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Le vent selon Bob Dylan
Geneste Bruno ; Azarel Jean
RUMEUR LIBRE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782355773495
Fragments, courtes proses poétiques, poèmes et chansons... composent cet ensemble tout entier dédié à Bob Dylan. Un véritable hymne à tous les vents (on peut bien ici mettre le pluriel) et au Prix Nobel de littérature 2016. Bob Dylan est vraiment partout présent, et pourtant il ne s'agit pas d'une biographie de plus. C'est en poète que Bruno Geneste habite le monde et qu'il nous dévoile, peu à peu, au fil des pages, en passant d'une langue à l'autre, ses propres secrets. Il perce avec ses mots à lui, ceux de la tribu des frères de la Côte, les mystères de la création, et nous entraîne presque tout naturellement dans le vent des passions du poète-chanteur. Voyage initiatique, sans doute. Voyage poétique, assurément. COMMENT ? La préface de Jean Azarel, pertinente et pleine de justesse, nous propose quelques clefs supplémentaires pour entrer dans cette oeuvre chorale qui prolonge geste du poète et nous inonde des ses lumières, poétiques et musicales. "Depuis plusieurs décennies, Bruno Geneste nous délivre le message d'une parole ciselée par le mouvement de la mer, la musique des vagues, l'éternité du sable. Un message de voyageur. De voyant. De parent proche consacré par les liens de l'eau et de l'air". Avec Bruno Geneste, du murmure au cri, il n'y a qu'un chant.
Avec l'intuition et le lyrisme qu'on lui connait mais également une approche aussi poétique que savante du surréalisme, Bruno Geneste entreprend, dans ce nouveau livre, d'explorer les "Hauts-Lieux" à la fois matériels et "immatériels" qui ont jalonné le parcours d'André Breton. De Saint-Cirq- Lapopie, où il disait avoir "cessé de se désirer ailleurs" et où j'ai eu, moi, le plaisir, avant les travaux de restauration de l'auberge des Mariniers dont il avait fait l'acquisition, de discuter avec quelques amis de l'esprit du surréalisme, comme je l'ai raconté ailleurs, dans la pièce même où il réunissait, l'été, ses compagnons et où flottait encore quelque chose, dans l'air, de sa présence pourtant déjà lointaine, de Saint-Cirq, donc, à sa chère Bretagne, de Nantes à Brocéliande et aux îles, en passant par le Rocher Percé, en Gaspésie, les réserves Hopis et Zunis ou la Casa Azul de Frida Kahlo, le Pic du Teide ou le gouffre d'Absalon. Dans " Les Hauts lieux d'André Breton " Bruno évoque la passion de Breton pour le celtisme, pour "l'Hermétisme alchimique" , pour la révolte anticoloniale et anticolonialiste, celle en particulier de ce "Noir qui est non seulement un Noir, mais tout l'homme" , Aimé Césaire... (extrait postface Patrick Lepetit)
Jean-Michel Geneste a été conservateur de la grotte de Lascaux et il a coordonné les recherches dans celle de Chauvet. Il parcourt également le monde - depuis la Dordogne jusqu'à la Colombie-Britannique, en passant par l'Australie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Altaï sur la trace des chasseurs-cueilleurs d'hier ou d'aujourd'hui, de leurs techniques et des arts rupestres dans leur splendeur et leur diversité. Il raconte ici ses recherches à Boris Valentin, professeur d'archéologie préhistorique, et tous deux échangent sur leur passion pour l'histoire très ancienne de l'humanité, pour de grands lointains qui leur sont devenus très proches. Une telle familiarité exige de pousser l'étude parfois jusqu'aux limites du perceptible. C'est un des émerveillements que ce livre veut faire partager.
Beckett est un nom que notre époque ne saurait oublier. D'abord parce qu'il aura entrepris la plus grande opération de subversion de la littérature occidentale. Ensuite parce que la charge énigmatique de sa lettre poétique n'a de cesse d'apostropher l'existence pour la questionner. C'est principalement ce qu'il a en partage avec Lacan, dont le défrichage du dire occupe les psychanalystes, leur ouvrant des voies fécondes de traitement dans la clinique. Ici aussi, subversion au coeur de l'époque... Beckett, c'est avant tout une façon singulière de nouer l'existence à la jouissance d'un vivant, ce que Lacan appellera LOM. Beckett sera donc à ce titre un nom de sinthome de LOM... Mais ce ternaire suffirait-il si ne s'y introduisait le dire comme quatrième tension nouante ? Poursuivant un travail implacable et sans relâche, Beckett, pour vivre et faire scène rigoureuse au parlêtre, s'avançait dans la plus dense obscurité. Epris de logique, traquant la langue pour faire sonner l'os du dire, il écrivait à tâtons la singularité d'un nouage subjectif original... Lacan, au même moment, soutenait l'importance de savoir reconnaître un noeud borroméen dans le noir. Si Beckett est, comme l'avance son ami Cioran, un être-en-dehors, il intéresse par sa concision, par son miniminimitable, le singulier qui s'extrait de chaque cure psychanalytique. C'est l'enjeu de notre propos.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.