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IMAGES ET ESTHETIQUE
GENIN
PUB SORBONNE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782859445799
Tout un chacun face à une image en cherche le sens. Mais comment savoir si on l'interprète avec justesse? L'esthétique, comme analyse des conditions de réception et d'appréciation des ?uvres d'art, peut-elle élucider ce qui fait sens? La question de méthode est donc préjudicielle à une analyse de l'image: comment faire apparaître un sens immanent à l'?uvre? Autrement dit, l'esthétique doit rompre avec le préjugé iconoclaste, venu du monothéisme comme du platonisme, pour admettre que le visuel a du sens, fait sens, est sens par lui-même. Le lecteur trouvera ici onze études sur des images diverses, examinées par des chercheurs d'horizons divers, tant géographiquement qu'intellectuellement. Une unité se dégage cependant: ne pas faire de l'image l'illustration accessoire d'une théorie préétablie, ayant par ailleurs sa cohérence et ses visées et dont le rapport à l'image serait occasionnel, mais dégager un sens inhérent à l'?uvre, quitte à accepter le risque de la contingence, de la particularité, de la non-systématicité. Dans cet ouvrage, chaque analyse est indépendante des autres. Leur ordonnancement les constitue pourtant en une série significative. Le lecteur pourra cheminer dans ce livre soit en suivant l'ordre des auteurs, la logique interne de cette succession lui apparaissant au fil de sa lecture, soit en progressant selon son goût, selon l'intérêt que suscitera en lui telle ou telle image. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs soucieux d'approfondir les méthodologies d'analyse, mais aussi à toute personne désireuse d'apprendre à voir et de réfléchir sur ses propres perceptions.
Résumé : As-tu un coeur d'artichaut ? Le ciel est-il toujours bleu au-dessus des nuages ? Est-ce que toutes les larmes vont à la mer ? Qui naît en premier de l'oeuf ou la poule ? Es-tu déjà resté coincé après une grimace ? Penses-tu que les ogres ont la langue bleue ? Quel est ton déguisement préféré ? A partir de 4 ans.
Dès qu'il s'agit de porter un jugement sur l'art, l'activité créatrice ou ses oeuvres, nous semblons pris entre deux attitudes opposées. D'un côté, le jugement naïf qui veut n'écouter que son goût, de l'autre une forme de nihilisme qui invalide toute tentative de jugement. Serions-nous alors condamnés à l'abstention? Loin de céder à l'esprit doctrinaire ou de se résigner au silence, les auteurs de cet ouvrage ont remis sur le métier les concepts fondamentaux de la théorie du jugement esthétique et de la critique d'art au vu de l'art contemporain. Il s'agit donc bien d'un livre critique et d'un livre sur la critique, si tant est que par critique on entende le libre examen consistant à apprécier une oeuvre ou un sentiment comme une instance de médiation entre l'oeuvre et sa réception. Pour étudier l'application du jugement à l'art, trois aspects ont été retenus. D'abord une question de principe, le problème de la règle du jugement esthétique: où la trouver? sur quoi la fonder? comment l'admettre? à quoi l'appliquer? faut-il une ou plusieurs règles? faut-il même une règle? Ensuite le rapport entre la critique et la démocratie, entre un engagement personnel et la communauté des avis, entre l'un et le multiple, ce qui implique une interrogation sur le sens commun, sur la voix du plus grand nombre. Enfin, la critique d'art, ouverte à de nouvelles pratiques et de nouveaux champs artistiques. Cet ouvrage est destiné à toute personne intéressée par les débats sur l'art contemporain, et soucieuse de clarifier certaines notions fondamentales. En particulier les étudiants de philosophie de l'art, d'arts plastiques, d'histoire de l'art ou des beaux-arts y trouveront des analyses de référence.
Le kitsch, par-delà l'enjeu esthétique d'une affaire de goût ou de style, est un choix existentiel dans lequel un parvenu met toute son âme pour épater autrui. Cette âme est le coeur mis à l'ouvrage par une conscience morale en quête de bonheur plus que de vertu. La question est de comprendre cette âme de l'homme qui a opté pour le kitsch ou qui veut s'y fondre par une contrefaçon d'immortalité. Image de soi fixée à un temps de jeunesse radieuse, comme si l'instant joyeux réfractait toute l'éternité possible, comme si l'humain pouvait, dans l'ivresse d'une seconde, retrouver l'Eden d'un monde sans négativité où même les tragédies de l'histoire seraient maquillées de paillettes.
Toutes sortes d'images nous affectent au jour le jour: affiches, photographies, dessins, peintures, etc. Sous l'influence de leur effet esthétique ou cognitif immédiat nous prenons rarement le temps d'en examiner les origines, les présupposés, les sous-entendus. Le présent volume d'Images Analyses s'attache à déconstruire l'image par le biais d'études et d'exemples précis et variés. Déconstruire ne signifie certainement pas détruire, à la manière des iconoclastes, mais démonter un assemblage pour en faire apparaître de nouvelles couches de signification, mettre au jour un ordre d'établissement pour exposer les présupposés qui l'ont rendu possible et le rendent opératoire. Les textes qui suivent cherchent, chacun à sa manière, à détecter et comprendre, qui au regard d'une affiche, qui à l'examen d'une miniature, qui en observant une photographie, qui en commentant une bande dessinée, comment et pourquoi une image est traversée par une double résistance. Résistance des pouvoirs officiels à la parution ou même à l'existence d'une image réfractaire; résistance de cette image à une forme dont elle emprunte la règle pour la sous-tendre d'un autre système de codes. Mais il ne suffit pas de constater qu'une image est la mauvaise conscience de son temps, voire l'inconscient de son époque. Encore faut-il faire paraître ses différents régimes, si tant est que nous puissions entendre ce terme de régime dans sa polysémie politique, philosophique ou sémiotique. C'est ce à quoi s'attachent les présents chercheurs, venus de divers horizons de recherche (esthétique, histoire de l'art, iconographie, sémiotique), soucieux de donner crédit à des images ou des oeuvres pour leur rendre toute leur puissance d'insolite.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.