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Mystères et significations du temple maçonnique. 3e édition revue et augmentée
Geay Patrick
DERVY
18,71 €
En stock
EAN :9782844549648
Extrait de l'avant-proposÀ la fin des années soixante, Jean Baylot publia une importante enquête historique sur ce que l'on nomme toujours la "voie substituée", désignation parlante d'une sécularisation massive qui touche depuis trois siècles une partie de l'institution maçonnique. Fondée à l'origine sur une initiation de métier reliée aux mystères de la construction, la Franc-Maçonnerie avait, selon lui, été victime d'une sorte de récupération particulièrement grave de la part des courants progressistes et utopistes qui, en la noyautant, avaient complètement renversé le sens de plusieurs symboles tout en introduisant un certain nombre de concepts rigoureusement étrangers à l'Ordre, tels ceux d'évolution ou d'égalité, auxquels nous pourrions ajouter celui de tolérance, et dont la provenance est bien plutôt philosophique. La conséquence majeure de cette dangereuse déviation était, selon Jean Baylot, d'avoir dépossédé la Maçonnerie de son "contenu spécifique" essentiellement "mystique". Plusieurs mouvements en étaient responsables, celui des Illuminés de Bavière, du Carbonarisme ou encore l'idéologie paramaçonnique d'un Buonarrotti. Baylot avait cependant omis d'évoquer le courant andersonien, pourtant à l'origine de la Maçonnerie dite "moderne", et qui sur plusieurs points fondamentaux engagea l'Ordre dans une voie fermement dénoncée par Laurence Dermott et les Ancient Masons, tout au long du XVIIIe siècle. Certes, les fondateurs de la Grande Loge de Londres furent des croyants sincères et ils respectèrent jusqu'à un certain point les vieilles traditions médiévales. Cependant, ils n'en procédèrent pas moins à la déchristianisation de la Maçonnerie ou plutôt à sa "décatholicisation", inspirés qu'ils étaient par la Réforme protestante à laquelle ils adhéraient, mouvement qui se poursuivra d'ailleurs au-delà de l'acte d'Union de 1813 entre les "Anciens" et les "Modernes".Une volonté d""épuration"bien dans le goût des Lumières pour l'évacuation des mystères est aussi caractéristique de cette mouvance andersonienne visant probablement une"altération"des Old Charges et des rituels afin de minimiser leurs composantes ésotériques judéo-chrétiennes. S'il n'en avait pas été ainsi, les reproches que formula le catholique Dermott à l'encontre des"Modernes"eussent été injustifiés, ce qui ne fut pas le cas.Jean Baylot aurait donc dû remonter plus haut dans sa recherche des origines de la"Voie substituée", quitte à mettre en cause l'état d'esprit qui favorisa l'éclosion de la Grande Loge de 1717. Malgré la très grande complexité de l'histoire maçonnique, il importe en effet d'envisager toutes les étapes au cours desquelles l'institution dont il est question se modifia pour parvenir à la situation particulièrement contrastée qui est la sienne aujourd'hui.Car au problème de la laïcisation de la Maçonnerie sont venues s'ajouter d'autres difficultés plus redoutables en un sens et d'une certaine manière plus difficiles à déceler.Il reste relativement facile de démontrer à l'heure actuelle le fossé qui sépare l'acception rousseauiste de la liberté et de l'égalité d'une idée de libération par la Connaissance. De même, et nous y reviendrons, l'association entre le niveau, instrument d'architecture, et le concept d'égalité sociale, d'ailleurs caractéristique de l'iconographie révolutionnaire, pourra sembler injustifiée comme peut l'être la confusion entre la Lumière maçonnique et les lumières de la raison. Dans le même ordre d'idée, «l'acharnement à détruire toutes distinctions», si manifeste dans l'idéologie"fraternelle"des Sans-culottes, ne présente guère de similitude avec la fraternité initiatique fondée sur la révélation d'un secret."
L'auteur conçoit l'alternance comme un système interface entre l'école et le travail. L'Ecole de l'Alternance se veut la recherche d'un modèle pédagogique permettant de concilier une bonne formation professionnelle en entreprise et une culture générale suffisante en école pour que l'apprenti soit capable de continuer à apprendre et à se former tout au long de sa vie. La production de cette autonomie d'apprentissage suppose la réconciliation de l'apprenti avec l'école et donc une pédagogie spécifique dans le partage du pouvoir de former entre l'école et l'entreprise.
Geay Bertrand ; Willemez Laurent ; Béroud Sophie ;
Le rapport des forces politiques issu des dernières élections présidentielles n'est pas une fatalité. Les victoires remportées par la gauche de gauche, sur la scène électorale en 2005, comme dans l'arène sociale en 2006, ne sauraient être réduites à quelques soubresauts irrationnels et sans lendemain. Pour autant, il reste à comprendre ce qui s'est joué au cours des dernières années dans les rapports entre champ social et champ politique, et dans la politique elle-même. Cet ouvrage entend apporter sa contribution à une telle analyse. En mobilisant les résultats de recherches réalisées sur toute une série de terrains complémentaires, il s'agit de saisir le contexte dans lequel a émergé le projet d'un rassemblement de la gauche " anti-libérale ", la configuration des forces politiques concernées et les obstacles rencontrés dans la formation d'un tel rassemblement. Pour une gauche de gauche tente notamment de répondre à trois questions : d'abord le difficile " débouché " politique du mouvement social, ensuite les contraintes liées au fonctionnement du champ politique français aujourd'hui, enfin l'état des différentes organisations ayant de près ou de loin participé à la dynamique unitaire inachevée et les formes d'alliance et de concurrence qu'elles portent aujourd'hui.
La question du Sens et des clés de son interprétation revient au premier plan des interrogations actuelles. En témoignent des approches aussi différentes que la psychanalyse jungienne, l'épistémologie d'un G Bachelard, l'herméneutique de P Ricoeur ou la mythanalyse de G Durand. Toutes revendiquent d'ailleurs, chacune à sa manière, l'imaginaire et le symbole comme accès traditionnels au sacré qui donne sens. Toutefois, instruments privilégiés de la " Raison Hermétique ", imaginaire et symbole peuvent-ils conserver leur fonction médiatrice entre ciel et terre, tout en se transposant dans les catégories imposées par la philosophie contemporaine ? C'est le problème fondamental que traite Patrick Geay dans le présent ouvrage. Au terme d'une enquête historique serrée, il montre que, tributaire d'une évolution dominée par le rationalisme, la pensée occidentale a progressivement discrédité l'idée d'une métaphysique supra-rationnelle dont "l'image" constituait le miroir intelligible. Du nominalisme médiéval à l'esthétique de Hegel, en passant par Descartes, Kant ou la mystique de saint Jean de la Croix, l'auteur dévoile les effets d'une exclusion qui voue aujourd'hui l'Imaginal (H Corbin) à l'insignifiance, en lui conférant une autonomie toute psychologique et illusoire. La troisième partie de l'ouvrage expose les doctrines qui, au sein des trois religions monothéistes, pourraient inspirer le rétablissement du rôle traditionnel de l'image et du symbole dans la pensée occidentale moderne.
Geay Olivier ; Gozlan Martine ; Laval Michel ; Lef
Le 25 janvier 2017 s'ouvrait devant la justice de la République le procès d'un historien pour "délit de provocation à la discrimination, la haine, la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de l'appartenance à une religion déterminée". Qu'avait-il dit pour mériter cela ? Il avait évoqué, dans le feu d'un débat radiophonique, l'antisémitisme violent et banalisé, qui peut conduire au meurtre, véhiculé très tôt dans des familles de culture arabo-musulmane. Pour avoir osé dire cette réalité que l'actualité reflète avec toujours plus de dureté, il fut traîné devant les juges, calomnié, injurié. Derrière l'épreuve personnelle vécue par un intellectuel, c'est en fait le procès du réel qui eut lieu. Le déni du réel relatif à l'antisémitisme est ancien mais il prend aujourd'hui une forme inquiétante : la judiciarisation du débat d'idées. Et si la justice ne s'est pas laissée abuser et a prononcé la relaxe de Georges Bensoussan, ce procès, toutefois, en dit long sur les clivages français qui ont conduit certains idéologues à tenter d'instrumentaliser la justice pour décréter ce qu'il est convenu de penser et de dire, et quelle vérité il fallait taire. A l'instar d'autres procès intentés par les acteurs de l'islam politique, le procès contre Georges Bensoussan a illustré le mésusage de notre droit démocratique au nom d'un antiracisme dévoyé. Il a montré comment des propos peuvent être déformés et tronqués, pour accuser de racisme celui qui dit le réel. Ce procès avait pour objet, ni plus ni moins, que d'entretenir le déni de réalité sur l'antisémitisme d'origine arabo-musulmane, un déni dont les conséquences dépassent le sujet juif et concernent désormais l'identité démocratique de la France.
Ouvrant les travaux de la loge d'apprenti, le Vénérable Maître frappe un coup de maillet et dit : "Les Constitutions d'Anderson précisent que la Franc-Maçonnerie a été fondée pour réunir les hautes valeurs morales qui, sans elle, auraient continué de s'ignorer, et pour être le Centre de l'Union." Mais combien de frères présents ont un jour eu l'opportunité de lire les Constitutions d'Anderson ? Combien de frères ont encore eu l'occasion de compulser ce petit recueil ancien au titre curieux : La Maçonnerie disséquée ? Peu sans doute. Pourtant l'oeuvre de l'ancien vénérable Samuel Prichard, tout autant que celle du révérend James Anderson, mérite une lecture approfondie, source d'une meilleure connaissance des débuts de la Franc-Maçonnerie moderne, dite spéculative, découlant de traditions et de pratiques opératives dûment mentionnées. Curieux de nature et déterminé à connaître et comprendre ce dont on parle souvent sans savoir, l'auteur s'est plongé dans la lecture des éditions originales des deux ouvrages, pour en réaliser des traductions nouvelles conformes tout à la fois à la pensée et à l'écriture de leurs initiateurs.
Pour Jean-Michel Quillardet, être franc-maçon au XXIe siècle, c'est à la fois s'inscrire dans une histoire, dans un patrimoine intellectuel et à partir de cette tradition pouvoir participer au développement d'un projet de société, soit " le projet humaniste u. Il souhaite que la franc-maçonnerie soit la première force humaniste en France et ailleurs. Dans cette société qui se déshumanise, dans ce monde ou aujourd'hui encore se déroule sous nos yeux des crimes de masse, "le projet humaniste" s'inscrit dans la modernité. Etre franc-maçon au XXIe siècle, pour lui, c'est être une femme ou un homme engagé, quotidiennement dans le combat humaniste. La franc-maçonnerie a un certain nombre de valeurs et de principes qui constituent un avenir pour une société plus juste, plus fraternelle et plus humaine. Et dans cette société si disloquée, dans un temple, les frères d'origines et d'opinions diverses se réunissent pour tenter de trouver des chemins communs.
Fréquentés presque partout dans le monde par plusieurs millions de francs-maçons, les temples maçonniques constituent un patrimoine architectural et symbolique d'une extraordinaire richesse, mais qui reste malheureusement méconnu. Parfois, il est même menacé par la désaffection des loges, notamment dans les pays anglo-saxons. Cette étude constitue une première du genre puisqu'elle s'attaque aux différents aspects de ces édifices, aussi bien sur le plan symbolique que sur le plan architectural et social. Issus d'un modèle unique, qui trouve ses origines dans la légende d'Hiram et la figure du temple de Salomon à Jérusalem, les temples maçonniques s'adaptent selon les époques, les lieux et les cultures qui les ont produits, démontrant une extraordinaire diversité de formes, de styles et d'échelles. L'ouvrage décrit successivement le temple maçonnique en tant qu'objet symbolique, et le modèle architectural qui en est issu et tel qu'il se conforme avec la fixation des rituels au XVIIIe siècle, avant d'aborder l'architecture elle-même et ses différentes traductions selon les pays ou les époques. Il se termine avec un chapitre consacré à la position du temple maçonnique dans l'espace social et sa visibilité dans la ville, et à ce que cette position montre de la place de la franc-maçonnerie dans les sociétés où elle est acceptée.
L'apprenti, en étant initié, entre dans un univers de symboles qu'il s'agit pour lui de décrypter, avec son intelligence culture et sa sensibilité. Le Vade-mecum l'aider appréhender son vécu, de façon claire, tout en l'ordonnant par rapport au symbolisme profond de chaque moment de l'initiation. L'ensemble des symboles du grade décrit et des pistes d'interprétation en sont données, sans intellectualisme, mais en s'efforçant de donner des bases fondatrices, des pierres d'angle, sur lesquelles l'apprenti peut concevoir la "transformation de soi" à laquelle, l'initiation l'invite. Ouvrage pratique, le Vade-mecum de l'apprenti contient tous les éléments d'instruction nécessaires à une authentique auto-formation.
Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis", écrit Saint-Exupéry. Un Franc-Maçon vit une initiation qui modifie l'état de conscience ordinaire pour lui permettre de découvrir la grandeur de la Conscience, de passer de la dépendance à l'indépendance grâce à un travail sur soi. En taillant sa pierre brute, le Franc-Maçon tente de se libérer de ce qui aliène tout en prononçant un serment: "Je promets d'aimer mes Frères". Quel est cet amour? Quelle est cette fraternité? Quelle est la réalité de l'initiation maçonnique? La Franc-Maçonnerie, par son enseignement symbolique, peut-elle élever l'homme spirituellement et moralement en lui offrant un idéal de paix, d'amour et de fraternité?
Etrange symbole que ce "pavé mosaïque" présent sur le sol des temples de la Franc-Maçonnerie initiatique ! On s'est souvent contenté de dire que cette mosaïque, composée de carreaux noirs et blancs, évoquait le perpétuel combat du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. Le Franc-Maçon initié doit-il se contenter d'accepter cette réalité ou peut-il envisager un troisième terme, une conciliation des contraires ? Opposer l'esprit à la matière, l'univers à l'individu, la pensée à la main conduit à des séparations stériles. Le pavé mosaïque, riche d'enseignements géométriques issus de la tradition des bâtisseurs, offre un chemin de connaissance qui permet de percevoir le jeu des polarités et l'unité dont elles procèdent.
Pour beaucoup de peuples, la parole est la première manifestation divine à l'origine de la création. Le Verbe s'est fait chair et a mis de l'ordre dans le chaos. Mais dans le même temps, ce passage du non-manifesté au manifesté a conduit à la dispersion de la parole primordiale et finalement à sa perte. La rechercher et la retrouver parmi les éléments épars est un but essentiel de la quête maçonnique. Mais comment faire '.Où et comment chercher ? Et pour en faire quoi ? Explorant tous les aspects de la parole, de la plus profane à la plus sacrée, Sophie Perenne défriche les chemins à emprunter pour retrouver une parole riche de sens qui éveille et élargit l'âme, une parole de lumière qui émane du plus profond de soi pour s'adresser à ce qu'il y a de plus profond en l'autre, une parole de même nature que le logos créateur. La redécouverte de la puissance créatrice de la parole est la pierre de fondation d'une authentique fraternité universelle.
De l'Egypte ancienne à la Franc-Maçonnerie d'aujourd'hui, en passant par Babylone, la Crète, la Grèce, l'empire romain, le Moyen Age européen et ... Mozart, l'auteure traque les différentes manifestations de l'initiation féminine à travers le temps et l'espace. Elle dégage ainsi ses caractéristiques propres qui la rendent " non solubles " dans l'initiation masculine.