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Un intellectuel communiste illégitime, Roger Garaudy
Gauvin Didier J-F
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365122825
Avant même son ultime condamnation judiciaire, Roger Garaudy était pris au piège d'une notoriété négative depuis l'époque où, après son exclusion du PCF, il avait révélé un retour à Dieu bien fait pour le discréditer dans le champ intellectuel français. L'ancien philosophe du PCF poursuivait déjà une évolution atypique : après avoir atteint l'excellence comme intellectuel communiste en pleine Guerre froide, il devint, à la faveur de sa tentative de refondation théorique, un intellectuel thorézien adapté à la démarginalisation du PC dans le champ intellectuel des années 1960. Mais son autonomisation anti-stalinienne l'entraîna sur la pente hérétique, jusqu'à proposer une stratégie alternative à celle du Parti. Comment le philosophe officiel du PC, longtemps gardien de l'orthodoxie, a-t-il pu non seulement devenir l'homme du dialogue au sein du PCF mais aussi retrouver la foi en Dieu -jusqu'à épouser l'Islam-après son exclusion du mouvement communiste ?
La Réunion : mai 1975. L'auteur de ce livre et un groupe d'amis, constatant l'échec de l'alphabétisation en français, décident d'apprendre à lire et à écrire en créole à des travailleurs réunionnais. Les résultats dépassent les espérances. Cela amène Axel Gauvin à participer plus activement au débat sur le créole réunionnais. Ce livre est une contribution à ce débat. Après avoir rappelé les réponses données par les linguistes aux questions de leur ressort (le créole est une langue ; il peut tout exprimer), l'auteur examine les problèmes politiques et idéologiques. Le créole est aujourd'hui l'objet d'une répression qui conduit à une négociation de l'entité réunionnaise et se traduit par le maintien du peuple dans une situation de dominé. L'avenir du peuple réunionnais est directement lié à celui de sa langue. Pour une Réunion autonome dans le cadre de la République française, A. Gauvin montre que la seule solution envisageable est un bilinguisme véritable. Ce livre s'adresse non seulement aux Réunionnais, partisans du créole, mais aussi à tous les démocrates du pays. Il s'intéressera également à tous les créolophones du monde qui - sauf exception - n'ont pas encore droit aujourd'hui à leur langue. Il concerne enfin tous les anticolonialistes, car la lutte pour la langue réunionnaise est un aspect de la lutte anticoloniale à la Réunion.
Dans quelles circonstances le premier chef de gouvernement de la République gaullienne, le principal rédacteur de la Constitution de la V' République, est-il devenu en 1963 et ce pour un quart de siècle le député d'une île située à plus de 9 300 kilomètres de la Métropole. A l'heure du cinquantenaire de la départementalisation, répondre à cette question permet de mieux saisir le visage de la société réunionnaise de la fin du XXe siècle. La législature 1963-1967 marque en effet une brutale accélération vers la modernisation et la société de consommation, mouvement enclenché par la "mission civilisatrice" que Michel Debré a cherché à mener à la Réunion. Mais il reste surtout dans la mémoire collective réunionnaise la lutte implacable livrée par l'ancien Premier ministre contre toute velléité d'autonomie ou d'indépendance et, ce combat révèle, par-delà les affrontements politiques locaux, les enjeux considérables de la politique française outre-mer.
Comment rire(s) et sourire(s) s'inscrivent-ils dans la littérature latine du Moyen Age et de la Renaissance ? Les chercheurs latinistes européens qui ont contribué au présent ouvrage posent cette question un demi-siècle après la publication à Dijon d'un classique : l'Essai sur le rire et le sourire des Latins d'Eugène de Saint-Denis. Loin d'être confinée à un cercle restreint d'érudits, la littérature latine de ces époques est extrêmement variée. Elle est populaire et savante, scolaire et intellectuelle, théorique et ancrée dans la réalité. Elle couvre tous les genres et tous les tons. Le rire des Anciens, entre héritage et réinterprétation, a déterminé en partie le rire médiéval et renaissant, l'influençant par les oeuvres elles-mêmes comme par les textes théoriques. Mais clercs et humanistes ont su développer un rire qui leur est spécifique par ses enjeux, ses formes nouvelles, sa nature même, multiple et complexe. Ils ont aussi cherché à définir ce qu'étaient spécifiquement, pour leur temps, le rire et le sourire.
Une correspondance ... voilà ce que découvre Marie le jour de ses vingt ans. Des dizaines de lettres... avec à l'intérieur des instants de vie, mais pas n'importe quelle vie... celle d'un père, son père, et d'un oncle dont elle ignorait l'existence. Vingt ans... C'est à peine l'âge des deux frères quand ils se retrouvent séparés par un mur, un beau matin d'août 1961 au c?ur de Berlin. Ces mots griffonnés sont les derniers témoins d'un passé tragique ; pour que chacun se souvienne et que Marie découvre, enfin, qui elle est... Cette histoire est inspirée de l'album "Les aventures de Simon et Gunther" de Daniel Balavoine qui retrace en chansons la correspondance des deux frères.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.