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Cent jours après la floraison des lys
Gardette Xavier
CHAMBRE ECHOS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782913904538
Un goût de terre argilo-calcaire, une odeur de chemins vicinaux, de voies de petite communication et au fond coule une rivière qui ferme le passage. Le narrateur, de retour comme Ulysse dans le pays de ses aïeux, retrouve sa demeure et se fond dans un décor de prés, d arbres et d eaux, à l affût des traces inscrites dans ce paysage agreste. Au gré de notations bienveillantes ou caustiques, par petites touches, se dessine un portrait impressionniste et secret d une campagne vivante. Passent les saisons, les travaux et les jours, page après page ce carnet bruissant de surprises initie notre regard au charme de ces lieux. En contrepoint pourtant, un phénomène récurrent, étrange, une anomalie de circulation automobile, inquiète et lentement recouvre le voisinage d une ombre d incertitude... Si je ne bouge pas, c est aussi parce que je suis autrement préoccupé, et par une image étrange. Oublieux des flocons qui passent devant le carreau, je regarde sur l écran un cliché de Google Earth. De l espace intersidéral, figuré par une Terre bleue perdue dans le noir, allégorie du désespoir, je me suis approché virtuellement des toits de mes maisons qu un satellite espion a photographiés un beau jour d été sans nuage. Je suis comme un oiseau, un busard peut-être, immobile à 478 mètres d altitude. D une légère pression du majeur, je descends un peu, pour me trouver à hauteur du troisième étage d une tour Eiffel dont les piliers se trouveraient au niveau de la mer. Nous sommes le 17 juin 2004: c est écrit au bas de l écran. Dans le pré qui longe la rivière, derrière le lavoir, la fenaison est achevée. Je le vois à ce fond jaune orangé de la parcelle qui tranche sur le vert un peu gris, un peu grumeleux, des champs et des arbres, ceux-là rassemblés en une coulée moutonnante, trahissant le lit méandreux de la Noue. Des stries pâles ondulent sur le pré et forment un autre méandre, chemin régulier et tortueux qu a tracé la faucheuse.
Résumé : Journaliste à France Culture, Hervé Gardette anime chaque soir une émission de débat lorsque sa direction lui propose de tout abandonner pour tenir une chronique quotidienne sur l'écologie. "Une chronique sur l'écologie ? Mais pourquoi moi ? Qu'est ce que j'ai fait de mal ? ". Passés le déni et la stupeur, Hervé accepte et décide de s'immerger pleinement dans le sujet. Très vite, les questions se bousculent. Comment consommer ? Se déplacer ? S'informer ? Peut-on véritablement diminuer ses déchets ? D'où viennent les boites de conserve ? Qui a inventé le concept d'obsolescence programmée ? Qu'est ce que l'empreinte carbone ? La décroissance ? Le méthane ? La viande végétale est-elle un légume comme les autres ? Dans ce recueil aux allures de carnet de bord, Hervé Gardette revient, en gardant une distance critique, sur deux années d'apprentissage. Il dévoile, à travers une sélection de chroniques, ses réflexions, ses doutes et ses progrès, pointe du doigt les aberrations de l'époque et partage, avec enthousiasme et humour, ses découvertes.
Je suis averti, maintenant. Il me faut découvrir cet objet du passé, cet événement indicible caché sous le tapis de mon existence. Je sais que cette chose est indubitablement liée à la Plage, cette longue étendue sertie dans l'espace et dans le temps." Une semaine de vacances dans la tranquillité trompeuse de l'arrière-saison, une maison blanche proche de la Grande Plage, un tête-à-tête amoureux, l'écriture interrompue d'un livre sur Marie Mottley, femme de Tocqueville, Xavier Gardette nous invite dans l'intimité d'un couple dont la quiétude apparente recèle des surprises : infimes blessures, complicités anciennes, amnésies entêtantes. Que laisse-t-on derrière soi quand on aime ? C'est la question, in fine, que Xavier Gardette nous pose, dans un texte délicat et fort à la fois.
Bienvenue dans un quotidien où chaque seconde compte. Dès la première journée en blouse blanche, jusqu'aux nuits sans fin, en passant par les interventions SMUR au bord du précipice, ce livre vous plonge dans le parcours d'un jeune médecin urgentiste qui doit tout apprendre, tout encaisser et tout donner. Entre stress, tension, succès et échecs, ce récit lève le voile sur les moments intenses qui rythment la formation d'un médecin. A chaque intervention, chaque patient, l'urgentiste doit prendre des décisions vitales, parfois seul, souvent en première ligne. De la salle d'attente au "déchoc", de l'adrénaline du préhospitalier aux instants suspendus face à la mort, il partage ici les rouages d'une machine infernale, où la vie humaine reste la priorité absolue. Un témoignage brut et captivant qui expose les réalités et les émotions d'une vocation au service des autres. Pour les passionnés de médecine, les curieux du milieu hospitalier ou tout simplement ceux en quête d'histoires vraies, ce récit est une invitation à découvrir l'univers méconnu des urgences, raconté avec sincérité et humilité.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.
Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s)miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés. Il faut les classer : par vingt degrés de lassitude sud là où la sciure du mot par une délicate attention exprime son édifiante misère.
Consignant ses observations sur une vingtaine d'années entre les deux guerres, l'auteur empli d'attention et de bienveillance cultive ses ruches avec amour, tant pour le miel qu'elles lui donnent que pour la connaissance du sujet qu'il en rapporte, et le plaisir de nous le faire partager. Une bonne dose anthropomorphisme fait du récit un délicieux mélange de sagesse paysanne et d'observation érudite.
Deux enfants, deux "petites" peu pressées de grandir, saisies sur quelques saisons de sursis, "à l'abri des fracas du monde". On avance dans le récit comme dans un tableau de Chardin ou de Sisley : tout à la fois conte d'enfance composé par touches successives impressionnistes et journal d'adulte penché sur des scènes encore imprégnées de secret et dont les résonances évoquent Delvaux. Entrent en scène le jardin, la maison et ses dépendances, l'intendant et la grand-mère, les petites filles, le chien, les mères. Une évocation intemporelle de charmes mystérieux, un regard d'enfant implacable. "Les petites se perdaient parfois entre les choses qui font du bien et celles qui font du mal. De temps en temps elles se persiflaient des insultes au visage, l'oeil luisant. Elles se frappaient sur le bout des doigts pour se souvenir qu'elles étaient réveillées, dans le monde silencieux des verrières aux nervures de cuivre, dans la cabane sous le platane, dans la maison derrière le portail vert."