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Avec Marcel Detienne
Genin Vincent ; Borgeaud Philippe
LABOR ET FIDES
19,10 €
Épuisé
EAN :9782830917444
Ce livre n'est pas une biographie scientifique de Marcel Detienne (1935-2019) - enfin, il l'est sans l'être vraiment. Ce n'est pas non plus l'éloge d'un des hellénistes, philologues et anthropologues de la Grèce ancienne les plus reconnus dans le monde, traduit, considéré comme le fils brillant et tumultueux de Jean-Pierre Vernant. Il faudrait ajouter Claude Lévi-Strauss, Michel de Certeau et Georges Dumézil. Son ami Philippe Sollers, aussi. Le havre de paix qu'il avait trouvé à l'Ecole pratique des hautes études, à Paris, venant de sa Belgique problématique. L'ostracisme qu'il a connu, enfin, des rives italiennes à celles des Etats-Unis. Il s'agit plutôt d'un essai subjectif, écrit par un historien, donc documenté. Il est l'enfant d'une visite que l'auteur lui a rendue quelques semaines avant sa mort, et d'une volonté de l'écrire après l'avoir vu. Vincent Genin a voulu rester avec Marcel. Lire son oeuvre, celle du structuraliste au coeur de la Grèce - Les Maîtres de vérité (1967), Les Jardins d'Adonis (1972) -, du camarade des dieux (Dionysos, Apollon, etc.), de l'intellectuel qui doute - L'Invention de la mythologie (1981), L'écriture d'Orphée (1989) - puis l'enfant de la guerre inquiet devant une Grèce étant la valeur-or des nationalismes : Comparer l'incomparable (2000) et Où est le mystère de l'identité nationale ? (2009). Puis tenter de comprendre son être, ses moteurs, ses errances.
Vincent Genin propose d'explorer la laïcité comme objet de réflexion et non comme éternel sujet polémique. Coupée de ses principes fondateurs et instrumentalisée à foison, la laïcité donne en effet lieu à des clichés délivrés comme vérité par une large frange de l'opinion élevant un principe juridique en religion civile. Prisonnière du présent, elle devient un mythe de notre temps. Les champs politique, médiatique (et parfois intellectuel) se montrent souvent sourds aux réflexions en sciences sociales menées à son sujet. Fondé sur des archives inédites, ce livre est un voyage dans la laïcité de ceux qui la travaillent, bien loin de tout discours militant, dans une France saisie par un désir de révolution conservatrice.
Souvent idéalisée, la démocratie semi-directe fait souvent rêver les défenseurs d'une démocratie proche du citoyen à travers le recours au référendum. L'originalité de cet ouvrage réside dans la contextualisation des recours aux procédés de démocratie semi-directe et le désir d'aborder la thématique dans une perspective comparée afin d'évaluer forces et faiblesses des pratiques du référendum. Les chapitres composant cet ouvrage examinent la démocratie semi-directe telle qu'elle existe et se pratique dans différents pays et sur plusieurs continents. Cette étude comparée se démarque par sa volonté de présenter avec réalisme les opportunités et les défis, voire les risques, que fait concrètement naître la démocratie semi-directe. Elle contient non seulement des développements relatifs aux enjeux fondamentaux de cette forme de démocratie, mais également des contributions rédigées par des praticiens confrontés à son fonctionnement et aux difficultés qu'elle génère, telles ses coûts, sa numérisation ou l'internationalisation du droit et des politiques publiques. A l'heure où la légitimité démocratique est critiquée et se trouve plongée au coeur de nombreux débats juridiques et politiques, cet ouvrage cherche à esquisser des pistes de réflexion sur la démocratie elle-même, tout en soulignant combien chaque système constitutionnel possède ses caractéristiques propres et qu'une solution toute faite, prête à être transplantée dans chaque Etat, relève de la chimère.
Résumé : Partir en pèlerinage à pied ou à vélo jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle est une expérience humaine, spirituelle et religieuse exceptionnelle. Pèlerin de Saint Jacques, lève-toi et marche ! est le fruit de l'expérience pèlerine de l'auteur et de dix années de travail résumées en un seul et unique volume. Il a lu près de 170 livres sur le sujet et de nombreuses citations choisies illustrent ses propos. Pèlerin de Medjugorje en 1984, de Rome et de Lisieux en 1985, l'auteur est aussi pèlerin de Compostelle et a parcouru divers Chemins de Saint-Jacques. Le Puy-en-Velay en 1993, le chemin suisse de Constance à Genève en 1995, le chemin d'Arles en 1997 et 1998, la Voie du Piémont pyrénéen jusqu'à Lourdes en 2004, Cluny - Le-Puy-en-Velay en 2005, Genève - Le Puy-en-Velay en 2006 ainsi que le Camino fiancés en 1990 et 2001. Cet essai a pour ambition - et il y parvient - de susciter l'envie de se mettre en route sur les Chemins de Saint-Jacques. Les pèlerins de Compostelle sont souvent des marcheurs de l'Absolu qui désirent vivre leur foi. Les Chemins de Saint-Jacques ont leur spiritualité propre que le pèlerin découvre et vit en cours de cheminement, ainsi qu'une fois rentré chez lui. C'est cette spiritualité-là que l'auteur a tenté de communiquer ici.
Tchékhov Anton ; Vincent Jean-Luc ; Cannac Génia ;
Dernière pièce de Tchekhov, publiée l'année même de sa mort, La Cerisaie apparaît comme la chronique d'une transition entre un passé révolu - celui des grandes propriétés familiales et un avenir riche de promesses individuelles. Le personnage principal de la pièce est précisément cette cerisaie, verger enchanteur qui devra pourtant disparaître, et sur le sort duquel les protagonistes du drame ne cessent de statuer, pour finalement l'abandonner. André Markowicz et Françoise Morvan auront bientôt achevé la retraduction de tout le théâtre de Tchekhov pour la collection Babel. Ils proposent ici une version retravaillée de lit Cerisaie, publié une première fois en septembre 1992. Egalement au catalogue Babel: Les Trois soeurs (n° 69), Oncle Vanta (n° 104), La Mouette (n° 188), L Homme des bois (n° 189), Ivanov (n° 436). La collection des pièces de Tchekhov en Babel dans la traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan sera complète avec la parution prochaine de Platonov (disponible pour l'instant en Solin /Actes Sud, la traduction fera l'objet d'une refonte complète avant d'être publiée au début de l'année 2003) ainsi que celle des Petites Pièces en un acte (rassemblant Sur la grand-route, Chalcas. Le Chant du cygne, L'Ours. La Demande en mariage. Le jubilé et Les Méfaits du tabac).
La question religieuse occupe beaucoup l'espace de la discussion civile et politique. Mais c'est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l'intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d'entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c'est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C'est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend ouvrir la "boite noire" du religieux pour faire voir ce qui y est en travail et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de "religion totale", dont il suit les avatars, tout en en montrant des correctifs possibles sur le terrain même des croyances. En forme de sagesse, de spiritualité, de réflexion sur la condition humaine. Et à l'encontre d'un messianisme unilatéral, articulé à une vérité de Dieu seul.
Une étude complète nous est proposée sur l'histoire et l'actualité du ministère pastoral. Elle prend en compte ses évolutions récentes (sa féminisation) et des questions actuelles (les conditions matérielles, l'homosexualité), à partir de témoignages de pasteurs des Eglises luthériennes et réformées des pays francophones d'Europe. L'ouvrage voudrait également inscrire les potentialités et la crise du pastorat dans " le temps long " de la réflexion historique et théologique, tout en étant attentif aux questions les plus contemporaines. Son ambition est de parler de la réalité du ministère pastoral, afin de sortir des deux travers que sont son idéalisation et sa dévalorisation, lesquelles contribuent à perdre de vue l'originalité, mais aussi la vulnérabilité de ce métier vocationnel. Il suggère enfin des pistes pour mieux vivre le pastorat et aider à la croissance des Eglises, en étant attentif à l'écoute de soi et des autres, ainsi qu'à la diversité des dons et des ministères. L'ouvrage est illustré par des dessins de Tiki, théologien, caricaturiste et figure connue des médias allemands.
Pour l'auteur, Dieu ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il se rencontre. Reste à définir la nature de cette rencontre. Ici "Buisson ardent", là "Chemin de Damas", les textes bibliques nous offrent différents chemins. Mais Dieu s'affronte aussi, comme lors du "Combat de Jacob avec l'ange". C'est de ce mode de rencontre dont il est particulièrement question ici. Dans ce combat, face à face avec l'invisible, il n'est pour l'être humain qu'un enjeu : la foi en Dieu. Au cours de la lutte, cette foi est souvent malmenée, culbutée, et roule plus d'une fois dans la poussière. Le miracle, c'est qu'elle en ressorte plus ferme, quoique transformée. Ce combat, au corps à corps avec possibilité de la foi, Bernard Duburque le livre sans jamais faillir ni renoncer. Au final, un texte bouleversant sur le doute, l'absence de sens, et peut-être, la réconciliation.
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.