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Moribondes
Gautier Pascale
JOELLE LOSFELD
5,10 €
Épuisé
EAN :9782070789559
Les sept jeunes femmes présentes dans ce recueil de nouvelles ont une certaine douceur angélique à laquelle viennent s'ajouter quelques envies suicidaires. Tout les ennuie. Alors elles prennent le train, regardent pousser les fleurs, peignent les chevaux en rose, tuent les moustiques, se jettent par la fenêtre, conduisent à 200 à l'heure, se noient, disparaissent tranquillement. Sans révolte, ni cri, les héroïnes de ces histoires posent un regard froid, inquiétant, sur un univers dans lequel jusque-là elles ont évolué et qui, peu à peu, a détruit en elles tout désir de persister vers un futur qu'elles pressentent aussi gris. La mort ainsi démystifiée procure un intense plaisir de lecture. Comment est-ce possible? C'est tout le talent de Pascale Gautier qui tire avec une habileté déconcertante les fils de ces suicides portés à la boutonnière.
Evitons d'abord de révéler l'identité du dénommé Mercredi. Parlons plutôt de cet été-là. Une canicule à vous rendre fou : le thermomètre en ville frôle les 48°. On sait qu'en ces occasions extrêmes les représentants de l'humaine espèce développent des ressources mal soupçonnables. Lors même que le gros du troupeau, mieux encore qu'à son ordinaire, cultive une scrupuleuse hébétude. Ainsi devrait-il en aller dans la famille Pompon, si César et Angèle n'avaient procréé la surprenante Amélie, dite Fatale ; de même chez les Papadiamantès, où dame Angélique a fait de son fils Ulysse, par elle adulé comme il n'est pas permis, ce virtuose d'une si rare espèce. Amélie dépense de grands talents à secouer son monde sous prétexte qu'il refuse de donner les fruits attendus ; quant à Ulysse, il ne cesse de progresser dans l'art de ne rien faire, l'un des plus difficiles qui soient. Bref, ces deux-là, la touffeur de jungle aidant - et la géométrie humaine -, vont se rencontrer ainsi qu'il est attendu, pour des aventures que nul ne songerait à attendre. Et tout finira, comme dans les contes, par un ballet bien propre à réjouir âmes naïves et esprits mal pensants., Les enfants de Queneau et de Marcel Aymé avaient paraît-il perdu le goût de la Fantaisie. Pascale Gautier rêve de nous réconcilier avec cette fée qui toujours sut cacher son jeu pour mieux prendre l'imprudent lecteur dans ses filets. Quant à Mercredi...
Léon et Hippolyte Duc sont les deux frères survivants de la famille Duc. Depuis des générations, c'est un fait, les femmes Duc accouchent d'une multitude de fils qui ont la détestable habitude de mourir en bas âge. Léon et Hippolyte, eux, grandissent. Ils héritent des rêves qui ont hanté leur père, le père de leur père, le père du père de leur père... Cela se passe au début du siècle, dans un pays magique et oublié. La famille Duc est pauvre mais orgueilleuse. Léon est le fils préféré de la mère. Hippolyte, plus mélancolique, est le fils aimé du père. Depuis leur naissance, les deux frères s'observent et se méfient l'un de l'autre. Ensemble, ils vivront pourtant le pire. Mais survivre ensemble au pire neveut pas dire que l'on ne reste pas ennemi...
«Dehors, c'est le sauna. Dedans, c'est le sauna. Le jour, c'est le sauna. La nuit, c'est le sauna. Hier, avant-hier, demain, après-demain, le sauna, encore le sauna, toujours le sauna.» Une canicule à faire fondre le bitume. Deux adolescents décidés à voler de leurs propres ailes. D'un côté Ulysse, fils adulé expert dans l'art de ne rien faire, flanqué de son perroquet Mercredi. De l'autre Amélie, jeune fille pleine d'audace et de ressources. Leur rencontre dans la jungle urbaine va faire des étincelles. Réjouissant remède à la morosité, Mercredi nous invite à voir le monde avec impertinence et légèreté.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.