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Fol accès de gaîté
Gautier Pascale
JOELLE LOSFELD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070787111
Monsieur Ploute est un honnête homme et habite la Résidence des Bégonias dans la lointaine banlieue. Tel un agent secret de l'inutile, il ?uvre incognito pour une mystérieuse Organisation. Son fils, Achille, cloîtré dans sa chambre, travaille, en douce, à se faire la malle. Marie-Augustine, chez les Ploute, s'occupe de l'intendance. Elle vient d'un lointain village et l'on ne saura pas comment, par miracle, elle a pu arriver dans cette histoire. Tout autour, le monde s'agite et la ville gronde. Ce sont de chaudes journées. Quelque chose est en train de se passer, il y a dans l'air cette fièvre inhabituelle qui va provoquer chez les principaux protagonistes une véritable révolution intérieure. Lâches, méchants et parfois d'une cruauté confinant au burlesque, les personnages, dans un fol accès de gaîté, rendent un vibrant hommage à la causticité toujours allègre de l'auteur.
Evitons d'abord de révéler l'identité du dénommé Mercredi. Parlons plutôt de cet été-là. Une canicule à vous rendre fou : le thermomètre en ville frôle les 48°. On sait qu'en ces occasions extrêmes les représentants de l'humaine espèce développent des ressources mal soupçonnables. Lors même que le gros du troupeau, mieux encore qu'à son ordinaire, cultive une scrupuleuse hébétude. Ainsi devrait-il en aller dans la famille Pompon, si César et Angèle n'avaient procréé la surprenante Amélie, dite Fatale ; de même chez les Papadiamantès, où dame Angélique a fait de son fils Ulysse, par elle adulé comme il n'est pas permis, ce virtuose d'une si rare espèce. Amélie dépense de grands talents à secouer son monde sous prétexte qu'il refuse de donner les fruits attendus ; quant à Ulysse, il ne cesse de progresser dans l'art de ne rien faire, l'un des plus difficiles qui soient. Bref, ces deux-là, la touffeur de jungle aidant - et la géométrie humaine -, vont se rencontrer ainsi qu'il est attendu, pour des aventures que nul ne songerait à attendre. Et tout finira, comme dans les contes, par un ballet bien propre à réjouir âmes naïves et esprits mal pensants., Les enfants de Queneau et de Marcel Aymé avaient paraît-il perdu le goût de la Fantaisie. Pascale Gautier rêve de nous réconcilier avec cette fée qui toujours sut cacher son jeu pour mieux prendre l'imprudent lecteur dans ses filets. Quant à Mercredi...
«Dehors, c'est le sauna. Dedans, c'est le sauna. Le jour, c'est le sauna. La nuit, c'est le sauna. Hier, avant-hier, demain, après-demain, le sauna, encore le sauna, toujours le sauna.» Une canicule à faire fondre le bitume. Deux adolescents décidés à voler de leurs propres ailes. D'un côté Ulysse, fils adulé expert dans l'art de ne rien faire, flanqué de son perroquet Mercredi. De l'autre Amélie, jeune fille pleine d'audace et de ressources. Leur rencontre dans la jungle urbaine va faire des étincelles. Réjouissant remède à la morosité, Mercredi nous invite à voir le monde avec impertinence et légèreté.
Résumé : José, retraité solitaire et endurci, vit devant la télé. Ferdinand, dont la vie sonne aussi mal au bureau que dans son univers familial, subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques qui le déteste. Auguste, la cinquantaine, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. Et Agnès, la quarantaine, toujours amoureuse d'hommes mariés, doit se rendre au chevet de sa mère qui agonise. Ses trois frères, des fardeaux qu'elle redoute, la supplient de venir à l'hôpital... Pascal Gautier exploite l'un de ses thèmes de prédilection, ancien comme l'histoire de l'humanité : la relation parents / enfants, souvent ingérable, mais qui fournit à l'écrivain une source d'inspiration inaltérable, caustique et tendre. Après l'immense succès du roman Les vieilles, La clef sous la porte est, au vu du titre, une suite logique ou plutôt une sorte de retour sur le passé. Les personnages, doués d'une certaine espérance, se débattent afin de ne pas perdre pied. Aussi arriveront-ils, chacun à sa façon, à mettre la clef sous la porte et à choisir la liberté.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.