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Du créole opprimé au créole libéré. Défense de la langue réunionnaise
Gauvin Axel ; Calvet Louis-Jean
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782858020294
La Réunion : mai 1975. L'auteur de ce livre et un groupe d'amis, constatant l'échec de l'alphabétisation en français, décident d'apprendre à lire et à écrire en créole à des travailleurs réunionnais. Les résultats dépassent les espérances. Cela amène Axel Gauvin à participer plus activement au débat sur le créole réunionnais. Ce livre est une contribution à ce débat. Après avoir rappelé les réponses données par les linguistes aux questions de leur ressort (le créole est une langue ; il peut tout exprimer), l'auteur examine les problèmes politiques et idéologiques. Le créole est aujourd'hui l'objet d'une répression qui conduit à une négociation de l'entité réunionnaise et se traduit par le maintien du peuple dans une situation de dominé. L'avenir du peuple réunionnais est directement lié à celui de sa langue. Pour une Réunion autonome dans le cadre de la République française, A. Gauvin montre que la seule solution envisageable est un bilinguisme véritable. Ce livre s'adresse non seulement aux Réunionnais, partisans du créole, mais aussi à tous les démocrates du pays. Il s'intéressera également à tous les créolophones du monde qui - sauf exception - n'ont pas encore droit aujourd'hui à leur langue. Il concerne enfin tous les anticolonialistes, car la lutte pour la langue réunionnaise est un aspect de la lutte anticoloniale à la Réunion.
Je m'appelle Soubaya, j'ai quinze ans et je vis à La Réunion. Tamoul, seul Blanc parmi les Noirs, je suis le souffre-douleur de l'école. Mais le pire, c'est cette maudite cantine : chaque jour, la directrice sert du boeuf. Mes copains se bâfrent, ils vous goulupiatent le manger en moins de deux. C'est interdit par ma religion, je n'en mangerai pas ! Moi, j'ai surtout faim de Lina à la chevelure rouge piment... Né en 1944 à Saint-Denis, Axel Gauvin est un écrivain réunionnais. Défenseur de la culture réunionnaise, il écrit en créole et en français. Ses romans L'Aimé, Cravate et fils et Train fou sont disponibles aux éditions du Seuil. " Une langue inventive et pittoresque pour raconter les passions de l'enfance. " Libération
Sur la terre du Bon Dieu, le fait-noir était roi. La nouvelle lune se cachait derrière un nuage couleur sapote, et le sable noir avait perdu ses reflets verts. Quand la lune réussissait à percer, elle éclairait faiblement un grand champ de galets ronds et gluants de fines algues que la très basse mer découvrait. - Ticien! Ticien! Tonin, après chaque appel, buvait une gorgée de rhum et s'essuyait la bouche à la manche-paletot. - Ticien! Pas de réponse. Pourtant la lampe à pétrole éclairait par les trous de la tôle de la cuisine.
Une correspondance ... voilà ce que découvre Marie le jour de ses vingt ans. Des dizaines de lettres... avec à l'intérieur des instants de vie, mais pas n'importe quelle vie... celle d'un père, son père, et d'un oncle dont elle ignorait l'existence. Vingt ans... C'est à peine l'âge des deux frères quand ils se retrouvent séparés par un mur, un beau matin d'août 1961 au c?ur de Berlin. Ces mots griffonnés sont les derniers témoins d'un passé tragique ; pour que chacun se souvienne et que Marie découvre, enfin, qui elle est... Cette histoire est inspirée de l'album "Les aventures de Simon et Gunther" de Daniel Balavoine qui retrace en chansons la correspondance des deux frères.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.