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Mercredi
Gautier Pascale
PHEBUS
18,40 €
Épuisé
EAN :9782859406097
Evitons d'abord de révéler l'identité du dénommé Mercredi. Parlons plutôt de cet été-là. Une canicule à vous rendre fou : le thermomètre en ville frôle les 48°. On sait qu'en ces occasions extrêmes les représentants de l'humaine espèce développent des ressources mal soupçonnables. Lors même que le gros du troupeau, mieux encore qu'à son ordinaire, cultive une scrupuleuse hébétude. Ainsi devrait-il en aller dans la famille Pompon, si César et Angèle n'avaient procréé la surprenante Amélie, dite Fatale ; de même chez les Papadiamantès, où dame Angélique a fait de son fils Ulysse, par elle adulé comme il n'est pas permis, ce virtuose d'une si rare espèce. Amélie dépense de grands talents à secouer son monde sous prétexte qu'il refuse de donner les fruits attendus ; quant à Ulysse, il ne cesse de progresser dans l'art de ne rien faire, l'un des plus difficiles qui soient. Bref, ces deux-là, la touffeur de jungle aidant - et la géométrie humaine -, vont se rencontrer ainsi qu'il est attendu, pour des aventures que nul ne songerait à attendre. Et tout finira, comme dans les contes, par un ballet bien propre à réjouir âmes naïves et esprits mal pensants., Les enfants de Queneau et de Marcel Aymé avaient paraît-il perdu le goût de la Fantaisie. Pascale Gautier rêve de nous réconcilier avec cette fée qui toujours sut cacher son jeu pour mieux prendre l'imprudent lecteur dans ses filets. Quant à Mercredi...
Léon et Hippolyte Duc sont les deux frères survivants de la famille Duc. Depuis des générations, c'est un fait, les femmes Duc accouchent d'une multitude de fils qui ont la détestable habitude de mourir en bas âge. Léon et Hippolyte, eux, grandissent. Ils héritent des rêves qui ont hanté leur père, le père de leur père, le père du père de leur père... Cela se passe au début du siècle, dans un pays magique et oublié. La famille Duc est pauvre mais orgueilleuse. Léon est le fils préféré de la mère. Hippolyte, plus mélancolique, est le fils aimé du père. Depuis leur naissance, les deux frères s'observent et se méfient l'un de l'autre. Ensemble, ils vivront pourtant le pire. Mais survivre ensemble au pire neveut pas dire que l'on ne reste pas ennemi...
Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect. Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu'elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n'est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez le coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à commenter les faits divers, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez, à s'offusquer de l'évolution des moeurs... Elles savent que le monde bouge, et qu'elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge? Aussi, l'arrivée de Nicole, une "jeunesse" qui entame tout juste sa retraite, et l'annonce d'une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. Ce nouveau roman de Pascale Gautier est irrésistible par sa fraîcheur, sa volonté de prendre avec humour le contre-pied de certaines idées reçues sur la vieillesse. On y retrouve avec délectation la causticité et la liberté de ton qui caractérisent ses précédents textes.
Monsieur Ploute est un honnête homme et habite la Résidence des Bégonias dans la lointaine banlieue. Tel un agent secret de l'inutile, il ?uvre incognito pour une mystérieuse Organisation. Son fils, Achille, cloîtré dans sa chambre, travaille, en douce, à se faire la malle. Marie-Augustine, chez les Ploute, s'occupe de l'intendance. Elle vient d'un lointain village et l'on ne saura pas comment, par miracle, elle a pu arriver dans cette histoire. Tout autour, le monde s'agite et la ville gronde. Ce sont de chaudes journées. Quelque chose est en train de se passer, il y a dans l'air cette fièvre inhabituelle qui va provoquer chez les principaux protagonistes une véritable révolution intérieure. Lâches, méchants et parfois d'une cruauté confinant au burlesque, les personnages, dans un fol accès de gaîté, rendent un vibrant hommage à la causticité toujours allègre de l'auteur.
Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect. Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu'elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n'est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez le coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à commenter les faits divers, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez, à s'offusquer de l'évolution des m?urs... Elles savent que le monde bouge, et qu'elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge ? Aussi, l'arrivée de Nicole, une «jeunesse» qui entame tout juste sa retraite, et l'annonce d'une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. La comédienne Caroline Beaune sert avec brio ce texte délicieusement caustique et irrésistible de fraîcheur.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....