Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DECONSTRUIRE L IMAGE
GENIN
PUB SORBONNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859446635
Toutes sortes d'images nous affectent au jour le jour: affiches, photographies, dessins, peintures, etc. Sous l'influence de leur effet esthétique ou cognitif immédiat nous prenons rarement le temps d'en examiner les origines, les présupposés, les sous-entendus. Le présent volume d'Images Analyses s'attache à déconstruire l'image par le biais d'études et d'exemples précis et variés. Déconstruire ne signifie certainement pas détruire, à la manière des iconoclastes, mais démonter un assemblage pour en faire apparaître de nouvelles couches de signification, mettre au jour un ordre d'établissement pour exposer les présupposés qui l'ont rendu possible et le rendent opératoire. Les textes qui suivent cherchent, chacun à sa manière, à détecter et comprendre, qui au regard d'une affiche, qui à l'examen d'une miniature, qui en observant une photographie, qui en commentant une bande dessinée, comment et pourquoi une image est traversée par une double résistance. Résistance des pouvoirs officiels à la parution ou même à l'existence d'une image réfractaire; résistance de cette image à une forme dont elle emprunte la règle pour la sous-tendre d'un autre système de codes. Mais il ne suffit pas de constater qu'une image est la mauvaise conscience de son temps, voire l'inconscient de son époque. Encore faut-il faire paraître ses différents régimes, si tant est que nous puissions entendre ce terme de régime dans sa polysémie politique, philosophique ou sémiotique. C'est ce à quoi s'attachent les présents chercheurs, venus de divers horizons de recherche (esthétique, histoire de l'art, iconographie, sémiotique), soucieux de donner crédit à des images ou des oeuvres pour leur rendre toute leur puissance d'insolite.
Dès qu'il s'agit de porter un jugement sur l'art, l'activité créatrice ou ses oeuvres, nous semblons pris entre deux attitudes opposées. D'un côté, le jugement naïf qui veut n'écouter que son goût, de l'autre une forme de nihilisme qui invalide toute tentative de jugement. Serions-nous alors condamnés à l'abstention? Loin de céder à l'esprit doctrinaire ou de se résigner au silence, les auteurs de cet ouvrage ont remis sur le métier les concepts fondamentaux de la théorie du jugement esthétique et de la critique d'art au vu de l'art contemporain. Il s'agit donc bien d'un livre critique et d'un livre sur la critique, si tant est que par critique on entende le libre examen consistant à apprécier une oeuvre ou un sentiment comme une instance de médiation entre l'oeuvre et sa réception. Pour étudier l'application du jugement à l'art, trois aspects ont été retenus. D'abord une question de principe, le problème de la règle du jugement esthétique: où la trouver? sur quoi la fonder? comment l'admettre? à quoi l'appliquer? faut-il une ou plusieurs règles? faut-il même une règle? Ensuite le rapport entre la critique et la démocratie, entre un engagement personnel et la communauté des avis, entre l'un et le multiple, ce qui implique une interrogation sur le sens commun, sur la voix du plus grand nombre. Enfin, la critique d'art, ouverte à de nouvelles pratiques et de nouveaux champs artistiques. Cet ouvrage est destiné à toute personne intéressée par les débats sur l'art contemporain, et soucieuse de clarifier certaines notions fondamentales. En particulier les étudiants de philosophie de l'art, d'arts plastiques, d'histoire de l'art ou des beaux-arts y trouveront des analyses de référence.
Résumé : As-tu un coeur d'artichaut ? Le ciel est-il toujours bleu au-dessus des nuages ? Est-ce que toutes les larmes vont à la mer ? Qui naît en premier de l'oeuf ou la poule ? Es-tu déjà resté coincé après une grimace ? Penses-tu que les ogres ont la langue bleue ? Quel est ton déguisement préféré ? A partir de 4 ans.
Tout un chacun face à une image en cherche le sens. Mais comment savoir si on l'interprète avec justesse? L'esthétique, comme analyse des conditions de réception et d'appréciation des ?uvres d'art, peut-elle élucider ce qui fait sens? La question de méthode est donc préjudicielle à une analyse de l'image: comment faire apparaître un sens immanent à l'?uvre? Autrement dit, l'esthétique doit rompre avec le préjugé iconoclaste, venu du monothéisme comme du platonisme, pour admettre que le visuel a du sens, fait sens, est sens par lui-même. Le lecteur trouvera ici onze études sur des images diverses, examinées par des chercheurs d'horizons divers, tant géographiquement qu'intellectuellement. Une unité se dégage cependant: ne pas faire de l'image l'illustration accessoire d'une théorie préétablie, ayant par ailleurs sa cohérence et ses visées et dont le rapport à l'image serait occasionnel, mais dégager un sens inhérent à l'?uvre, quitte à accepter le risque de la contingence, de la particularité, de la non-systématicité. Dans cet ouvrage, chaque analyse est indépendante des autres. Leur ordonnancement les constitue pourtant en une série significative. Le lecteur pourra cheminer dans ce livre soit en suivant l'ordre des auteurs, la logique interne de cette succession lui apparaissant au fil de sa lecture, soit en progressant selon son goût, selon l'intérêt que suscitera en lui telle ou telle image. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs soucieux d'approfondir les méthodologies d'analyse, mais aussi à toute personne désireuse d'apprendre à voir et de réfléchir sur ses propres perceptions.
Résumé : Partir en pèlerinage à pied ou à vélo jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle est une expérience humaine, spirituelle et religieuse exceptionnelle. Pèlerin de Saint Jacques, lève-toi et marche ! est le fruit de l'expérience pèlerine de l'auteur et de dix années de travail résumées en un seul et unique volume. Il a lu près de 170 livres sur le sujet et de nombreuses citations choisies illustrent ses propos. Pèlerin de Medjugorje en 1984, de Rome et de Lisieux en 1985, l'auteur est aussi pèlerin de Compostelle et a parcouru divers Chemins de Saint-Jacques. Le Puy-en-Velay en 1993, le chemin suisse de Constance à Genève en 1995, le chemin d'Arles en 1997 et 1998, la Voie du Piémont pyrénéen jusqu'à Lourdes en 2004, Cluny - Le-Puy-en-Velay en 2005, Genève - Le Puy-en-Velay en 2006 ainsi que le Camino fiancés en 1990 et 2001. Cet essai a pour ambition - et il y parvient - de susciter l'envie de se mettre en route sur les Chemins de Saint-Jacques. Les pèlerins de Compostelle sont souvent des marcheurs de l'Absolu qui désirent vivre leur foi. Les Chemins de Saint-Jacques ont leur spiritualité propre que le pèlerin découvre et vit en cours de cheminement, ainsi qu'une fois rentré chez lui. C'est cette spiritualité-là que l'auteur a tenté de communiquer ici.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.