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Exorcisme
Gébler Carlo
PHEBUS
21,50 €
Épuisé
EAN :9782859407155
A la sortie du livre en Angleterre, le critique Will Self n'hésita point à le saluer par ces mots : " Le meilleur roman historique que j'ai lu de ma vie ! " Même si Exorcisme n'est peut-être pas vraiment ce qu'on appelle chez nous un roman " historique ", il se fonde, c'est vrai, sur une réalité précisément datée : un fait divers qui, à la toute fin du siècle dernier, fit à peu près autant de bruit en Irlande que le procès d'Oscar Wilde, bien qu'ayant pour cadre un milieu tout différent... Le 22 mars 1895, on retrouve dans un village du comté de Tipperary le corps carbonisé d'une jeune paysanne, Bridget Cleary. L'enquête révèle vite ce que tout un chacun savait : victime d'un coup de froid, la belle Bridget a été " soignée " par le sorcier du coin, qui officie avec la bénédiction plus ou moins tacite de l'Eglise, elle aussi obsédée par les affaires du " Démon ". Et ce sont les siens, tous ceux qu'elle aime - son mari, sa tante, sa cousine - qui vont prêter la main, plusieurs jours durant, à cet exorcisme barbare, longue séance de torture pratiquée sur un corps réputé " impur ", à l'issue de quoi l'infortunée Bridget finira transformée en torche vivante, sous le regard horrifié et fasciné de témoins rendus complices. Carlo Gébler, Irlandais pur jus (il est le fils d'Edna O'Brien), largement acclamé outre-Manche, est encore peu traduit en français. Il a étudié avec soin le dossier de l'affaire qui l'occupe ici, mais c'est en romancier qu'il s'empare de son sujet et lui fait rendre gorge, dans un style précis et haletant qui ne nous épargne rien. On l'aura compris, nous sommes loin des conventions de la fiction " d'époque ". Très vite, nous nous trouvons être, nous aussi, les contemporains de Bridget et des siens, bientôt témoins, complices à notre tour... Car la lâcheté humaine, qui trouve mille excuses pour s'accommoder du pire, est de tous les temps, et les gouffres autour desquels elle tourne s'ouvrent d'abord en nous.
Chronique d'un terrorisme irlandais mal connu: celui qui, vers le mitan du XIX e siècle, quelques années après la Grande Famine, ensanglanta l'île verte-et conduisit quelques centaines de milliers d'affamés de plus à gagner l'Amérique, terre de toutes les promesses. Thomas French se retrouve régisseur du domaine de Beaton, de riches Anglais installés en Irlande depuis le XVII e siècle. Un rôle difficile: il doit faire à la fois la chasse aux fermiers mauvais payeurs (souvent de pauvres bougres incapables de nourrir leur famille) et défendre ces derniers contre les membres d'une société secrète qui ne recule devant rien, "The Ribbonmen'. Tim Traynor, un jeune gars, tente d'échapper à la fatalité qui semble s'acharner sur les habitants du comté. Il se voit pourtant refuser la main de sa bonne amie Kitty. On deviendrait Ribbonman pour moins que ça. Tim, se trouve contraint de faire comme tant d"autres avant lui, de prendre la mer pour l'Amérique...en persuadant Kitty de l'accompagner.
La poésie est parfois mielleuse, douce, elle peut attendrir ou soigner. Ici, elle est vitale, décisive, parce qu'elle vient vous montrer ce qu'il vaudrait mieux ne pas voir, mais que vous savez tous, intuitivement. Ce recueil a l'intention de viser en pleine tête, mais son auteur connaît déjà la fin de l'histoire et il sait qu'il n'y aura que des dégâts collatéraux et des blessés que la vie s'acharnera à préserver. Il serait préférable de lire cet ouvrage en étant équipé de protections : vous allez traverser les torrents du quotidien et la banalité du désespoir. Il n'y aura pas d'arrêt ni de pause pipi. Prenez vos précautions.
Résumé : Ayant participé avec Jenny Aubry et John Bowlby à l'étude des carences de soins maternels et créatrice du premier Centre de Guidance Infantile en province (1950), j'ai été sollicitée par l'oms pour évaluer la relation mère-enfant au cours du kwashiorkor. Mes premières questions ont été : pourquoi certains enfants développent-ils cette maladie, alors que tous ont la même alimentation, le même type d'éducation ? L'observation quotidienne du comportement des mères hospitalisées avec leurs enfants, les réactions de ces derniers m'ont amenée à découvrir que la malnutrition n'était pas la seule cause de cette maladie survenant après le sevrage. Mais que le vécu du nourrisson à travers une relation maternelle insécurisante en suscitait l'éclosion et la gravité ; que la thérapeutique devait largement tenir compte de ce facteur affectif. Le suivi des anciens petits malades ainsi que les psychothérapies qui ont pu être entreprises confirmèrent l'importance du vécu émotionnel. Le sevrage était ressenti comme un abandon lorsque les mères, pour des raisons qui leur étaient propres, n'avaient pas pu construire une relation sécurisante. Au Mozambique, en pleine guerre, dans un pays exsangue où la malnutrition était sévère pour tous, n'étaient atteints de kwashiorkor que les enfants dont le vécu douloureux des mères n'avait pas permis à celles-ci d'établir un lien d'amour chaleureux, épanouissant. C'est dire combien la renutrition seule est insuffisante et combien l'écoute et l'accompagnement des mères est capital.
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.