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Le vieux Cévenol et l'enfant
Gardies André
ROUERGUE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782812604683
- Albert Thérond, Albert Thérond! Vous êtes réveillé? Vous m'entendez? Comment vous sentez-vous? Donnez-moi votre bras...Le docteur lui a pris le pouls, ensuite la tension.- Bon, c'est pas trop mal, vous vous en tirez plutôt bien... Vous savez qui je suis? Comment je m'appelle?D'une voix encore un peu ensommeillée, le patient a répondu:- Vous êtes le docteur, le docteur Bonnafous.- Parfait! Et vous savez où vous êtes?Albert Thérond s'est redressé, a regardé tout autour de lui, l'air étonné qu'on lui pose cette question:- Ben, dans mon lit, chez moi. Où voulez-vous que je sois? -Très bien. Je vois que vous avez repris vos esprits. Seulement, il y a une chose, que manifestement vous ignorez, c'est que vous avez une sacrée chance! La chance d'être ici, chez vous. Et cette chance, elle ne sera pas toujours là, monsieur Thérond, si vous continuez à boire comme ça. Qu'est-ce qui s'est passé hier, dans la nuit? Vous vous en souvenez?Plein de bonne volonté, l'homme alité fait manifestement de gros efforts pour extraire quelques images de sa mémoire:- J'étais au café... Je suis rentré. Il faisait nuit. On voyait mal sur la route. Ça tournait, ça tournait. Tout à coup il y a eu des phares devant moi, en pleine figure. J'ai donné un coup de volant à droite, puis il me semble... Je ne sais plus.- Eh bien! je vais vous le dire, moi: on vous a retrouvé quasiment évanoui, affalé sur le siège de votre voiture, la portière ouverte dans le froid. Et si vous êtes là dans votre chambre, si nous sommes tous les deux, ici, en train de parler, c'est grâce à votre voisin. Vous lui devez une fière chandelle. Sans lui, c'est pour le permis d'inhumer que je serais venu.- Comment ça? Qu'est-ce qu'il a encore fait le Bamboula?- Le Bamboula? Après un instant d'hésitation, le docteur Bonnafous a réagi d'un ton ferme: tout Bamboula qu'il est, comme vous dites, sachez que monsieur Cordât vous a tout bonnement sauvé la vie.Et devant la mimique d'incompréhension du rescapé, le docteur lui a raconté ce qu'il savait et que lui avait rapporté le voisin lui-même.Il faisait nuit quand ses derniers invités étaient partis de chez lui après la fête, un peu pompettes et plutôt gais; ça, ajouté au brouillard à couper au couteau, il fallait être prudent. Avec tous les virages, la route était mauvaise, avait-il insisté auprès des conducteurs. Promis, promis, ils feraient très attention. Mais mieux valait s'en assurer. Aussi, Cordât avait-il téléphoné à ses deux derniers invités pour vérifier qu'ils étaient bien rentrés. Un peu fatigant à cause du manque de visibilité, lui avaient-ils répondu l'un et l'autre, sinon tout s'était bien passé, à part la 2 CV du vieux. Oui, d'un peu plus, s'ils n'avaient pas klaxonné comme des sourds, tous les deux ils se la prenaient plein pot. Elle roulait complètement à gauche. Sûr que le chauffeur n'était pas net.
Faustin Juan est chargé par le Ministère de l'Agriculture de comprendre ce qu'il se passe dans un village des Hauts plateaux. Pourquoi toutes les instructions et circulaires se perdent-elles au milieu des genêts et des forêts ? Pourquoi toute la politique gouvernementale de modernisation agricole est-elle en échec ? Quand l'homme arrive au village, le lieu est désert. Tous ses habitants se trouvent aux champs, pour la fenaison. Il y découvre alors un pays de pauvreté, encore à l'ère du char et des boeufs, où l'on vit d'une polyculture de subsistance à peine suffisante. De surcroît, de bien singuliers événements s'y produisent. Faut-il voir derrière les empoisonnements et disparitions d'animaux le retour de la Bête – le monstre qui a semé l'épouvante dans le pays cent ans plus tôt ? S'agit-il de données à visées plus inquiétantes et plus douteuses ? Probablement tout autant que l'attirance de Faustin pour les très jeunes femmes...
Ce n'est pas par hasard que Jacques Torrant va séjourner au c?ur du Massif Central dans une ferme isolée en lisière de forêt où se cache une tourbière. Ce lieu perdu, en déshérence depuis une décennie, loué épisodiquement par l'administration des Ponts et Chaussées à quelque estivant en mal de solitude, lui évoque un être cher de son enfance, l'oncle Paul, disparu mystérieusement aux alentours. À propos de cette maison qu'on appelle " La Baraque du cheval noir " circulent quantité d'histoires, de rumeurs, d'intérêts dissimulés. Objet de l'attention sournoise des habitants des hameaux avoisinants, Jacques Torrant venu dans ce lieu pour écrire et plus secrètement pour comprendre les causes de la mort de son oncle, va faire une rencontre surprenante qui l'enflammera avant de l'amarrer à ce lieu inquiétant. Fantastique et sauvage, la nature de ce pays reculé déteint sur le caractère des habitants dont André Gardies décrit en connaisseur la cruauté et la méfiance séculaire vis-à-vis des étrangers.
Résumé : Depuis sa naissance le cinéma raconte, jusqu'à devenir l'un des grands pourvoyeurs de récits des temps modernes. Il n'a cessé non plus, tout en lui faisant concurrence, d'emprunter à sa devancière, la littérature narrative, sujets et histoires en tous genres. Et cette relation masque parfois ce qui fait la singularité du récit filmique. Qu'est-ce que raconter avec ces images et des sons ? Il y a, certes, dans tout film narratif, des procédures, des dispositions, des stratégies qui ne lui appartiennent pas en propre, qui relèvent de la narrativité, mais le médium cinématographique a ses exigences, sa dimension expressive. Temps, espace, personnages, narration, focalisation, savoir spectatoriel : autant de thèmes qui permettent de cerner l'originalité d'un art du récit. Il a fait du cinéma, assurément, ce qu'il est convenu d'appeler le Septième art.
A l'évidence le cinéma des salles, celui qui fait que le Cinématographe est devenu le 7e Art, est majoritairement narratif. Spectateur, je paye non pas seulement pour voir mais encore pour qu'on me raconte, plus précisément pour qu'on me donne des images, agencées de telle sorte qu'elles aient le charme de cette voix silencieuse qui s'élève dans la pénombre de la salle et qui raconte. Privilège a donc été accordé, par la théorie, à deux gestes essentiels : montrer, raconter. C'était oublier qu'ils ne sont pas de même nature : l'un est d'ordre du langage, l'autre de l'ordre du discours. Si l'un est nécessaire, l'autre est facultatif. Tout film peut donc user de la monstration à des fins autres que narratives : argumentatives, explicatives ou encore descriptives. C'est donc l'étude d'une forme filmique fort courante et pourtant quasi méconnue que ce livre entreprend : qu'est-ce que décrire à l'écran ? Quels en sont les fondements théoriques, les modes d'agencement et les enjeux esthétiques ? Dès lors le descriptif ne doit plus être pensé comme simple auxiliaire de la narration mais comme forme discursive singulière et suffisante.
Mina, une adolescente californienne, va pour la première fois en République dominicaine, le pays natal de son père. Son beau cousin Antonio, surpris qu'elle ne connaisse rien de l'histoire familiale, lui fait rencontrer Abela, une vieille dame délicieuse. De sa bouche, Mina découvre le destin tragique de sa grand-mère Minerva et de ses deux soeurs, qui ont osé tenir tête au dictateur de l'époque. Ce voyage va changer sa vie.Comme dans son précédent roman, Le garçon qui volait des avions, Élise Fontenaille nous raconte une incroyable histoire vraie. Celle de trois jeunes femmes au courage extraordinaire, célèbres en Amérique latine mais jusqu'à présent méconnues en France.C'est en hommage aux soeurs Mirabal que la journée du 25 novembre a été déclarée «journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes».Connaissez-vous l'origine du "25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes"?Après le succès du Garçon qui volait des avions, Élise Fontenaille nous raconte une autre histoire vraie, celle des soeurs Mirabal, en République dominicaine. Un conte d'aujourd'hui, plein de courage et de larmes!Pour la première fois, Mina, une adolescente californienne, se rend en République dominicaine, le pays natal de son père, invité par son beau cousin, Antonio. Ce dernier lui fait rencontrer sa grand-tante Abela, pour qu'elle lui raconte l'histoire familiale, car son père refuse d'en parler. Ce voyage va changer sa vie. De la bouche de la vieille dame, dans un jardin merveilleux qui était celui de ses arrières-grands-parents, Mina va découvrir l'histoire tragique de sa grand-mère Minerva et de ses deux soeurs, assassinées toutes les trois en 1960, sur ordre du dictateur de l'époque, Rafaël Trujillo. Dans Les trois soeurs et le dictateur, Élise Fontenaille raconte un conte cruel aux péripéties haletantes, où le monstre est un tyran sanguinolent amateur de jeunes filles, et les princesses de belles adolescentes au courage surprenant qui, fleurs de jasmin dans les cheveux, jouent leur vie aux dés. Les trois soeurs Mirabal sont des héroïnes très connues en Amérique latine, et la date de leur mort, le 25 novembre, est désormais le jour de lutte contre les violences faites aux femmes dans le monde entier.L'auteure du roman Le garçon qui volait des avions nous offre une nouvelle fois un roman nerveux et saisissant, inspiré de personnages réels hors normes.Née en 1960, Élise Fontenaille vit à Paris. Longtemps journaliste, elle se consacre aujourd'hui à l'écriture. Elle publie principalement ses romans jeunesse au Relations presse Rouergue. En littérature générale, elle édite chez Grasset, Stock et Calmann-Lévy.
Ils sont quatre, tassés dans un van, avec 2500 kilomètres de highway devant eux, depuis Vancouver jusqu'à Santa Fe. Il y a Mina, une petite brune mignonne qui photographie tout ce qu'elle voit. Moon, un grand Indien baraqué, le genre qui plaît aux filles. Blondie, une Chinoise teinte en blonde, comme Marilyn Monroe. Et Herb, qui a fui son ghetto de riches, les cendres de son grand-père sous le bras. Le van file au travers des forêts et des déserts. Un décor de western ou de road-movie, à part que c'est la vraie vie. Avec des rencontres, des rires, le souvenir des morts... et des coups de foudre! Biographie de l'auteur Née en 1960, Élise Fontenaille écrit des romans pour les adultes, dont le dernier, Unica (Livre de Poche), a reçu le Grand Prix de la SF 2008 et le Prix Rosny. Chasseur d'orages est son premier roman pour adolescents.
Résumé : Dernier vendredi avant les vacances de février, dans un collège de Marseille. Alors que rien ne l'annonçait, la communauté des élèves et des enseignants est victime d'un virus foudroyant. Au fur et à mesure de la journée, les morts se multiplient, le collège est mis en quarantaine, l'isolant du reste de la ville. Guillaume Guéraud nous offre, comme il sait si bien le faire, un livre-catastrophe hallucinant, à l'esthétique gore, comme les ados aiment.
Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam: depuis longtemps il a pris l habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu il est d exprimer sa souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir « libérer son sang » pour se sentir mieux. « Tant que je saigne, je suis vivant », dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même. Samy, à l inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s afficher ensemble au collège et tant pis si on les traite de « lopettes satanistes ». Résistant à la colère paternelle, Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s embrasser. L amour entre les deux garçons est si puissant qu on pourrait espérer qu il libère Dam de sa souffrance. Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du roman trouve enfin son explication: faire l amour pour la première fois... ou mourir. Résumer ce livre est une entreprise frustrante car il contient bien plus que ces mots clefs si tendance dans le roman ado: gothiques, homosexualité, scarifications. C est un roman exceptionnel par sa justesse d écriture, son émotion, et la fin vous laissera pantois. Pour l anecdote, l auteur n a envoyé ce livre à des éditeurs que parce qu une de ses amis l a forcée à le faire.... Elle ne croyait pas qu il puisse intéresser quelqu un!
Résumé : Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare ? Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances ?, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C'est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu'ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d'amour et d'amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l'été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu'à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l'harmonie perdue et la paix des saisons. Ce sont ces heures ardentes, celles d'une jeunesse bouleversée par la folie d'une époque, confiante dans l'amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l'authenticité des âmes et la force des souvenirs.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
A la question de sa mère : Quand vous serrerai-je tous sur mon coeur ? Manuel se répétait en lui-même le langage du vieux Chezal : "A la Noël aux prunes."" Après trente-sept années d'exil, Manuel et son épouse Rosa comprennent que le moment est enfin venu de revoir leur pays natal, où ils ont vécu des années heureuses. Avant l'ère franquiste. Mais Manuel ne reconnaît plus son village de Castille-et-León ; les lieux de son enfance se sont envolés. Il tente une expérience de professeur dans une école imprégnée de franquisme et prend conscience que ce n'est plus le pays "de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats". Alors où est leur pays ? Il est peut-être sur les flancs d'un volcan mort du Puy-de-Dôme, dans un coin de vigne sur lequel Manuel a bâti autrefois une maison de ses propres mains...
Maman dit qu'on est à nu, parce qu'il n'y a plus de murs pour nous protéger si les bougnoules arrivent. Papa répond qu'elle dit que des conneries, que les bougnoules sont pas encore là et que s'ils arrivent, il est armé jusqu'aux dents. Je rassure Maman en lui criant que moi aussi je tuerai les bougnoules s'ils arrivent pour la violer. - ; T'es mignon, Alex, mais tu n'as que 10 ans, mon grand. Tu pourras pas faire grand-chose. Alex vit dans un petit village du nord de la France avec sa mère et son père, un gendarme souvent en déplacement. C'est l'été, il s'ennuie. Que faire à part traîner dans la campagne et rêver aux nazis dont on parle avec fascination dans son entourage et qui l'impressionnent avec leurs costumes et leurs bottes brillantes ? Quand il rencontre Seb et Dady, deux gamins du coin, ses journées s'animent : à eux trois, ils décident de chasser le " bougnoule ". Mais ils ont beau errer dans le village, ils n'en trouvent pas et font les quatre cents coups pour passer le temps. Jusqu'à ce qu'une nouvelle famille s'installe dans le voisinage, avec un bébé adopté au Sénégal. Comment ? Une bougnoule ? Les villageois se mobilisent. Un été nazi, fortement inspiré de la réalité, expose à travers le regard d'un enfant le racisme banal que l'on peut rencontrer partout en France, jusque dans la ruralité profonde. Entre rires et perplexité glaçante, on en pénètre ainsi la dimension burlesque, qui confine à l'absurde.