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Michel Debré et l'île de la Réunion, 1959-1967
Gauvin Gilles
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738448347
Dans quelles circonstances le premier chef de gouvernement de la République gaullienne, le principal rédacteur de la Constitution de la V' République, est-il devenu en 1963 et ce pour un quart de siècle le député d'une île située à plus de 9 300 kilomètres de la Métropole. A l'heure du cinquantenaire de la départementalisation, répondre à cette question permet de mieux saisir le visage de la société réunionnaise de la fin du XXe siècle. La législature 1963-1967 marque en effet une brutale accélération vers la modernisation et la société de consommation, mouvement enclenché par la "mission civilisatrice" que Michel Debré a cherché à mener à la Réunion. Mais il reste surtout dans la mémoire collective réunionnaise la lutte implacable livrée par l'ancien Premier ministre contre toute velléité d'autonomie ou d'indépendance et, ce combat révèle, par-delà les affrontements politiques locaux, les enjeux considérables de la politique française outre-mer.
Dans les ouvrages de la collection contrôle continu vous trouverez: des résumés de cours, pour réviser rapidement; des exercices corrigés, variés et progressifs pour vous entraîner et tester vos connaissances; des problèmes avec résolution pour se préparer efficacement aux contrôles écrits de votre classe.
Les ouvrages traitant de l Esclavage nous ont habitué à des entrées chronologiques ou géographiques. Toute l originalité du présent ouvrage réside dans cette entrée alphabétique qui donne au lecteur l occasion de faire le point sur des thèmes rarement présents dans les ouvrages "tous public'.Le but avoué de l"Abécédaire"est d être un outil pour les enseignants et les élèves, qui du primaire au secondaire croiseront plusieurs fois dans les programmes scolaires le thème de l esclavage et des abolitions. Mais le plus souvent, cette douloureuse histoire est abordée rapidement, se limitant à l aspect économique du commerce triangulaire ou bien évoquée lors de l abolition de 1848, à laquelle on attache à juste titre le nom du républicain Victor Schoelcher. Se concentrant sur la traite du point de vie français, l ouvrage s ouvre largement sur la vie des victimes de ce crime contre l humanité, mettant en avant leur vie quotidienne et les luttes des esclaves pour la conquête de leurs libertés.L article"Révoltes"nous rappelle ainsi qu il y eut toujours une résistance à l esclavage, depuis la révolte des Karibs à l insurrection de Saint-Domingue en passant par le marronage et les communautés fondées par les esclaves en fuite. La traite ne transformait pas les hommes et les femmes en une marchandise soumise.L article"Femme', sans négliger la situation particulièrement désastreuse des esclaves de sexe féminin, insiste sur le rôle important qu elles jouèrent dans les révoltes et les différentes formes de résistance à l esclavage. Il évoque la figure de la mûlatresse Solitude (1772-1802) pendue pour s être opposée au décret de rétablissement de l esclavage par Bonaparte. On croise ainsi de belles figures de femmes comme Héva ou Niama à la Réunion, Louise à Madagascar.Vie quotidienne, Danses, Zombi, nous montrent que les hommes et les femmes déportés d Afrique, en conservant leur patrimoine culturel ont permi la naissance de cultures métissées particulières aux terres d esclavage.Insistant sur la déshumanisation que constitue l esclavage, l article "X (identité)" insiste sur cette "mort sociale" que constitue la perte du nom et la difficulté qu ont les anciens esclaves à retrouver une identité.La société esclavagiste n est pas non plus uniforme, comme le rappelle l article "Yabs'. La population blanche installée dans les colonies est multiple, des riches propriétaires de plantation (les Grands Blancs) à ceux qui ne possèdent que leur bras (les Petits Blancs), les Yabs comme les appelaient les réunionnais.L ouvrage serait incomplet si l on n y trouvait les articles classiques indispensables: Abolitions, Codes noirs, Esclavage, Idéologies, Toussaint Louverture, Productions, Schoelcher et Traite négrière, forts complets et qui permettent en quelques pages d évoquer les notions fondamentales sur ces thèmes.L iconographie abondante et originale est complétée en fin d ouvrage par une série de cartes concernant la traite européenne.Le vocabulaire simple mais non simpliste permet une approche facilitée et offre aux élèves un ouvrage accessible compte tenu du thème et des notions parfois complexe qu il aborde.Les annexes offrent des compléments et des pistes pour un approfondissement du thème. On y trouvera ainsi une chronologie qui met en parallèle, sur la période XVIè-XIXè siècle, les grands événements du monde et ceux qui concernent plus particulièrement l histoire de la traite négrière et de l esclavage.Une riche bibliographie vient clore cet ouvrage et offre aux enseignants de nombreuses pistes pour l exploitation pédagogique. --http://hist-geo.ac-rouen.fr/site/article.php3?id_article=5148 "
Comment rire(s) et sourire(s) s'inscrivent-ils dans la littérature latine du Moyen Age et de la Renaissance ? Les chercheurs latinistes européens qui ont contribué au présent ouvrage posent cette question un demi-siècle après la publication à Dijon d'un classique : l'Essai sur le rire et le sourire des Latins d'Eugène de Saint-Denis. Loin d'être confinée à un cercle restreint d'érudits, la littérature latine de ces époques est extrêmement variée. Elle est populaire et savante, scolaire et intellectuelle, théorique et ancrée dans la réalité. Elle couvre tous les genres et tous les tons. Le rire des Anciens, entre héritage et réinterprétation, a déterminé en partie le rire médiéval et renaissant, l'influençant par les oeuvres elles-mêmes comme par les textes théoriques. Mais clercs et humanistes ont su développer un rire qui leur est spécifique par ses enjeux, ses formes nouvelles, sa nature même, multiple et complexe. Ils ont aussi cherché à définir ce qu'étaient spécifiquement, pour leur temps, le rire et le sourire.
Bertile Wilfrid ; Eve Prosper ; Gauvin Gilles ; Vi
Résumé : Médiatisée depuis une dizaine d'années au travers de témoignages souvent poignants, l'histoire complexe et douloureuse des "enfants de la Creuse" est encore largement méconnue. Qui sont ces mineurs de La Réunion transplantés dans l'Hexagone entre 1963 et 1984 ? Selon quel processus ? Ont-ils été exploités par des fermiers de régions reculées ? Quelle est la responsabilité de l'Etat français ? Peut-on parler de déportation ? ... Autant de questions qui suscitent des débats passionnés et méritent un éclairage scientifique. C'est ce à quoi s'attachent ces quatre auteurs dans cet ouvrage issu d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives souvent inédites.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.