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Réinventer la diplomatie. Sociabilités, réseaux et pratiques diplomatiques en Europe depuis 1919, Ed
Genin Vincent ; Osmont Matthieu ; Raineau Thierry
PETER LANG AG
52,75 €
Épuisé
EAN :9782875743541
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la diplomatie est à réinventer. Un nouvel ordre international émerge au sein duquel juristes internationaux, journalistes, banquiers d'affaires et autres experts concurrencent désormais les diplomates de métier. De nouvelles arènes diplomatiques apparaissent, à l'instar de la Société des Nations, ancêtre des organisations multilatérales actuelles. A travers les dix études de cas présentées ici, le continent européen apparaît comme un terrain propice à l'invention de pratiques diplomatiques nouvelles tout au long du XXe siècle. Cet ouvrage collectif constitue les actes du colloque international de l'association RICHIE sur les " sociabililités, réseaux et pratiques diplomatiques en Europe de 1919 à nos jours " tenues à Bruxelles, les 20 et 21 mars 2015. After the First World War, reshaping the art of diplomacy is a necessity. International lawyers, merchant bankers, academics, journalists and senior officials became key-figures of a new International order in which the diplomats have lost their monopoly over foreign affairs. New diplomatic arenas emerged such as the League of Nations, the precursor of today's multilateral organizations. In that series of ten case studies, the European continent appears as a fertile ground where new diplomatic practices have emerged along the whole 20th century. This book brings together the edited proceedings of the RICHIE International Conference organized in Brussels on 20 and 21 March 2015, under the title "Networks, Dynamics of Socialization and Practices in European Diplomacy since 1919".
1866 est l'année du triomphe de la Prusse sur l'Autriche à Sadowa. Elle est aussi celle de la campagne victorieuse de cette dernière contre l'Italie dont la déroute passe à l'histoire sous le nom de troisième guerre d'Indépendance. Paradoxalement, les défaites militaires se transforment en victoire sur le terrain diplomatique et politique puisque les provinces de Venise et de Mantoue intègrent le royaume d'Italie en novembre. Petit pays dont la neutralité est garantie, la Belgique n'est pas seulement attentive aux agissements de ces puissants voisins que sont la France et la Prusse. Elle l'est aussi à l'Italie avec laquelle elle entretient d'importants liens économiques, scientifiques et culturels que prolonge de début de coopérations internationales dont l'Union monétaire latine fournit un bon exemple. Dans le même temps, le clivage qu'entretient, au sein de certains secteurs de la société belge, la question romaine qui peut être vue comme la question italienne permet de mesurer le fossé qui existe entre l'imaginaire et le vécu des relations internationales.
Ce livre n'est pas une biographie scientifique de Marcel Detienne (1935-2019) - enfin, il l'est sans l'être vraiment. Ce n'est pas non plus l'éloge d'un des hellénistes, philologues et anthropologues de la Grèce ancienne les plus reconnus dans le monde, traduit, considéré comme le fils brillant et tumultueux de Jean-Pierre Vernant. Il faudrait ajouter Claude Lévi-Strauss, Michel de Certeau et Georges Dumézil. Son ami Philippe Sollers, aussi. Le havre de paix qu'il avait trouvé à l'Ecole pratique des hautes études, à Paris, venant de sa Belgique problématique. L'ostracisme qu'il a connu, enfin, des rives italiennes à celles des Etats-Unis. Il s'agit plutôt d'un essai subjectif, écrit par un historien, donc documenté. Il est l'enfant d'une visite que l'auteur lui a rendue quelques semaines avant sa mort, et d'une volonté de l'écrire après l'avoir vu. Vincent Genin a voulu rester avec Marcel. Lire son oeuvre, celle du structuraliste au coeur de la Grèce - Les Maîtres de vérité (1967), Les Jardins d'Adonis (1972) -, du camarade des dieux (Dionysos, Apollon, etc.), de l'intellectuel qui doute - L'Invention de la mythologie (1981), L'écriture d'Orphée (1989) - puis l'enfant de la guerre inquiet devant une Grèce étant la valeur-or des nationalismes : Comparer l'incomparable (2000) et Où est le mystère de l'identité nationale ? (2009). Puis tenter de comprendre son être, ses moteurs, ses errances.
Le kitsch, par-delà l'enjeu esthétique d'une affaire de goût ou de style, est un choix existentiel dans lequel un parvenu met toute son âme pour épater autrui. Cette âme est le coeur mis à l'ouvrage par une conscience morale en quête de bonheur plus que de vertu. La question est de comprendre cette âme de l'homme qui a opté pour le kitsch ou qui veut s'y fondre par une contrefaçon d'immortalité. Image de soi fixée à un temps de jeunesse radieuse, comme si l'instant joyeux réfractait toute l'éternité possible, comme si l'humain pouvait, dans l'ivresse d'une seconde, retrouver l'Eden d'un monde sans négativité où même les tragédies de l'histoire seraient maquillées de paillettes.
Tout un chacun face à une image en cherche le sens. Mais comment savoir si on l'interprète avec justesse? L'esthétique, comme analyse des conditions de réception et d'appréciation des ?uvres d'art, peut-elle élucider ce qui fait sens? La question de méthode est donc préjudicielle à une analyse de l'image: comment faire apparaître un sens immanent à l'?uvre? Autrement dit, l'esthétique doit rompre avec le préjugé iconoclaste, venu du monothéisme comme du platonisme, pour admettre que le visuel a du sens, fait sens, est sens par lui-même. Le lecteur trouvera ici onze études sur des images diverses, examinées par des chercheurs d'horizons divers, tant géographiquement qu'intellectuellement. Une unité se dégage cependant: ne pas faire de l'image l'illustration accessoire d'une théorie préétablie, ayant par ailleurs sa cohérence et ses visées et dont le rapport à l'image serait occasionnel, mais dégager un sens inhérent à l'?uvre, quitte à accepter le risque de la contingence, de la particularité, de la non-systématicité. Dans cet ouvrage, chaque analyse est indépendante des autres. Leur ordonnancement les constitue pourtant en une série significative. Le lecteur pourra cheminer dans ce livre soit en suivant l'ordre des auteurs, la logique interne de cette succession lui apparaissant au fil de sa lecture, soit en progressant selon son goût, selon l'intérêt que suscitera en lui telle ou telle image. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs soucieux d'approfondir les méthodologies d'analyse, mais aussi à toute personne désireuse d'apprendre à voir et de réfléchir sur ses propres perceptions.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.