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Beckett, l'art du noeud-dire
Geneste Bruno
NOUV CHAMP LACA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782491126285
Beckett est un nom que notre époque ne saurait oublier. D'abord parce qu'il aura entrepris la plus grande opération de subversion de la littérature occidentale. Ensuite parce que la charge énigmatique de sa lettre poétique n'a de cesse d'apostropher l'existence pour la questionner. C'est principalement ce qu'il a en partage avec Lacan, dont le défrichage du dire occupe les psychanalystes, leur ouvrant des voies fécondes de traitement dans la clinique. Ici aussi, subversion au coeur de l'époque... Beckett, c'est avant tout une façon singulière de nouer l'existence à la jouissance d'un vivant, ce que Lacan appellera LOM. Beckett sera donc à ce titre un nom de sinthome de LOM... Mais ce ternaire suffirait-il si ne s'y introduisait le dire comme quatrième tension nouante ? Poursuivant un travail implacable et sans relâche, Beckett, pour vivre et faire scène rigoureuse au parlêtre, s'avançait dans la plus dense obscurité. Epris de logique, traquant la langue pour faire sonner l'os du dire, il écrivait à tâtons la singularité d'un nouage subjectif original... Lacan, au même moment, soutenait l'importance de savoir reconnaître un noeud borroméen dans le noir. Si Beckett est, comme l'avance son ami Cioran, un être-en-dehors, il intéresse par sa concision, par son miniminimitable, le singulier qui s'extrait de chaque cure psychanalytique. C'est l'enjeu de notre propos.
Résumé : Le Druide était chez les Celtes une figure respectée et protéiforme : un religieux, au sens étymologique du terme, qui détenait les clés magiques pour atteindre le Gwenwed (la plénitude) ; un sage, détenteur de la Connaissance, pesant sur les décisions royales ; un guérisseur, véritable pharmacien et aromathérapeute des temps anciens ; mais aussi un magicien qui, en puisant dans les énergies enfouies de l'univers, pouvait protéger son peuple ou, par ses imprécations, frapper de stupeur l'ennemi romain, contraint de faire volte-face. Au fil des pages, les auteurs nous embarquent dans un passionnant voyage initiatique au cours duquel nous abordons les rives sauvages des terres celtes, portant l'empreinte de ces éléments puissants qui ont nourri le druidisme : les lieux de passage entre le monde des vivants et celui des morts, la force de la nature, qu'il s'agisse des arbres ou des animaux, le mystère émanant des sanctuaires où des pierres levées relient la Terre au Ciel, les oghams (alphabet des arbres), le chaudron magique... Dans notre monde actuel et matérialiste, où tout va de plus en plus vite, cette forme de spiritualité à l'écoute des autres et de la nature ne peut que faire du bien.
Fragments, courtes proses poétiques, poèmes et chansons... composent cet ensemble tout entier dédié à Bob Dylan. Un véritable hymne à tous les vents (on peut bien ici mettre le pluriel) et au Prix Nobel de littérature 2016. Bob Dylan est vraiment partout présent, et pourtant il ne s'agit pas d'une biographie de plus. C'est en poète que Bruno Geneste habite le monde et qu'il nous dévoile, peu à peu, au fil des pages, en passant d'une langue à l'autre, ses propres secrets. Il perce avec ses mots à lui, ceux de la tribu des frères de la Côte, les mystères de la création, et nous entraîne presque tout naturellement dans le vent des passions du poète-chanteur. Voyage initiatique, sans doute. Voyage poétique, assurément. COMMENT ? La préface de Jean Azarel, pertinente et pleine de justesse, nous propose quelques clefs supplémentaires pour entrer dans cette oeuvre chorale qui prolonge geste du poète et nous inonde des ses lumières, poétiques et musicales. "Depuis plusieurs décennies, Bruno Geneste nous délivre le message d'une parole ciselée par le mouvement de la mer, la musique des vagues, l'éternité du sable. Un message de voyageur. De voyant. De parent proche consacré par les liens de l'eau et de l'air". Avec Bruno Geneste, du murmure au cri, il n'y a qu'un chant.
Avec l'intuition et le lyrisme qu'on lui connait mais également une approche aussi poétique que savante du surréalisme, Bruno Geneste entreprend, dans ce nouveau livre, d'explorer les "Hauts-Lieux" à la fois matériels et "immatériels" qui ont jalonné le parcours d'André Breton. De Saint-Cirq- Lapopie, où il disait avoir "cessé de se désirer ailleurs" et où j'ai eu, moi, le plaisir, avant les travaux de restauration de l'auberge des Mariniers dont il avait fait l'acquisition, de discuter avec quelques amis de l'esprit du surréalisme, comme je l'ai raconté ailleurs, dans la pièce même où il réunissait, l'été, ses compagnons et où flottait encore quelque chose, dans l'air, de sa présence pourtant déjà lointaine, de Saint-Cirq, donc, à sa chère Bretagne, de Nantes à Brocéliande et aux îles, en passant par le Rocher Percé, en Gaspésie, les réserves Hopis et Zunis ou la Casa Azul de Frida Kahlo, le Pic du Teide ou le gouffre d'Absalon. Dans " Les Hauts lieux d'André Breton " Bruno évoque la passion de Breton pour le celtisme, pour "l'Hermétisme alchimique" , pour la révolte anticoloniale et anticolonialiste, celle en particulier de ce "Noir qui est non seulement un Noir, mais tout l'homme" , Aimé Césaire... (extrait postface Patrick Lepetit)
Genette Gérard ; Cavillac Cécile ; Monfort Bruno ;
Gérard Genette La clé de Sancho Cécilia Cavillac Vraisemblance pragmatique et autorité fictionnelle Bruno Monfort Sherlock Holmes et le " plaisir de la non-histoire " Claudie Bernard Le roman historique, le roman d'aventures et la mort Jean Kaempfer Fers chauds, glaives froids Pierre Campion La catégorie de l'ennemi dans " Les liaisons dangereuses "
L'impérialisme de la Covid ne serait-il pas le retour dans le réel du Un unifiant des maîtres du "monde d'hier", qui permettait à chacun de marcher du même pas que les autres ? Voilà un autre signifiant maître, mondial celui-là et bien réel. Instant d'éveil. Les psychanalystes en furent interpellés, provoqués à penser l'évènement autant que ses répercussions sur leur pratique, convoqués aussi à prendre la mesure de leurs urgences propres dans la nouvelle conjoncture. D'où ces textes écrits sous Covid, comme on dirait sous LSD, pour répondre à l'événement.
Freud emploie le terme de "névrose infantile" pour désigner la période du complexe d'OEdipe. Lacan, lui, interroge très tôt l'usage de ce mythe et son interprétation. Il s'agit dans cet ouvrage de revisiter la "névrose infantile" avec le fil lacanien, et d'aborder les modalités contemporaines par lesquelles l'enfant est introduit dans les règles élémentaires du lien social.
La honte, remarquait Jacques Lacan, "on s'en est longtemps tu", car "ce n'est pas de cette chose dont on parle le plus aisément". Le long silence de la psychanalyse à l'endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s'opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd'hui consacrés. Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ? Jacques Lacan s'efforça d'y répondre à l'occasion d'une leçon de son séminaire L'Envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s'y bousculent, dont ce livre tente de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique autant que dans le lien social contemporain. A leur croisée, soulignons déjà la diagnostic établi dans ce Séminaire : il n'y a plus de honte, derrière quoi pourtant, "une honte de vivre" affecterait secrètement le sujet moderne. Et Lacan d'en conclure : "C'est ça, que découvre la psychanalyse". Il s'agira dans cet ouvrage d'en éclairer les raisons, mais aussi de faire valoir ici l'inédit de l'offre analytique. Soit, là où proteste le dire du sujet de la honte "Oh non ! ", qu'il soit rieur ou silencieux, permettre qu'advienne un savoir. N'est-ce pas là un pari de la psychanalyse ? Freud n'y aurait pas contrevenu, qui aura fait de l'association libre, la "promesse" de ne pas céder sur la honte, plutôt d'apprendre d'elle. Enfin, la réédition de cet ouvrage a été l'occasion d'ajouter un nouveau chapitre intitulé intitulé "La honte et le numérique". Ce que Jacques Lacan nommait déjà "le mouvement numérique", pour définir la bascule opérée par le discours scientifico-capitaliste, nous donne aussi l'occasion de réinterroger, depuis la psychanalyse, ce que devient la honte sur nos écrans aujourd'hui.
Transfert dit Freud, pour désigner le lien passionnel qui s'instaure entre un psychanalyste et celui ou celle qui s'analyse avec lui, et marquer qu'il s'établit par déplacement d'un autre lien. Le terme est aujourd'hui d'usage quasi commun, mais dans la psychanalyse il n'a cessé de faire question. Il a fallu Lacan pour que cet étrange amour s'éclaire comme amour véritable, mais subverti quand il s'adresse à un psychanalyste. Le cours que l'auteur lui a consacré suit méthodiquement le cheminement progressif par lequel Lacan l'a porté au "concept fondamental" de la psychanalyse. L'épisode du confinement ne l'a pas arrêté mais en a changé la forme à partir de mars 2020. C'est ce que cet ouvrage recueille.