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QU'EST-CE QUE ET POURQUOI L'ANALYSE? ESSAI DE DEFINITION
GARDIES
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711614868
L'étymologie du terme d'analyse suggère une remontée du procès déductif qui caractérise la synthèse, cette dernière étant aux yeux des Grecs la manière normale de conduire la démonstration d'un théorème ou la solution d'un problème. Mais derrière cette métaphore de la remontée se dissimulent ordinairement deux démarches radicalement différentes. Une première forme d'analyse, dont les mathématiques grecques gardent déjà des traces, même si les moyens scripturaires qu'imagineront les modernes leur permettront d'en généraliser l'usage, consiste effectivement à retourner la chaîne des présupposés de ce qu'on cherche à établir. Une toute autre forme d'analyse, qui n'apparaîtra qu'au XVIIème siècle, consistera à substituer, à la simple recherche des propriétés et relations de l'objet proprement arithmétique ou géométrique, la considération directe de certaines de ces propriétés ou relations, que les notations algébriques auront alors permis d'ériger en entités nouvelles, devenues comme indépendantes.
Résumé : Depuis sa naissance le cinéma raconte, jusqu'à devenir l'un des grands pourvoyeurs de récits des temps modernes. Il n'a cessé non plus, tout en lui faisant concurrence, d'emprunter à sa devancière, la littérature narrative, sujets et histoires en tous genres. Et cette relation masque parfois ce qui fait la singularité du récit filmique. Qu'est-ce que raconter avec ces images et des sons ? Il y a, certes, dans tout film narratif, des procédures, des dispositions, des stratégies qui ne lui appartiennent pas en propre, qui relèvent de la narrativité, mais le médium cinématographique a ses exigences, sa dimension expressive. Temps, espace, personnages, narration, focalisation, savoir spectatoriel : autant de thèmes qui permettent de cerner l'originalité d'un art du récit. Il a fait du cinéma, assurément, ce qu'il est convenu d'appeler le Septième art.
De nombreux mathématiciens ont affirmé que les objets dont ils traitaient n'étaient pas le produit de leur esprit, qu'ils existaient, comme existent les fleuves et les montagnes, les animaux et les plantes que peuvent rencontrer, découvrir, examiner l'explorateur, le géographe, le zoologiste ou le botaniste. Sur quelques exemples empruntés à l'histoire des mathématiques, depuis les Grecs jusqu'aux Modernes en passant par la tradition arabo-islamique et la Géométrie de Descartes, l'ouvrage s'attache à la question si les objets de la mathématique peuvent effectivement avoir un autre mode d'existence, que celui d'objets construits, élaborés par l'esprit du mathématicien. Un tel examen amène à reconsidérer la notion d'existence en tant que telle. Comment dire en effet si les objets de la mathématique existent par eux-mêmes sans s'interroger, sinon préalablement, du moins parallèlement sur ce que cette notion peut en l'occurrence signifier? Biographie de l'auteur Jean-Louis Gardies, né en 1925, a notamment enseigné le logique et la philosophie des sciences à l'Université de Nantes de 1967 à 1989.
Au long d'un siècle de production, le cinéma et le voyage se sont souvent croisés. Cet ouvrage, issu de deux colloques tenus à Aix-en-Provence, examine leurs relations, dans leur richesse et leur diversité. La route transforme ceux qui s'y affrontent : on verra d'abord comment Voyage et aventure intérieure se lient intimement. Des Imaginaires et des lieux spécifiques naissent des raisons et des modalités du voyage et imposent des Figures : rêve de départ, cheminement, aléas du déplacement, haltes, rencontres... que le cinéma déploie avec une grande liberté. Certains déplacements, enfin, pourront se lire comme Voyages métaphoriques. Au lecteur amoureux de cartes et de routes, d'images et de sons, bon vent parmi ces pages !
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.