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Critique de l'image quotidienne, Asger Jorn
Gervereau Laurent
CERCLE D'ART
27,80 €
Épuisé
EAN :9782702206256
Ce livre est d'abord le premier en France sur un artiste majeur de la deuxième partie du XXe siècle : Asger Jorn. Danois, il fréquente le Paris de Saint-Germain-des-Prés, participe au surréalisme-révolutionnaire, fonde Cobra avec Christian Dotremont, et l'Internationale situationniste avec Guy Debord, invente des compositions musicales en compagnie de Jean Dubuffet, devient membre du Collège de Pataphysique, crée un musée, publie abondamment (sur l'évolution des formes, la circulation des lignes, la mythologie, l'économie, la politique...), influence de très nombreux artistes. Asger Jorn est bien un peintre, sculpteur, théoricien central. Alors, à travers lui, se réévalue la période d'après 1945 où, en pleine guerre roide, avec ironie et gravité, se sont développées des tentatives décisives pour mêler l'art et la vie. A cet égard, dans l'exigence, dans le jeu, c'est bien le rôle du créateur qui est interrogé : comportement, morale, pratiques, production. Une telle réflexion apporte ainsi des éclairages essentiels en ce qui concerne les transformations en cours dans nos sociétés. L'art a-t-il encore une place à l'heure de l'accumulation exponentielle des images ? Quel est son sens ? Sous quelle apparence ? La vie peut-elle se transformer ?
Résumé : Il est des morts plus vivants que les vivants. Roland Topor laisse une oeuvre prolixe dont on perçoit de plus en plus l'importance. Inclassable, ce touche-à-tout hors du commun nous parle de nous, de nos angoisses, de nos ridicules, de notre être-au-monde de façon temporelle et intemporelle. Il le fait avec drôlerie et désespoir, s'étonnant sans cesse de nos agissements. Ce livre est important car c'est le seul qui ait été conçu avec Roland Topor en prenant en compte l'ensemble de sa production. Un voyage en 26 entrées sur l'univers protéiforme d'un artiste complet dont la vie même fut une création à part entière. Ce dictionnaire "toporien" permet, à travers de nombreuses oeuvres ou documents, de prendre la mesure de la saveur, de l'humour, de la gravité, de l'effroi, du dérisoire, du désir, de la jouissance, de la beauté incongrue de notre quotidien.
Cet ouvrage décrit un temps relatif. Il lance une littérature relative, celle d'un monde en morceaux. Dix personnages et le témoignage d'un narrateur. Seul ce dernier est nommé. Les autres apparaissent grâce à des numéros signalés au début de chaque chapitre. Le résultat garde l'apparence du livre, du " codex ". Il n'est pas à lire. Il peut se poser, se regarder. Il peut s'abandonner, se détruire. Il peut s'ouvrir, s'appréhender, sur papier comme sur écran en interrogeant au hasard les séquences, avec tours et détours, en suivant une des actrices (ou acteurs), ou plusieurs, et - s'il le faut - du début à la fin. Des bouts, des rimes, des riens se succèdent, ils sont le journal de nos affres, de nos plaisirs, un guide codé de la vie quotidienne. Vous êtes devant un miroir.
Le Dictionnaire mondial des images est devenu une référence dès sa première édition en grand format. Il correspond à la nécessité nouvelle de comprendre comment fonctionne l'accumulation planétaire des formes visuelles, tous supports confondus, ainsi que leur circulation accélérée. Écrit par les meilleurs spécialistes, issus de tous les continents, il rassemble des synthèses uniques et originales. Qui penserait que, depuis la préhistoire, la création humaine a autant circulé dans ses symboles et ses moyens d'expression? À la Renaissance déjà, les influences sont puissantes entre les continents. Et le sens des créations aborigènes en Australie se révèle de nos jours aussi important que les rapports entre cubisme et cinéma ou photo et impressionnisme. Dans cet ouvrage, un Brésilien analyse les représentations des esclaves, un Rwandais parle des commémorations du génocide dans son pays, une Sud-Africaine décrypte les rapports entre expressions autochtones et influences occidentales... Cette somme rassemble grandes signatures et brillants jeunes chercheurs. Elle innove par beaucoup d'aspects, faisant exploser les catégories et les barrières nationales. Le lecteur y découvrira des perspectives neuves sur les circulations d'images et sur les influences réciproques qui s'y jouent.
Attention, ce livre va vous faire douter de votre rapport au monde... Nous soupçonnons tous que les médias ne nous proposent pas une version parfaitement fidèle de l'actualité. Mais jusqu'à quel point ? Pour le savoir, Laurent Gervereau et ses équipes du " Baromètre européen des médias " ont réalisé une première : tout au long de l'année 2003, ils ont observé tous les jours les unes des principaux quotidiens et les journaux télévisés des chaînes de cinq grands pays européens, des États-Unis et de l'Algérie. Les résultats de ces observations, restitués dans ce livre, sont terrifiants. Premier constat massif : l'information mondiale est " tenue " par quelques pays, qui donnent au reste du monde leur vision d'eux-mêmes et des autres. Deuxième constat : la circulation planétaire de l'information sélectionne une minorité de faits, assortis des commentaires d'une minorité d'individus, à destination d'une majorité de consommateurs. Des événements, des conflits, des groupes sociaux, des zones géographiques entières sont totalement absents des médias, car supposés " ne pas intéresser ". Troisième constat : la recherche de l'émotion et du scoop conduit à théâtraliser l'actualité, le marché des images commandant un discours destiné d'abord à se vendre, même s'il contrevient aux faits. Quatrième constat, pas le moins surprenant : ces techniques s'adaptent à chaque pays, proposant autant de " visions du monde " spécifiques. Notre monde est-il l'objet d'un bourrage de crânes généralisé, ou relève-t-il d'une guerre structurée de l'information ? Pour Laurent Gervereau, il n'existe aucun complot mondial visant à contrôler l'information, mais un réel danger des conformismes empêchant la pluralité de points de vue.
Roi emblématique pour les Français, François Ier a pourtant été battu politiquement et militairement, contrairement `à un certain nombre d'idées reçues. Il prendra pourtant une revanche artistique et culturelle d'une ampleur inédite, comme le révèlent l'exposition consacrée par le Domaine de Chantilly au "Siècle de François Ier'" et ce livre. François Ier est un roi mécène, pionnier de la Renaissance. En son temps, les chefs-d'oeuvre contemporains, les tableaux de Clouet ou les dessins de Primatice, les livres enluminés par les plus grands artistes, les pièces d'orfèvrerie et de mobilier, brillent de mille feux pour illustrer la beauté et la magnificence de son règne. Premier monarque véritablement collectionneur, François Ier fait naître une tradition qui lui survivra. Chantilly offre les plus beaux emblèmes de cette institution qui s'illustre remarquablement dans le domaine du livre. Enfant du siècle, le roi est contemporain de toutes les grandes découvertes savantes et géographiques. Le livre imprimé qui fleurit sous son règne est une conquête que le roi saura capter à son profit. La création littéraire prospère alors. Rien d'étonnant donc à ce que François Ier ait laissé le dernier mot aux écrivains.