après 1945 où, en pleine guerre roide, avec ironie et gravité, se sont développées des tentatives décisives pour mêler l'art et la vie. A cet égard, dans l'exigence, dans le jeu, c'est bien le rôle du créateur qui est interrogé : comportement, morale, pratiques, production. Une telle réflexion apporte ainsi des éclairages essentiels en ce qui concerne les transformations en cours dans nos sociétés. L'art a-t-il encore une place à l'heure de l'accumulation exponentielle des images ? Quel est son sens ? Sous quelle apparence ? La vie peut-elle se transformer ?
Voici un livre jamais conçu auparavant, à l'heure où chacun d'entre nous se trouve lace à des images de toutes natures. Parce que nous ne pouvons pas accumuler des montagnes de livres sur toutes les civilisations ou tous les supports de l'image (cinéma, photo, affiche, peinture, télévision...), parce qu'Internet ne nous donne pas toujours les repères simples et rigoureux qui nous guident, le dictionnaire mondial des images apparaît aujourd'hui comme une nécessité. Il correspond au besoin nouveau de comprendre l'accumulation planétaire des formes visuelles et leur circulation accélérée. Ecrits par les meilleurs spécialistes, 400 articles proposent des repères et des pistes de réflexion. Cet ouvrage fait exploser les catégories et les barrières nationales. Qui penserait que, depuis la Préhistoire, la création humaine a autant circulé dans ses symboles et ses moyens d'expression? Qu'à la Renaissance déjà, les influences sont puissantes entre les continents? Que le sens des peintures aborigènes en Australie est aussi important que la découverte des rapports entre cubisme et cinéma ou photo et impressionnisme? Dans cet ouvrage, un Brésilien analyse les représentations des esclaves, un Rwandais parle des commémorations du génocide dans son pays, une Sud-Africaine décrypte les rapports entre expressions autochtones et influences occidentales. Enfin, de la Préhistoire au XXIe siècle, des peintures murales aux jeux vidéo, cette somme de connaissances propose une lecture visuelle directe toutes les entrées (par ordre alphabétique) sont accompagnées d'au moins une image-repère. Jamais autant de talents n'ont ainsi été rassemblés autour de ces questions.
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".
Et j'étais si naïve, si timide, j'ai changé depuis, quand je pense que j'ai même osé un dimanche aller à la messe avec un " Perfecto ", c'est mon fils le plus jeune qui l'avait oublié là sur un fauteuil et j'ai voulu l'essayer par curiosité, il faut savoir vivre avec son temps, j'en vois des femmes même plus âgées que moi qui se permettent des choses comme ça, et ça ne leur va pas si mal alors quand l'ai vu ce gros blouson de cuir, bien entendu trop grand pour moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'était comme une idée complètement follement incontrôlable, je me suis dit : pourquoi pas moi aussi ? J'étais tout de même drôlement gonflée, j'ai juste au dernier moment, sur le parvis avant d'entrer, mis une étole par-dessus !
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."