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L'abandonnisme en Afrique sud-saharienne
Geber Marcelle
PUF
20,29 €
Épuisé
EAN :9782130504573
Ayant participé avec Jenny Aubry et John Bowlby à l'étude des carences de soins maternels et créatrice du premier Centre de Guidance Infantile en province (1950), j'ai été sollicitée par l'oms pour évaluer la relation mère-enfant au cours du kwashiorkor. Mes premières questions ont été : pourquoi certains enfants développent-ils cette maladie, alors que tous ont la même alimentation, le même type d'éducation ? L'observation quotidienne du comportement des mères hospitalisées avec leurs enfants, les réactions de ces derniers m'ont amenée à découvrir que la malnutrition n'était pas la seule cause de cette maladie survenant après le sevrage. Mais que le vécu du nourrisson à travers une relation maternelle insécurisante en suscitait l'éclosion et la gravité ; que la thérapeutique devait largement tenir compte de ce facteur affectif. Le suivi des anciens petits malades ainsi que les psychothérapies qui ont pu être entreprises confirmèrent l'importance du vécu émotionnel. Le sevrage était ressenti comme un abandon lorsque les mères, pour des raisons qui leur étaient propres, n'avaient pas pu construire une relation sécurisante. Au Mozambique, en pleine guerre, dans un pays exsangue où la malnutrition était sévère pour tous, n'étaient atteints de kwashiorkor que les enfants dont le vécu douloureux des mères n'avait pas permis à celles-ci d'établir un lien d'amour chaleureux, épanouissant. C'est dire combien la renutrition seule est insuffisante et combien l'écoute et l'accompagnement des mères est capital.
Chargée par l'OMS d'étudier les répercussions de la malnutrition sur le développement intellectuel des enfants d'Afrique, l'auteur relate son expérience de près de quarante ans pendant lesquels elle a observé l'influence du maternage, de l'éducation dans différents milieux sociaux, de différentes ethnies, de différents pays.
L'histoire de la nouvelle aventured'Elsa et ses amis : Les Aurores Boréales, dans un beau format carré avec fer à dorer sur la couverture, des illustrations inédites et un texte dynamique !
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.