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ALORS, LE BON DIEU, C'EST FINI ?
Gardeil Pierre
AD SOLEM
24,70 €
Épuisé
EAN :9782940090457
La raréfaction des curés et la multiplication des découvertes prouvent-elles que le " Bon Dieu " est fini ? Cette expression vieillotte n'a-t-elle pas, au contraire, tout l'avenir pour elle ? Tandis que meurent les mauvais dieux, le bon est " celui qui vient ". Nous voyons sa bonté dans le salut qu'il nous apporte ; chemin faisant (et quel chemin ! ), il nous apprend tout sur nous-mêmes ! Serions-nous perdus, puis sauvés ? Pierre tâche d'en dire ici le pourquoi et le comment, à Irène qui va à la messe, à Thomas qui n'y va plus, et à Martial qui n'y alla jamais ! Tous trois en profitent pour le cribler de leurs questions ; qu'est-ce qu'un chrétien pourrait bien encore dire sur le sexe, la politique, la science... ? Et sur les miracles ? Et sur la Sainte Vierge ? Et sur la beauté ? Et sur le désespoir ? Cela nous vaut neuf entretiens où Pierre, vieux manieur de burettes, met parfois de l'eau dans son vin, et plus souvent du vin dans son eau. A boire d'un trait, ou à petites gorgées. Pierre Gardeil a été professeur de philosophie, puis directeur du lycée Saint-Jean de Lectoure, en Gascogne. Auteur de nombreux articles, notamment dans la Nouvelle Revue Théologique de Louvain, et dans les Saisons de Saint-Jean, il a publié en 1997 aux éditions Ad Solem un ouvrage sur l'eucharistie, Quinze regards sur le Corps livré, préfacé par René Girard. Pour élargir son propos, et répondre au voeu de nombreux anciens élèves, il propose ici de libres et familiers entretiens sur la foi.
On cherche du côté du mal, cela est constant. Quelle pauvreté ! Ai-je du bonheur à lire ? Aussitôt on me propose une " grille de lecture ", on met le texte sur le gril ; il en sort tout roussi, comme celui qui s'est frotté au diable. On suppose que l'étoffe de ce texte si bien tissé a des dessous affriolants: cochons, par exemple, ou cruels (mais la cochonnerie, louche par construction, n'est qu'une fiction de cruauté posée sur l'amour)... Le livre que voici est une leçon bien différente, qui prend le génie au mot, soit au pied de la lettre. Le bonheur d'écrire vient du souverain bien : seuls les bons sentiments font la bonne littérature. Les chefs d'œuvre parlent d'or, ou chantent juste : c'est tout un. Je voudrais dire ce que quelques-uns m'ont chanté. Leur éloquence n'est pas ajoutée après coup à l'information qu'ils contiendraient. Comme cette information éventuelle pourrait tenir en d'autres récipients, je dois croire que la beauté leur est fournie pour m'apprendre autre chose, qui précisément n'est pas chose : elle dit, cette beauté, ce qu'ignore la platitude la mieux instruite ; elle m'informe sur un lieu où les officines informatives n'ont pas de reporter ; en ce lieu, on est envoyé spécial de naissance : La Fontaine, Mozart, Katherine Mansfield... les veinards ! Ce qu'ils en rapportent - visiteurs immobiles du centre de la terre est dur comme roc, lumineux, vibratoire... inépuisable. De ces éclats souverains, j'ai tâché de faire une clarté territoriale. Il faut bien baliser la route où l'on avance. Or, nous y sommes précédés, voilà.
Résumé : Souvent, quand on est grand, on oublie comment c'était quand on était petits. Ou alors on n'a pas envie d'en parler. Souvent, quand on est petit, on a du mal à imaginer comment devenir grand ; on a l'impression que c'est trop difficile, qu'on n'y arrivera jamais. Et pourtant, si les grands osaient avouer aux petits leurs peurs d'enfant, partager avec eux leurs fous rires, ce qu'ils aimaient et ce qu'ils détestaient, et même leurs bêtisesâ- ça ferait du bien aux petits comme aux grands !
Le Jubilé et ses indulgences ! Gris-gris pour grands-mamans ? Pomme de discorde pour chrétiens des vieux âges ? Résurgence triomphaliste pour pape polonais ?... Ou fanfare de ciel joyeusement sonnée à l'orée du millénaire ? Intuition géniale d'une Eglise qui retrouve ses marques, et son expertise en humanité ? Monnaie d'argent du Souverain Pontife, lunaire dont le Soleil de justice fait la caution-or ? L'auteur apporte sa pierre afin de paver le chemin qui mène à Rome. Cela nous vaut quatre-vingts pages qu'on peut lire comme un seizième " regard sur le Corps livré ", la théologie des indulgences plongeant au cœur du mystère du salut. Le catholicisme reprend des couleurs, il restaure et réchauffe les errants, ne renvoie les mains vides aucun de ceux qui cherchent Jésus-Christ. A l'adorer, on commence à se comprendre soi-même, projet chimérique de la philosophie. Paul VI et Jean-Paul II ont déjà dit ces merveilles, de quelles profondes et touchantes voix ! L'auteur voudrait bien les faire lire. C'est pourquoi on trouvera aussi dans ce petit livre la Constitution apostolique de 1967, Indulgentiarum doctrina, puis la Bulle d'indiction du grand Jubilé de l'an 2000, suivie des Dispositions pour recevoir l'indulgence du jubilé.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.