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D' elle
Sens Jeanne-Marie
SENS ET TONKA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782845340015
Et j'étais si naïve, si timide, j'ai changé depuis, quand je pense que j'ai même osé un dimanche aller à la messe avec un " Perfecto ", c'est mon fils le plus jeune qui l'avait oublié là sur un fauteuil et j'ai voulu l'essayer par curiosité, il faut savoir vivre avec son temps, j'en vois des femmes même plus âgées que moi qui se permettent des choses comme ça, et ça ne leur va pas si mal alors quand l'ai vu ce gros blouson de cuir, bien entendu trop grand pour moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'était comme une idée complètement follement incontrôlable, je me suis dit : pourquoi pas moi aussi ? J'étais tout de même drôlement gonflée, j'ai juste au dernier moment, sur le parvis avant d'entrer, mis une étole par-dessus !
Ebréchure, un drôle de mot qui, ici, évoque la déchirure de l'intime. Mais l'intime, dans l'emprunt des sentiments, ne se répercute-t-il pas aussi dans une dimension sociale pointée sous ses aspects de légèreté tout autant que de gravité? Cet ouvrage en fait l'objet, qui en exprime les ambiguïtés ; des bouts d'humeur, des bribes de plaisir, des pans de désarroi. Des scènes de vie. Des mots, tout simplement.
Jeanne-Marie Sens raconte une histoire vécue, la scène a eu lieu et l'endroit est réel quelque part en France, qu'imaginée (les conséquences des attitudes et la responsabilité des jugements ordinaires prononcés au hasard de la quotidienneté). L'histoire est banale, un banc dans un jardin public, des femmes de conditions diverses s'y trouvent, elles s'expriment sur le temps qui passe. L'une d'elles domine, elle a l'éducation et l'argent d'une vie bourgeoise menée avec prudence et responsabilité, une vie courante qu'elle transcende dans le pouvoir de la parole : "elle parle !". L'auteur a pointé cette situation, utilisant et la narration et la figuration du discours dans l'espace des pages représentant l'envahissement d'une langue dans une situation banale de la domination.
Putain qu'est-ce qu'on va lui raconter à la zine, déjà qu'elle nous fait chier avec la zique qu'elle dit toujours qu'on joue trop fort la nuit... Et voilà que ce con d'chien il a étendu le chien à la zine, qu'est-ce qui t'a pris toi con d'chien d'avoir shooté le caniche à la zine, y t'a foutu les boules ou quoi?"
La Vierge Marie, épouse de Joseph, femme de personne. Mère de Jésus, Mater dolorosa sacrificielle, emblématiquement condamnée aux couleurs du bleu marial et du blanc. On ne connaît de Marie que la figure biblique et extatique figée de marbre pour l'éternité. Mais qui était-elle ? Quelle petite fille fut-elle ? Comment eut-elle vécu notre modernité ? D'avant, on ne sait rien. Dans l'avant et dans l'après de l'avant de l'après, tout est à inventer de l'enfance, des désirs et de l'imaginaire de Marie.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Sous le titre La Tentation du paysage, il sera question d'une figure essentielle du temps sous la forme de l'image même de l'immuable : la campagne, le monde rural. Celui-ci y étant abordé hors de tout lyrisme nostalgique. [...] Il en sera question comme d'une figure sans cesse recommencée et toujours réadaptée de l'inertie originelle, figure qui, sous la forme du paysage apparaît alors comme une expérience de la conscience de nous et du monde où se trouvent indissociablement mêlés l'inertie et la vitesse, le même et le distinct, le perdu et le retrouvé ; figure plus proche de nous sans doute que jamais de l'Eternel Retour.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.